AVANT L’ÉTÉ…

Dictionary definition of the word hope.

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Samedi 6 juin 2015 se réunissait le dernier groupe de discussion avant l’été.
Les groupes et formations reprendront en septembre.
Merci à toutes celles et ceux qui nous ont fait confiance. Qui sont venu(e)s à un ou plusieurs groupes, chercher des réponses, des partages, des témoignages, une écoute. Merci et bravo à eux pour leur courage.
Courage, oui.
Car il n’est pas facile de s’exposer au regard des autres. De se livrer. De raconter une histoire, son histoire, douloureuse, violente, incompréhensible le plus souvent.
« Je ne savais pas ce qu’il pouvait arriver en venant ici… Le plus souvent, je ne suis pas entendue, pas comprise. Même les psychologues me disent que ce n’est pas possible. »

Au coeur du groupe de discussion, la honte s’efface. Ce que chacun(e) raconte, les mots utilisés, sont les mêmes. L’histoire semble se répéter. Au-delà des émotions les plus fortes, au-delà des larmes qui se laissent couler, il y a aussi les rires. « Toi aussi ? !… Ils sont donc tous pareils… »
Et puis, il y a le retour à soi. À l’humain, cet humain qu’une personnalité aux comportements toxiques a voulu utiliser et anéantir. Il y a le sentiment d’être – à nouveau – vivant. De devoir fournir des efforts qu’on ne peut estimer pour être à nouveau vivant. Pour parler. Lorsque la parole est interdite, lorsque la pensée est muselée pendant des mois, des années, une vie parfois, comment croire qu’elle puisse à nouveau exister et être reconnue ? Effort, car c’est aussi un effort physique. Celui de supporter le regard d’inconnus se posant sur soi, au risque d’être évalué(e) comme « malade »… Les victimes entendent si souvent de la part de leur agresseur qu’elles sont malades. Effort et douleur à entendre le son de sa propre voix. À se reconnaître dans  la parole d’un ou d’une autre.

Chaque histoire est la même. Toutes sont différentes. Le schéma manipulateur est toujours identique et la volonté destructrice a toujours le même but. Mais vous, vous victimes de ces comportements, vous êtes toutes différentes et jamais interchangeables. Vous avez votre vécu, vos ressentis, vos familles, vos passés, vos rencontres. Vous avez vos souffrances, toutes aussi violentes, jamais quantifiables. Toutes, inqualifiables. Vous avez ce sentiment en commun d’avoir été dépouillé(e) de vous-même, volé(e) et violé(e).
Pour la plupart, vous vous demandez pourquoi. Pour beaucoup, vous cherchez à être pardonné(e) d’une faute que l’on vous fait porter, imaginer, mais que vous n’avez pas commise.

À la fin de chaque groupe, malgré la souffrance partagée, et le constat d’une violence vécue meurtrière, vous avez le sourire. Une ombre parfois. Une ombre qui suffit, et qui promet.
Vous êtes vivant(e).

Les groupes de discussion reprendront après l’été. 
Les dates prévues sont : 
Samedi 12 septembre – Qu’est-ce qu’une victime de violence psychologique ?
Samedi 10 octobre – Les enfants victimes de violence psychologique
Samedi 7 novembre – La victime et les tiers
Samedi 5 décembre – Et après : la reconstruction

Informations, inscriptions : associationcvp@gmail.com

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QUELQUES NOUVELLES DE L’ASSOCIATION CVP

Hier se réunissait un groupe de discussion dont le sujet était : La victime face aux tiers – Le risque de la double peine. Merci à celles et ceux qui étaient présents pour leur confiance.
Merci surtout pour leur témoignages, faits à la fois de beaucoup d’émotions et de sincérité.
Face au constat commun, à savoir l’impossibilité d’être entendu(e) et compris(e), donc le sentiment de rejet constant et de mise à l’écart, une réflexion s’impose : avant d’essayer ou d’espérer être entendu(e) par qui que ce soit, il faut déjà se croire soi-même. Admettre cet état de victime dans lequel les comportements toxiques et la violence psychologique ont plongé. Accepter d’être en souffrance et accepter de chasser tant la culpabilité que la honte.
Si la reconnaissance par les tiers est indispensable car elle permet la réhabilitation et la reconnaissance de soi, une victime ne peut pas l’attendre de tous ceux qu’elle rencontre.
Si l’écoute et la compréhension ne viennent pas, le sentiment d’injustice perdure.
Il vaut mieux un interlocuteur, un seul… et quel qu’il soit, que risquer de se perdre à raconter son vécu, son passé douloureux, au risque de ne pas avoir de retour et d’aide. C’est à ce moment, au moment où le silence ou la défiance s’installent, que la double peine est la plus douloureuse.

Un autre constat : il n’est pas certain que l’écoute des professionnels soit satisfaisante. Hier, deux personnes présentes en faisaient le douloureux constat : l’absence de compréhension, et de ce fait la négation de la violence réelle et à venir, renforcent encore la souffrance, le mutisme, le sentiment de ne pas être, la volonté de s’effacer, voir de disparaître.
S’il est urgent de demander plus de formations pour les professionnels (magistrats, avocats, forces de police, personnel soignant…), il est nécessaire aussi de ne pas en attendre plus que ce que l’absence de formation permet : le doute face aux souffrances des victimes de violence psychologique. Mais il est encore plus difficile d’entendre, de la part d’un professionnel : « Si c’est si violent, pourquoi ne pas être parti(e) avant…? ».

Lors du groupe nous avons eu un témoignage très fort ; celui d’un adulte, enfant d’un parent toxique, interdit de repères, interdit de construction, interdit d’être. Un témoignage incisif sur sa vie, son parcours, les conséquences de cette violence et la descente aux enfers. Un témoignage dont il reste ceci, entre autres : « Mais je l’aime. C’est mon père. Je sais ce que j’ai vécu, mais je l’aime ».
Aimer ne veut pas dire accepter, ne veut pas dire pardonner. Aimer est encore un autre sentiment. Et l’on ne peut interdire à un enfant d’aimer son parent, d’autant plus quand il est conscient de qui est vraiment son parent.

Je souhaite partager avec vous ces mots reçus ce matin par une des participantes au groupe :

« Connaissez-vous ces paroles de Simone Weil qui, depuis plusieurs décennies, m’ont accompagnée ? Je pense qu’elles pourraient aider aussi beaucoup des personnes qui étaient chez vous hier après-midi.

« La sensibilité de l’innocent est comme du crime sensible. Le vrai crime n’est pas sensible. L’innocent qui souffre sait la vérité sur son bourreau, le bourreau ne la sait pas. Le mal que l’innocent sent en lui-même est dans son bourreau, mais il n’y est pas sensible. L’innocent ne peut connaître le mal que comme souffrance. Ce qui, dans le criminel, n’est pas sensible, c’est le crime. Ce qui, dans l’innocent, n’est pas sensible, c’est l’innocence.
(…) La pureté est absolument invulnérable en tant que pureté, en ce sens que nulle violence ne la rend moins pure. Mais elle est éminemment vulnérable en ce sens que toute atteinte du mal la fait souffrir, que tout péché qui la touche devient en elle souffrance. »
Simone Weil, La Pesanteur et la Grâce, Paris, Ed. Plon, 1948, pages 77 et 79. »

 

DATES À VENIR : 

Le 17 mai je suis invitée pour une conférence – débat ayant pour thème les violences psychologiques, et la rage narcissique, et le moment où « tout bascule ».
Cette conférence est organisée par Dominique Vibrac. Elle aura lieu au Baromaîtres, 24 rue Nicolaï, 75012 Paris, à 19h. Les inscriptions sont à faire auprès de Dominique Vibrac, au 06 08 64 18 10.

Le 21 mai, une journée consacrée aux violences psychologiques est organisée à Orléans.
J’animerai le matin (10h – 12h30) une conférence consacrée aux violences psychologiques, suivie l’après-midi d’un débat dont le thème est : les conséquences de la violence psychologique sur les enfants.
Réservation par mail à : conferencecvp@gmail.com
Tarifs :
Pour la journée entière : 10 €
Pour la conférence : 5 €
Pour le débat : 7 €

Le 27 mai, un après midi de formation est proposé à Boulogne Billancourt, de 14h à 18h.
Thème : Confiance en soi, estime de soi, amour de soi… Comment les retrouver, comment les ancrer ?
Cette formation se déroule en deux temps : un débat autour de la confiance en soi, de 14h à 15h30, puis des exercices pratiques, mises en situation, et partages, de 16h à 18h.
Informations et inscriptions auprès de : annelaurebuffet@gmail.com

Le 30 mai un groupe de discussion s réunit autour du sujet : Harcèlement au travail et burn out.
Ce groupe sera co animé par Michel Goussu, victime de harcèlement au travail, ayant connu le burn out, et qui out fait par de son expérience dans une auto fiction : Le poisson pourrit par la tête, aux éditions du Castor Astral.

Enfin, le 6 juin, un groupe de discussion se réunira.
Nous reprendrons les thèmes de cette année en partageant les expériences et témoignages de chacun, les constats, les évolutions des uns et des autres face à cette violence.

SOIRÉE DE L’ETRANGE DU DIMANCHE 17 MAI : « QUAND TOUT BASCULE…LA VIOLENCE PSYCHOLOGIQUE »

« QUAND TOUT BASCULE…LA VIOLENCE PSYCHOLOGIQUE »

« Les terreurs ne ressemblent pas aux bêtes qui les provoquent ».
Pascal Quignard, Sordissimes. 

Il s’agit de votre conjoint. De votre enfant. De votre voisin. Des personnes aimables, brillantes, dignes de confiance. Vous partagez leur quotidien, vous les connaissez parfaitement, vous ne craignez rien. Or, un jour, tout bascule. Cette personne prise de « rage narcissique » commet un massacre, une vraie boucherie. Et ne laisse personne derrière elle. C’est entre autres l’affaire Jean-Claude Romand. C’est tant d’autres, meurtriers sanguinaires et anonymes. Pourquoi « tout bascule » ? Qu’est-ce qui pousse un être humain à l’irréversible et à la monstruosité

Conférence organisée par Dominique Vibrac avec pour invitée Anne-Laure Buffet

AU Baromaîtres – 19h

inscriptions auprès de Dominique Vibrac : 0608641810

FORMATION : CONFIANCE EN SOI, ESTIME DE SOI, AMOUR DE SOI, 27 MAI 2015

Que ce soit issu de l’éducation reçue ou encore la conséquence d’une relation toxique, la confiance en soi peut être très fortement mise à mal, et de ce fait devenir un frein voir un empêchement tant à la réflexion qu’à l’action.
À l’issue de toute relation toxique, un travail de reconstruction, de « réparation », est indispensable afin de permettre à toute personne en souffrance de se retrouver, parfois de se trouver tout simplement, de faire connaissance avec elle-même, et pouvoir faire des choix et mener des actions librement et en accord avec ses propres valeurs.

La formation « Confiance en soi, estime de soi, amour de soi » a pour objectif de permettre aux participants de retrouver une synergie qui leur est propre et leur appartient, de redonner un sens à chaque action ou pensée, de générer de nouvelles motivations, de s’affranchir de croyances néfastes et de messages contraignants, reçus comme des entraves permanentes.
C’est apprendre à être, à faire et à penser.

Aussi, travailler sa confiance, c’est travailler sur soi 

  • Prendre conscience de ses atouts et les valoriser
  • Comprendre et accepter ses valeurs.
  • Reconnaître ses qualités.
  • Identifier ses limites et désamorcer ses barrières pour se faire confiance dans l’action.

 C’est aussi connaître et apprécier ses objectifs pour gagner en confiance et en efficacité 

  • Se fixer des objectifs atteignables et en mesurer la faisabilité avec objectivité. Savoir avancer par étapes.
  • Se faire confiance dans ses missions au quotidien et Envisager avec succès des situations difficiles / inhabituelles.
  • Oser accepter les challenges en dépassant ses freins pour rentrer dans l’action avec dynamisme, positiver, aller de l’avant…
  • Faire face aux échecs et savoir rebondir.

 C’est enfin identifier sa relation à l’autre et l’améliorer 

  • Accepter le regard des autres et faire face aux comportements qui perturbent (agressivité, passivité…).
  • Savoir se renforcer dans sa relation aux autres et Prendre du recul face aux critiques.
  • Formuler la critique positive et constructive pour créer de nouveaux moteurs.

