TOUTES LES DATES DE RENCONTRES À PARTIR DE SEPTEMBRE 2015

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Sortir de l’emprise est un long processus au cours duquel il est nécessaire d’être accompagné individuellement, mais aussi de se sentir « porté », aidé, compris, entendu par un groupe. 

Dans ce cadre, CVP propose différents types de rencontres tout au long de l’année scolaire 2015 – 2016.
Un certain nombre de dates sont déjà indiquées ci-dessous.
Pour toute information : associationcvp@gmail.com

 

LES GROUPES DE DISCUSSION : 

Les groupes de discussion se réunissent le samedi, une fois par mois, à Boulogne Billancourt.

Ils s’adressent à un public de 15 personnes maximum.

Il est possible de venir à un seul groupe ou de s’inscrire pour plusieurs groupes.

L’accueil est à 14h45, le groupe commence à 15h et se finit aux alentours de 18h.

  1. – Samedi 12 septembre : Qu’est-ce qu’une victime de violence ?
  2. – Samedi 10 octobre : Les enfants victimes de violence psychologique
  3. – Samedi 7 novembre : La victime face aux tiers
  4. – Samedi 5 décembre : Et après : la reconstruction
  5. – Samedi 9 janvier : Les enfants et l’aliénation parentale
  6. – Samedi 6 février : L’enfant parentalisé
  7. – Samedi 5 mars : Inceste, incestuel, dénégation des genres et des générations
  8. – Samedi 9 avril : Ces mots qui font mal
  9. – Samedi 30 avril : La prise de conscience et la rupture
  10. – Samedi 28 mai : Deuil, acceptation, pardon : de quoi est-on capable ?
  11. – Samedi 25 juin : Être soi

 

LES FORMATIONS : 

Les formations se déroulent sur une après-midi, le mardi, une fois par mois, de 14h à 18h, à Boulogne Billancourt.
Elles sont animées par un ou plusieurs intervenants selon les thèmes proposés. Les intervenants seront indiqués au fur et à mesure des formations.

Elles accueillent 10 personnes maximum
Elles fonctionnent en deux temps :

  • une mini conférence sur le sujet proposé
  • un atelier composé d’exercices pratiques, jeux de rôle, mises en situation… afin de repartir avec des réponses et des clés personnelles et individualisées
  1. – mardi 22 septembre : Confiance en soi, Estime de soi, Amour de soi – 1ère session (seule formation à se décomposer en deux temps – il est préférable de s’inscrire aux deux, mais l’inscription à une seule après-midi est possible)
  2. – mardi 13 octobre : Confiance en soi, Estime de soi, Amour de soi – 2eme session
  3. – mardi 10 novembre : Se présenter devant la justice
  4. – mardi 8 décembre : Trouver / Retrouver une identité
  5. – mardi 12 janvier & mardi 19 janvier : Confiance en soi, Estime de soi, Amour de soi – 1ère et 2eme sessions
  6. – mardi 9 février : Communiquer avec l’autre
  7. – mardi 1er mars : Communiquer avec ses enfants
  8. – mardi 5 avril : Avoir un nouveau compagnon
  9. – mardi 3 mai : Le langage paradoxal et La contre manipulation
  10. – mardi 7 juin : Être face aux tiers

 

Des rencontres sous forme de PETITS-DÉJEUNERS seront également proposées cette année.

Elles vont réunir 10 personne maximum et auront le lieu le mercredi matin, de 9h à 11h, une fois par mois. Elles se dérouleront sous forme de débat – réflexion, autour d’un thème proposé.

  1. – mercredi 23 septembre : « C’est ma faute »
  2. – mercredi 21 octobre :  » Mon enfant est manipulé »
  3. – mercredi 11 novembre :  » Peut-on pardonner ? « 
  4. – mercredi 2 décembre :  » La place du nouveau compagnon »
  5. – mercredi 27 janvier :  » Oser parler »
  6. – mercredi 17 février :  » Être victime en entreprise »
  7. – mercredi 9 mars :  » Être devant la justice »
  8. – mercredi 13 avril :  » La relation incestuelle »
  9. – mercredi 11 mai : « Victime de mes parents »
  10. – mercredi 15 juin : « Et après, vivre »

 

DES JOURNÉES consacrées à la violence psychologique et à ses conséquences vous sont également proposées.

Ces journées s’adressent à un public de 20 personnes maximum.

Elles se décomposent en trois temps :

  • une conférence sur la violence psychologique
  • un débat concernant les conséquences sur les enfants
  • un atelier – mise en situation et cas pratiques, pour comprendre et se renforcer

Enfin, des après-midi conférence / débat seront proposées aux professionnels de la santé et du droit. Les dates seront bientôt indiquées.

Elles ont lieu à Boulogne, de 9h30 à 12h, et de 14h à 18h.

Trois dates pour ces journées : mardi 17 novembre, mardi 22 mars et mardi 31 mai.

 

Que ce soit pour les groupes de discussion, les formations, les petits-déjeuners ou les journées, vous pouvez demander informations, inscriptions et tarifs auprès de : associationcvp@gmail.com
(Informations et inscriptions uniquement par mail)
Anne-Laure Buffet – Coach et formatrice – Présidente de l’association CVP

associationcvp@gmail.com

annelaurebuffet@gmail.com

skype : annelaurebuffet1

 

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LA RAGE NARCISSIQUE

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Mise en garde : cet article ne se veut pas scientifique mais informatif. Il est destiné à vulgariser une notion afin de permettre au(x) lecteur(s) d’en prendre connaissance et conscience. S’il exprime un schéma de pensées et de comportements, et met en lumière un acte dangereux et criminel, il est surtout fondé sur l’écoute, l’observation en consultation et/ou en groupe et les témoignages reçus.

– Pourquoi tu ne dis rien ? Quand il te pousse à bout, quand il ment, pourquoi tu te tais ?
– Parce que j’ai peur de ce qu’il pourrait faire…

Une personne qui se retrouve victime de violences psychologiques vit dans la peur. La peur de son quotidien, la peur de ce qu’elle connait ; mais aussi la peur de ce qu’elle imagine, anticipe, prévoit. Et ce qu’elle imagine, anticipe, est toujours le pire. Aussi, elle se tait. Elle se contraint au silence pour éviter de se mettre en danger, psychologiquement et physiquement.
Ce que la victime ne peut décrire précisément, mais ce qu’elle pressent, c’est la possibilité d’un passage à l’acte. La possibilité que la situation qu’elle croit pour le moment encore maîtriser, même dans la souffrance, ne se transforme, et ne se transforme à son complet désavantage.
Ce qu’elle pressent, c’est que son agresseur, qui, à l’instant, exerce essentiellement de la violence psychologique, ne supporte pas d’être démasqué, critiqué ou rejeté ; et dans ce cas, qu’il s’en prenne à elle jusqu’à la tuer.

Et la victime a raison.

Une personne qui fait acte de violence psychologique afin de nourrir uniquement son ego, son narcissisme déconstruit souvent depuis l’enfance, une telle personne qui a avancé dans la vie en se sublimant au travers de celles et ceux qu’elle a réussi à duper et manipuler à son seul profit, sans tenir un instant compte des potentielles conséquences sur les autres, une personne, donc, qui n’a aucune compréhension réelle de l’altérité dans la relation, si ce n’est pour mettre l’autre en situation d’objet et s’en servir pour assouvir ses uniques ambitions, ne peut supporter de perdre ce qui lui permet d’exister.

Car sans l’autre, il n’st plus rien. Sans l’autre, l’image construite afin de justifier de sa toute-puissance, de son existence même, s’effondre. Et n’ayant rien d’autre pour exister, il disparaît avec . Ce qu’il ne put supporter.

Le pervers narcissique vit en étant toujours « sur le fil du rasoir ». Il est constamment mis en danger, par lui-même, car il peut à tout instant être découvert. C’est pour cela qu’il isole la victime, construisant un mur réel ou virtuel afin d’éviter les regards extérieurs, et les influences qui lui feraient perdre son emprise.
À la question de la conscience qu’aurait un pervers narcissique de ses actes, il est difficile de répondre, car il faudrait pour cela qu’il ait avant tout conscience des notions de bien et de mal.
En revanche, il est certain que le PN a conscience de l’absolue nécessité qu’il a de l’autre pour pouvoir être lui-même.
S’il l’autre n’est plus, il n’est plus.
Mais ne pouvant s’imputer la responsabilité du départ de l’autre (départ qui est le plus souvent une fuite pour survivre), il va le vivre comme le plus terrible des abandons. Et ne pouvant se reprocher de ne pas savoir vivre sans l’autre, et sans glorifier son self sublime si mal nourri, il va projeter sur l’autre, sur la victime, sa colère. Sa rage.

« Il est maintenant évident que la rage narcissique survient quand le soi ou l’objet déçoivent les aspirations absolues qui font appel à leur fonction – que ce soit pour l’enfant, qui, plus ou moins conformément au stade approprié, reste attaché à la mégalomanie et à l’omnipotence du soi et du soi-objet, ou pour l’adulte, narcissiquement fixé, dont les structures archaïques narcissiques sont restées inchangées, séparées du reste du psychisme en cours de croissance, après que les demandes narcissiques infantiles appropriées au stade ont été traumatiquement frustrées. » Heinz Kohut

C’est ce que devine la victime. Et c’est ce pressentiment qui ne fait que renforcer le sentiment d’être attaché à son bourreau par une chaîne invisible mais terriblement solide et serrée, une chaîne avec un collier étrangleur qui maintient en place, empêche de parler, et empêche même de respirer.

Les victimes qui ont pris la parole face au bourreau, qui ont exprimé leur volonté de partir, de le quitter, de ne plus être dépendante, ont vécu ce raptus(1). face à elle, le bourreau n’est plus le même. Qu’il soit homme ou femme, il est surtout envahi par une rage (2), une fureur que rien ne peut calmer. Il ne voit plus du tout sa victime comme un être humain, mais uniquement comme un objet, et un objet qui le met face au plus grand des dangers : celui de perdre définitivement non seulement tout ce qu’il a acquis pendant des années, mais encore toute crédibilité et tout pouvoir.
ce qui est insupportable et insurmontable.

Les victimes qui décrivent le passage à l’acte parle d’une force inhumaine qui traverse alors le bourreau, et que rien ne semble pouvoir arrêter. Elles décrivent aussi une transformation physique. Ce n’est pas la simple colère qui fait pousser des hurlements, ou encore qui tend les traits du visage ou fait rougir la peau de l’individu énervé.
C’est ce qu’on pourrait appeler un « morphing » un temps réel. Les yeux exorbités, la face transformée par la haine et l’envie de détruire, allant parfois jusqu’à baver… comme si l’image réelle du bourreau reprenait le dessus, et, une fois le masque « social » retiré, seule l’image du monstre subsistait.
La force déployée est surhumaine. Les hommes victimes voient leur compagne, en apparence petite chose fragile, capable de les frapper, de les repousser, de les soulever de terre. Les femmes sont écrasées par la violence, et la force projetée en l’instant.

Et le bourreau ne cessera son geste qu’à condition qu’une force plus importante le domine Ou lorsque l’objet de sa colère, sa victime, ne sera plus.

C’est ce que savent sans pouvoir le verbaliser les victimes de pervers narcissiques.
C’est ce qui les retient de parler.
C’est pour cela qu’il faut les entourer, les écouter, les accompagner. Les aider à préparer leur départ. Dans le silence et le secret.

©Anne-Laure Buffet
associationcvp@gmail.com

(1)Raptus : Impulsion paroxystique à type de décharge explosive, souvent violente, à la limite de l’activité volontaire et du réflexe : agression meurtrière, suicide, automutilation, fuite éperdue.

(2)Rage : état mental le plus extrême du spectre de la colère. Lorsqu’un patient est sujet à la rage, cela se termine lorsque la menace n’est plus oppressante ou que le patient atteint de rage est immobilisé.