Perversion

Le terme perversion est apparu en 1444 dans la langue française.

Il vient du latin : per-vertere, qui signifie :  retourner, renverser.  La traduction littérale serait en tournant ou par détournement (par contournementpar retournement), ou encore par la tournure.

C’est le changement du bien en mal, l’action de détourner quelque chose de sa vraie nature.

Aujourd’hui, dans un sens commun, il confère à un jugement moral.

En psychiatrie, le terme se réfère la plupart du temps à des conduites immorales ou amorales considérées comme déviantes.

En psychanalyse, il s’agit d’un mécanisme de défense, c’est-à-dire d’un phénomène psychique qui vise à éviter une souffrance interne, et qui utilise l’autre comme une chose, un instrument ou un support permettant d’extérioriser ce qui est considéré comme insoutenable ou déstructurant pour l’individu qui utilise un fonctionnement pervers afin de s’en prémunir. L’origine de cette utilisation destructrice de l’autre est théorisée comme un phénomène de projection des contradictions internes et des douleurs que l’individu refuse de ressentir.

 

 

3 réflexions sur “Perversion

  1. Merci ! Je trouve la définition donnée par la psychanalyse tout à fait pertinente. Surtout quand je comprends combien le poids du passé a pu déclencher la monstruosité de deux cas qui me sont proches.

    Est-il possible d’avoir des liens afin de pouvoir développer cette définition ?

    • Complément à cette définition : la perversion, au sens propre du terme, se manifeste par la volonté de jouir sans limite et d’utiliser l’autre selon son bon plaisir. Ses symptômes caractéristiques sont : un, l’absence totale d’empathie (il ne se soucie pas des sentiments ou de la souffrance de l’autre) ; deux, la tendance au passage à l’acte et à la transgression (il met un point d’honneur à obtenir immédiatement le statut social, l’être humain ou l’objet convoité). L’instrument majeur du pervers n’est pas le fouet, mais le langage, qu’il manie en virtuose pour persuader, tromper, railler, humilier, si bien d’ailleurs que nous, ses victimes, restons sans voix, car, avec lui, impossible de dialoguer.

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