Il s’agit donc de se découvrir ou se redécouvrir, et de se forger des clés personnelles, permettant de lever peu à peu des doutes, et d’assumer ses responsabilités en accord avec sa personnalité.

La formation proposée le 27 mai se déroulera en deux temps : 
– 14h – 15h30 : Approches théoriques des différentes notions et partages des connaissances et motivations entre les participants
-15h30 – 15h45 : pause
-15h45 – 17h30 : Exercices pratiques et mises en situation
– 17h30 – 18h : Réflexions sur ces exercices – conclusion

La formation est animée par Anne-Laure Buffet.
Un deuxième intervenant est prévu pour le 27 mai ; les informations concernant cet intervenant seront communiquées courant mai.

Pour en savoir plus, pour vous inscrire :
associationcvp@gmail.com

PRENONS SOIN DE NOUS… MÊME SI C’EST UN DÉBUT À 67 ANS

TÉMOIGNAGE – IL N’EST JAMAIS TROP TARD POUR RÉALISER, ET POUR PARTIR

Lorsque le harcèlement est effectué par un groupe, il s’agit de MOBBING et le mode STALKING est présent : email, verbal, menaçant, espionnage des faits et gestes.

Au début, c’était le harcèlement prodigué par un mari toxique. Il menaçait : « je ferai en sorte que les enfants ne te parlent plus. Elève-les, je complèterai leur éducation ». Ils ont grandi sous le toit parental et je me suis consacrée à eux. Je m’informais beaucoup pour qu’un jour ils ne souffrent pas du choix cornélien, maman ou papa ? C’est alors que le CIDFF m’a parlé du conflit de loyauté. J’évitais de tomber dans les provocations de « l’humanoïde » – c’est ainsi que je le surnommais.

Les enfants, devenus des hommes, diplômés, installés professionnellement, entourés de leur femme et de leurs enfants … je suis partie du foyer conjugal … ou diabolique (?). J’ai tout laissé : biens, liquidités … je suis partie.

Alors, le complément de l’éducation promis s’est poursuivi et amplifié. Mes enfants avaient sûrement de l’amour pour moi mais ils se sont dirigés vers le bel aspect du toxique, suivant ainsi leurs épouses ravies (dans les deux sens du terme) par le séducteur. Et du harcèlement au mobbing, il n’y a eu qu’un pas.

Conséquence du stress provoqué par ces appels téléphoniques venant de toutes parts, du toxiques et des manipulés intoxiqués : la perte d’un oeil pour thrombose maculaire et la perte du mécanisme de la marche – cerveau trop encombré par ces appels divers et variés fusant de toutes parts. La fréquence hebdomadaire était dense et ralayée par des agressions verbales à mon nouveau domicile.

Alors, entre-temps, j’ai eu la bonne idée de rencontrer le psychologue qui m’avait accompagnée dans la décision de divorcer. Hélas ! Quelque intoxiqué s’y était rendu aussi avant moi. Et lorsque j’ai commencé à parler, il m’a dit que je n’étais qu’un affabulatrice, citation qui faisait l’objet du harcèlement pour accompagner d’autre diagnostic incertain. Puis, prenant partie pour les harceleurs, et sachant que je souffrais du décès de ma mère, ce psychologue déclare :« Votre mère a préféré mourir que de vous revoir ». J’étais en overdose. J’ai cherché une association qui s’occupe des dérives psychothérapiques. Cela m’a soulagée de savoir que de tels incidents avaient lieu.

Mais oui, quelques « psy » dérivent, délirent, détruisent …

Comment dépasser tous ces méfaits qui peuvent venir de la famille, de l’entourage, de certains soignants ? En échangeant notre expérience, comme CVP nous le permet, en recevant des informations, des conseils de ceux qui savent vraiment.

 Merci à cette association d’exister.

Bravo à Eglantine Lhernaut pour son ouvrage, pour son témoignage. Merci d’avoir écrIt et parlé.

Petit Nota bene : si la famille, l’entourage, certains soignants se permettent de nous égratigner si fort c’est que notre apparence de victime a pu encourager ces faibles. Aussi, prenons soin de nous … même si c’est un début à 67 ans.

SUITE AU GROUPE DE PAROLE DU 15 MARS DERNIER

Suite au groupe de parole qui s’est réuni le 15 mars dernier, vous trouverez ci-dessous en version PDF la note rédigée relative à ce groupe;

Le prochain groupe de parole aura lieu le samedi 12 avril. 

Pour plus d’informations : associationcvp@gmail.com

NOTE : GROUPE DE PAROLE DU 15 MARS 2014

 

Cette note porte principalement sur les comportements et les risques incestuels dans la construction de la personnalité de l’enfant.

J’AI COMPRIS QUE JE NE VEUX PAS ME SUPPRIMER

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Témoignage reçu en consultation, porteur d’espoir et de « hâte de vivre »…
Je lis et relis votre article posté le 16.02.2014 « dites-moi, c’est bien un PN? » et m’y retrouve bien. J’ai lu également l’ouvrage « Les pervers narcissiques » de Jean-Charles Bouchoux. Plus encore que la compréhension (si possible soit-elle un jour) du comportement de cette personne qui m’a fait souffrir et qui m’a conduite à cette nécessité d’être à ce jour aidée, je suis dans la démarche de chercher à comprendre ce qui m’a conduite à accepter cette relation pendant ces quatre années …
Le témoignage publié sur le blog le 19.02.14. (1) est saisissant de réalité et de similitudes avec ce que j’ai pu vivre.
Je comprends à ce jour beaucoup de choses non pas sur lui, mais sur moi. A la question redondante « pourquoi moi, pourquoi ai-je permis cela, pourquoi suis-je dans une grande difficulté de reconstruction », je commence, grâce à vous, grâce à mes proches, grâce à la « violence » que je me fais chaque jour pour mettre une pierre après l’autre … je commence à comprendre …
Je pense avoir un degré de tolérance trop élevé à la violence quelle qu’elle soit. Mon côté « rebelle » et téméraire  vient du climat de violence dans lequel j’ai évolué plus petite. Les gifles de ma mère, les coups de mon père, les griffures et tirages de tignasse de ma soeur m’ont forgés une carapace extérieure qui m’a permis de montrer une femme qui n’a pas peur, voire qui, pour tenter de déstabiliser mes « agresseurs », est allée jusqu’à tendre avec arrogance l’autre joue quand je venais de m’en prendre une.
Quand je disais lors d’un entretien téléphonique « j’aurais préféré (si on peut préférer cela) les coups physiques de cette homme, j’en reste convaincue. Je n’avais pas pris à ce jour la mesure de ma ‘pseudo » capacité à gérer cette violence… car la violence des mots et des comportements que Mr a eu m’ont en fait « lobotomisée ». J’en conclue peut-être un peu rapidement je suis suis plus costaud face aux coups physiques car on y met de la glace, un pansement on peut « matérialiser » la « guérison » contrairement aux maux psychologiques.
Je connais pourtant mes limites, chaque fois que je tentais de les exprimer ou les faire respecter, tout le processus de culpabilisation et autres subterfuges m’ont été renvoyés tel un boomrang en plein visage. Je n’ai pas réalisé … Une baffe, un poing aurait été plus claires.
Je sais que une des tactiques adorées des MPN (si Mr en est un (politesse) … mais je n’ai plus de doute à ce jour) est l’identification projective … et donc … aujourd’hui j’essaie de me débarrasser de ces comportements qu’il m’a attribués : – tu es dépressive (mais aujourd’hui je le suis oui en effet)
– tu te victimise (oui …)
– tu n’es jamais satisfaite (oui en effet je ne peux l’être actuellement)
– tu es manipulatrice (oui je m’y suis essayée face à lui)
– tu es vindicative (oui, j’ai souvent une opinion et la revendique)
– tu utilises ton fils comme moyen de me faire souffrir (oui sans doute doit-il souffrir de l’absence de mon fils, mais il n’a pas su apprécié à sa juste valeur NOTRE présence dans sa vie (je dis NOTRE car à ce jour mon fils est indissociable de ma personne dans cette situation : j’estime qu’il est mauvais pour moi, il l’est davantage pour mon petit de x ans incapable de se prémunir des comportements de cette personne.)
