PRