QUELQUES NOUVELLES DE L’ASSOCIATION CVP

Hier se réunissait un groupe de discussion dont le sujet était : La victime face aux tiers – Le risque de la double peine. Merci à celles et ceux qui étaient présents pour leur confiance.
Merci surtout pour leur témoignages, faits à la fois de beaucoup d’émotions et de sincérité.
Face au constat commun, à savoir l’impossibilité d’être entendu(e) et compris(e), donc le sentiment de rejet constant et de mise à l’écart, une réflexion s’impose : avant d’essayer ou d’espérer être entendu(e) par qui que ce soit, il faut déjà se croire soi-même. Admettre cet état de victime dans lequel les comportements toxiques et la violence psychologique ont plongé. Accepter d’être en souffrance et accepter de chasser tant la culpabilité que la honte.
Si la reconnaissance par les tiers est indispensable car elle permet la réhabilitation et la reconnaissance de soi, une victime ne peut pas l’attendre de tous ceux qu’elle rencontre.
Si l’écoute et la compréhension ne viennent pas, le sentiment d’injustice perdure.
Il vaut mieux un interlocuteur, un seul… et quel qu’il soit, que risquer de se perdre à raconter son vécu, son passé douloureux, au risque de ne pas avoir de retour et d’aide. C’est à ce moment, au moment où le silence ou la défiance s’installent, que la double peine est la plus douloureuse.

Un autre constat : il n’est pas certain que l’écoute des professionnels soit satisfaisante. Hier, deux personnes présentes en faisaient le douloureux constat : l’absence de compréhension, et de ce fait la négation de la violence réelle et à venir, renforcent encore la souffrance, le mutisme, le sentiment de ne pas être, la volonté de s’effacer, voir de disparaître.
S’il est urgent de demander plus de formations pour les professionnels (magistrats, avocats, forces de police, personnel soignant…), il est nécessaire aussi de ne pas en attendre plus que ce que l’absence de formation permet : le doute face aux souffrances des victimes de violence psychologique. Mais il est encore plus difficile d’entendre, de la part d’un professionnel : « Si c’est si violent, pourquoi ne pas être parti(e) avant…? ».

Lors du groupe nous avons eu un témoignage très fort ; celui d’un adulte, enfant d’un parent toxique, interdit de repères, interdit de construction, interdit d’être. Un témoignage incisif sur sa vie, son parcours, les conséquences de cette violence et la descente aux enfers. Un témoignage dont il reste ceci, entre autres : « Mais je l’aime. C’est mon père. Je sais ce que j’ai vécu, mais je l’aime ».
Aimer ne veut pas dire accepter, ne veut pas dire pardonner. Aimer est encore un autre sentiment. Et l’on ne peut interdire à un enfant d’aimer son parent, d’autant plus quand il est conscient de qui est vraiment son parent.

Je souhaite partager avec vous ces mots reçus ce matin par une des participantes au groupe :

« Connaissez-vous ces paroles de Simone Weil qui, depuis plusieurs décennies, m’ont accompagnée ? Je pense qu’elles pourraient aider aussi beaucoup des personnes qui étaient chez vous hier après-midi.

« La sensibilité de l’innocent est comme du crime sensible. Le vrai crime n’est pas sensible. L’innocent qui souffre sait la vérité sur son bourreau, le bourreau ne la sait pas. Le mal que l’innocent sent en lui-même est dans son bourreau, mais il n’y est pas sensible. L’innocent ne peut connaître le mal que comme souffrance. Ce qui, dans le criminel, n’est pas sensible, c’est le crime. Ce qui, dans l’innocent, n’est pas sensible, c’est l’innocence.
(…) La pureté est absolument invulnérable en tant que pureté, en ce sens que nulle violence ne la rend moins pure. Mais elle est éminemment vulnérable en ce sens que toute atteinte du mal la fait souffrir, que tout péché qui la touche devient en elle souffrance. »
Simone Weil, La Pesanteur et la Grâce, Paris, Ed. Plon, 1948, pages 77 et 79. »

 

DATES À VENIR : 

Le 17 mai je suis invitée pour une conférence – débat ayant pour thème les violences psychologiques, et la rage narcissique, et le moment où « tout bascule ».
Cette conférence est organisée par Dominique Vibrac. Elle aura lieu au Baromaîtres, 24 rue Nicolaï, 75012 Paris, à 19h. Les inscriptions sont à faire auprès de Dominique Vibrac, au 06 08 64 18 10.