J’ai coupé tout contact, avec cet homme, et chaque jour est une victoire, mais comment peut il être compliqué de couper avec un homme qui m’a fait tant de mal??? Une part de moi est masochiste? Le binôme névrosée que je suis et MPN qu’il est s’auto-alimente … mais pourtant je me bats, m’agite dans tous les sens, pleure, me mets dans des états d’une incroyable violence envers moi même … non pas parce qu’il me manque, mais pour me débarrasser de ce costume qu’il m’a fait porter … je sais que je ne suis pas tout cela et pourtant je dois me battre pour enlever cela de moi.
J’ai compris que je ne veux pas me supprimer, je veux que cette souffrance cesse et dans des moments de crise (doute, angoisse, etc) je me dis que vite vite vite pour arrêter d’avoir ces ressentis il me faudrait disparaître… et paradoxalement … j’ai hâte, mais hâte de VIVRE ou revivre loin de lui, loin de sa famille, loin des mensonges, loin des ses amis tous englués aussi dans ses délires … j’ai beaucoup d’amour et de tendresse à offrir et plus que d’en recevoir, j’ai envie d’en donner, d’une à mon enfant mais aussi à un homme qui appréciera de recevoir.
La vérité, ma vérité, c’est que dans cette relation j’ai donné, donné, donné … et non pas que je n’ai rien eu en retour (car il a su me couvrir de tendresse à certains moments) … lui n’a rien pris… je comprends que je ne pouvais me satisfaire d’une relation où je donne mon affection et mon amour à une personne qui ne peut pas l’accepter. Il en demandait toujours plus et plus j’essayais de donner, plus je m’épuisais car cela ne suffisait jamais.
Le plus beau dans une relation amoureuse, je crois, c’est de partager ces sentiments et savoir que sa moitié s’en ressent d’autant plus épanoui.
Plus je me suis engagée dans la relation, plus son comportement à dégénéré là où normalement le couple doit se solidifier et être épanoui.
Je réalise que DE TOUTE MANIÈRE tout ceci était voué à l’échec … juste je me disais que je n’aurais sans doute pas mieux?! Mieux que rien de sincère? Pas mieux que des tiraillements quotidiens entre mes valeurs, mes limites et les siennes?! Pffff quelle idiote ! Peut-être ai-je besoin de me dire cela mais question sentiments, sincérité et affectif il ne m’arrive pas à la cheville et même je vais être arrogante … c’est de la confiture donnée aux cochons … à un cochon!
Mais je suis aussi consciente qu’il est en souffrance et lui, le pape ou le voisin je ne supporte pas d’assister les bras ballants à la souffrance d’autrui… mais je rends mes armes… pour pouvoir être guidé, soutenu, aidé … d’abord faudrait-il le vouloir et ne pas dire « je vais bien tout va bien … c’est toi ma chère qui est malade ».
Je le laisse finalement face à sa vie, sa réalité telle qu’il a envie de se la dessiner … tout en ayant conscience qu’il refera du mal et que s’il ne trouve pas preneur rapidement il retournera ce mal contre lui même. Dans tous les cas loin de moi cet homme que je n’ai même jamais trouvé beau, qui semblait juste charismatique et qui ne l’est pas pour un sous… j’associe cette relation à un mirage…j’ai vu en lui ce que je voulais y voir et non pas ce qu’il était…
Là est un de mes point faible … ne plus manquer de lucidité et de voir en quelqu’un ce qu’on a envie d’y voir … mais ouvrir simplement les yeux… avant d’envisager quoi que ce soit…
À mercredi.
(1) Je crois être issue du premier cas : absence d’attachement.
Résultat, lutter depuis la petite enfance pour montrer et démontrer qu’on existe.
Rechercher à se faire remarquer pour se faire aimer ou apprécier.
Devenir perfectionniste en tous domaines pour y arriver.
Rechercher l’affection dans l’animal, parce que du côté humain, c’est plus difficile.
Et tout ça ? toujours ce manque d’amour qui nous fait passer pour un être éternellement insatisfait aux yeux des autres. Cette recherche d’amour et cette fragilité qui m’a fait tomber pieds et poings liés, la tête la première, dans les filets d’un PN.