Le 21 mai, une journée consacrée aux violences psychologiques est organisée à Orléans.
J’animerai le matin (10h – 12h30) une conférence consacrée aux violences psychologiques, suivie l’après-midi d’un débat dont le thème est : les conséquences de la violence psychologique sur les enfants.
Réservation par mail à : conferencecvp@gmail.com
Tarifs :
Pour la journée entière : 10 €
Pour la conférence : 5 €
Pour le débat : 7 €

Le 27 mai, un après midi de formation est proposé à Boulogne Billancourt, de 14h à 18h.
Thème : Confiance en soi, estime de soi, amour de soi… Comment les retrouver, comment les ancrer ?
Cette formation se déroule en deux temps : un débat autour de la confiance en soi, de 14h à 15h30, puis des exercices pratiques, mises en situation, et partages, de 16h à 18h.
Informations et inscriptions auprès de : annelaurebuffet@gmail.com

Le 30 mai un groupe de discussion s réunit autour du sujet : Harcèlement au travail et burn out.
Ce groupe sera co animé par Michel Goussu, victime de harcèlement au travail, ayant connu le burn out, et qui out fait par de son expérience dans une auto fiction : Le poisson pourrit par la tête, aux éditions du Castor Astral.

Enfin, le 6 juin, un groupe de discussion se réunira.
Nous reprendrons les thèmes de cette année en partageant les expériences et témoignages de chacun, les constats, les évolutions des uns et des autres face à cette violence.

LA VICTIME FACE AUX TIERS – LE RISQUE DE LA DOUBLE PEINE

« Tu dois exagérer »
« Tu ne vivais quand même pas avec un monstre… »
« Tu devrais te prendre en main, faire quelque chose… C’est de l’histoire ancienne maintenant… »
« Arrête de ruminer… Tu nous fatigues à parler tout le temps de la même histoire… »
« L’important c’est que les enfants aillent bien ! »

Une victime de comportements toxiques sort de cette relation abîmée. Qu’elle soit enfant ou adulte, il lui manque des repères, des valeurs. Elle s’est construite avec de fausses croyances, avec des messages contraignants, et avec une interdiction de plus en plus forte de dire, de faire ou de penser. Que l’interdiction soit verbalisée ou non, il faut tenir compte du ressenti de cette victime.
De plus, la violence psychologique a entre autres particularités d’être insidieuse, sournoise, invisible aux yeux extérieurs. Elle se déroule en huis-clos, ce qui la rend encore plus violente pour la victime qui n’a rien de palpable, de concret, à présenter pour sa défense.

À l’issue d’une telle relation, la victime éprouve le besoin d’être comprise, soutenue. Et avant tout, réhabilitée. Disqualifiée en tant qu’être humain pendant des années, elle recherche entre autres à recouvrer cette part d’humanité essentielle dont elle a été privée en devenant l’objet de celui ou celle qui fut son bourreau.
Il lui est alors indispensable d’être entourée par ceux qui peuvent l’entendre.
Et indispensable également de pouvoir dire, d’en avoir la capacité, la compréhension et le champ lexical.

C’est face à ces difficultés entre autres qu’elle se retrouve, seule, à nouveau.

Permettre à une personne victime de se réapproprier son histoire, de lui donner un sens, de la rendre compréhensible et intelligible, est indispensable.
Aujourd’hui de nombreux professionnels (de la justice, du corps médical…) ne sont pas assez informés et ne savent pas recevoir la souffrance.
Parallèlement, les victimes ne savent pas ce qu’elles peuvent dire, ou taire parfois. Avant tout, elles ne savent pas se présenter… puisqu’elles ne savent plus qui elles sont.

Et, incomprises, elles sont condamnées une deuxième fois. C’est la double peine.

©Anne-Laure Buffet
annelaurebuffet@gmail.com

LES VIOLENCES PSYCHOLOGIQUES – CONFÉRENCE ET DÉBAT – ORLÉANS

Le jeudi 21 mai 2015,
une journée consacrée aux violences psychologiques,
à la Librairie Passion Culture, 45000, Orléans

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CONFÉRENCE DE 10H À 12H :
LES VIOLENCES PSYCHOLOGIQUES ET LEURS CONSÉQUENCES

suivie d’un

DÉBAT DE 14H30 À 17H30 :
LES CONSÉQUENCES SUR LES ENFANTS

 

Bulletin Inscription

Renseignements et inscription (obligatoire) auprès de conferencecvp@gmail.com

 

Tarifs :

Pour la journée entière : 10 €
Pour la conférence : 5 €
Pour le débat : 7 €

L’inscription et le règlement sont à adresser à l’ordre de l’association CVP

 

 

ECRASER ENCORE LES VICTIMES…

à qui s'adresser ?

Ce matin, il m’était proposé d’intervenir pendant « Le grand direct de la santé », sur une antenne de radio à forte écoute, sur un sujet bien précis, la paranoïa.

Avant l’émission, il était bien sûr convenu que je ne fais que porter la parole de victimes, de tant et tant de victimes de violence psychologique, qui, écrasées, dénigrées, critiquées et soupçonnées de manière permanente, finissent par douter de tout, se méfier de tout et tout le monde, de toute chose et de chaque instant. Je témoigne pour elles, en leurs noms, elles qui remises en cause à chaque instant sont tenues de rester dans un anonymat tout aussi indifférent que protecteur.

Mais il semble que cela n’était pas du goût de la psychologue en direct sur le plateau. Il eut sans doute fallu que je parle de ces victimes, avant tout de ces êtres humains, comme de véritables paranoïaques. De plus, la psychologue dont je ne donnerai pas ici le nom a bien sûr sauté sur le marronnier journalistique, évoquant instantanément les pervers narcissiques. Gloire à elle qui sans doute connaît parfaitement le sujet ! Gloire à elle qui refuse d’entendre une souffrance lorsqu’elle peut enfin s’exprimer ! Gloire à elle qui, alors que des millions d’auditeurs pouvaient recevoir un message, refuse d’en faire état ; refuse ce qui allait être dit : les victimes en souffrance et convaincues de devenir paranoïaques ne peuvent pas l’être.

Car la paranoïa est une véritable pathologie touchant un pourcentage plus que restreint de la population (2 à 3%). La paranoïa est une pathologie grave et pour laquelle le malade ne demande jamais de traitement. Tout simplement parce qu’il n’est pas malade (selon lui). Il est victime d’un grand complot. Mais il n’est pas malade. Tout simplement parce que la paranoïa atteint des personnes rigides, procédurières, sans sentiment, sans empathie.

Ce que les victimes ne sont pas.

Les victimes sont en souffrance de l’amour qu’elles ont donné, de l’attention qu’elles ont portée, de la vie qu’elles ont partagée
. Autant de choses bafouées et détruites.

Mesdames, messieurs les journalistes, soyez grand public. Soyez-le intelligemment. Ne rejetez pas la parole. Ne rejetez pas l’écoute. Ne restez pas assis derrière vos micros à parler de vous.

Commencez à parler vraiment d’elles, d’eux. De personnes qui ont le droit d’être reconnues et respectées.

Comme me l’a écrit une victime : Nier que les sujets étaient liés entre les victimes et les vrais paranoïaques, « c’est une nouvelle fois écraser les victimes ».

©Anne-Laure Buffet
annelaurebuffet@gmail.com

CLIVAGE – DÉFINITION

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Définition :
Le clivage est un mécanisme de défense fréquent chez les personnes atteintes de troubles de la personnalité. On le constate fréquemment chez les victimes de traumatismes ou de violences.
Cela consiste en une incapacité de percevoir en même temps les caractéristiques positives et négatives d’une personne, d’un événement ou d’un chose, incluant la perception de soi-même. Le clivage est le résultat d’une pensée dichotomique : tout est blanc ou tout est noir, tout est bon ou tout est mauvais (distorsion). C’est un mode de pensée primaire, évoluant vers un mode de pensée intégrée de l’enfance (trois mois) à l’âge adulte. C’est un mode de pensée excessif (pensée émotionnelle), un concentré d’une émotion intense, qui prend toute la place telle la rage, l’impuissance, l’exaltation, etc.. C’est une sorte de filtre qui a pour fonction la protection de la personne.

Origine :
Processus évolutif normal : Biologique (a. impulsivité; b. instabilité affective), Environnement (a. invalidation; b. imprévisibilité).

Buts du clivage:
Permettre des attachements. Permettre des séparations. Éviter certaines émotions difficilement tolérables (rejet, abandon, destruction).

Conséquences :

  • Alternance de visions contradictoires de soi, d’heure en heure, de jour en jour : idéalisation, dévalorisation, distorsions.
  • Incertitude par rapport au présent et au futur : incapacité de se projeter dans l’avenir.
  • Alternance de comportements contradictoires (qui sera perçu comme étant de la manipulation) selon que la personne se voit et voit les autres comme bons ou méchants, amis ou ennemis.
  • Relations interpersonnelles intenses, instables, exprimées par des ruptures fréquentes.
  • Alternance au niveau des émotions : colère – rage / affection – passion / impuissance – tristesse.

ET QUAND L’AUTRE PARAÎT…

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… Il est souvent trop tard.

Il n’est pas question ici de philosopher. Qui est l’autre ? Qui est mon autre ? Qui est cet autre, derrière l’autre…? Le sujet n’est pas là.

Concentrons-nous sur la personnalité manipulatrice. Telle Janus, elle a deux faces, ou deux visages. Celui qu’elle montre, et celui qu’elle dissimule. Celui que l’on est à même de voir, mieux encore de percevoir, et celui qui n’est que façade. Celui que l’on aime, et celui qui détruit.

La personnalité manipulatrice, toxique, n’exhibe que l’un des deux. L’affable, le séduisant, le charmeur, le tendre, le compréhensif. À l’écoute, et prêt à recevoir vos confidences. Toutes vos confidences. Pour mieux vous connaître. Pour mieux s’en nourrir. Pour ls transformer à volonté quand il en aura l’utilité. Pour inverser vos propos, en modifiant parfois simplement une virgule. Si l’on s’amuse, parfois, des jeux grammaticaux sur l’emplacement des virgules, et sur le sens des phrases, la personnalité toxique manipule les phrases et les tournures de style comme un acrobate de haut vol. Et Vol est bien adapté : il vous vole vos pensées sans que vous puissiez vous en rendre compte, il les aspire, les broie, et vous les renvoie, en vous accablant.

La personnalité toxique ne le fait pas tout de suite… Nombreuses sont les victimes qui disent – hurlent – Quelle idiote j’ai été ! Quel imbécile je fais ! Je suis faible, je suis nulle, j’aurais pu m’en rendre compte. À cela il ne m’est possible de leur apporter qu’une seule réponse : non.

Non, vous ne pouviez ni le voir ni le deviner. Non, vous n’êtes ni nul, ni faible, ni stupide, ni malade. Vous avez été séduit par l’essence même de cet individu qui aujourd’hui vous détruit, peu ou prou. Par son charme. Par sa séduction. Par cette générosité dont il s’est emparé, pour mieux vous convaincre qu’il était là, pour vous, uniquement pour vous. Parce que ce que vous êtes, même si vous l’oubliez, il en a un besoin vital. Il lui faut le posséder pour exister. Et uen fois qu’il le possède, il lui faut vous détruire, pour vous punir d’avoir existé.
C’est le cheminement trop classique, effroyablement classique, de l’emprise.

Et cette même personnalité qui reste si charmante, si agréable, si sympathique aux yeux de tous… Vous en cessez de vous remettre en cause face à cette ambivalence. Pourquoi ne serait-il (elle) monstrueux qu’avec vous ? S’il se comporte ainsi, c’est bien que vous l’avez cherché. Que vous le méritez. Chaque jour on vous le dit : « Ton mari est un homme bien, tu as de la chance. Ta femme est merveilleuse, c’est une mère parfaite… Tu exagères sans doute, tu es fatigué(e) en ce moment… »

Oui, vous êtes fatigué(e).
D’essayer de comprendre. D’essayer d’être à la hauteur de ses attentes, que vous ne comprenez pas. D’essuyer échecs et déceptions, reproches et mises à l’écart. Vous vous fatiguez, pourtant l’autre, lui, ne change pas. Il, elle, demeure le même aux yeux de tous.
Vous vous épuisez.
Si « tous » pensent la même chose, c’est que vous avez tort.
Pourtant, vous le sentez, ce visage inconnu de « tous ». Ce visage que vous en cherchez plus à décrire de peur que l’on vous rit au nez ou que l’on vous fuit. De peur de passer pour malade… vous l’entendez suffisamment ainsi. De peur, tout simplement. De cette peur à laquelle on est conduit lorsque la réalité, l’absolue réalité, nous échappe.

Alors, qui est cet autre ? Celui (celle) qui dissimule ses traits et ne les affiche que pour vous, ou celui (celle), écrasé(e) au fond de vous, rendu(e) muet et seul(e) face à sa culpabilité et ses souffrances ?

 

©Anne-Laure Buffet
annelaurebuffet@gmail.com

DES PROFESSIONNELS AU BANC DES ACCUSÉS

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Il y a maintenant plusieurs mois, je publiais sur ce blog « J’accuse ». Reprenant ainsi tant le mot que le célèbre article de Zola, les personnalités toxiques se retrouvaient au banc des accusés possiblement condamnés par un individu, et par la société.

J’oubliais cependant dans cet article une catégorie de personnalités toxiques : les professionnels.
Les médecins, les juristes, les magistrats, les avocats, les médiatiques et médiatisés.
Ceux qui font de la violence et des victimes un fond de commerce, se répandant ici ou là sur les actions et les combats qu’ils vont engager, sans s’y investir au-delà du chèque demandé une fois celui-ci encaissé.
Ceux qui lancent de grandes phrases, de grands discours, mais ne répondent plus au téléphone lorsque la victime, dans l’urgence et l’angoisse, appelle au secours. Appels qui résonnent dans le vide, qui restent sans réponse.
Ceux qui s’insurgent, tempêtent, manifestent, réveillant d’anciennes affaires parfois même sans le consentement des victimes elles-même ou de leurs proches, relançant ainsi leur réputation et leur notoriété mise à l’ombre quelques temps.
Ceux qui ont en carte de visite la souffrance des autres, un militantisme plus convaincant que convaincu, et une parole que peu d’actes soutiennent.

Lors des groupes de parole proposés par CVP, pendant les entretiens individuels, à l’accueil téléphonique, dans les mails reçus, bien trop nombreux pourtant sont ces professionnels qui ont été critiqués par des victimes peu ou pas comprises, mal soutenues, mal défendues, mal protégées, mal orientées.

Très récemment, les réseaux sociaux ont débordés de rumeurs, de bruissements, ou d’accusations plus ou moins directes dénonçant certains professionnels. Il n’est question de nourrir ni rumeur, ni bruit. Il n’est question de dénoncer nommément personne. Ainsi que déjà dit, l’association CVP cherche à accompagner au mieux les victimes qui s’adressent à elle, avec ses ressources, et ses possibilités. Indépendante, sans aucun engagement contractuel avec qui que ce soit, l’association CVP reçoit les plaintes et les angoisses de nombre de victimes.

Particulièrement en ce moment. Et lorsqu’un professionnel, revendiquant son implication juridique soit-disant active dans la défense et l’accompagnement des victimes, arguant tant de ses compétences que de sa « vocation », vient à manquer à sa parole et à son engagement, CVP ne peut que le constater et le déplorer. En cherchant à orienter ou réorienter au mieux les victimes.
CVP s’investit chaque jour dans l’écoute et l’accompagnement des victimes. Et se désole d’en recevoir tant et tant qui, déjà en grande détresse, subissant angoisse et pression quotidiennes, se sentent une fois de plus, très lourdement, dupées.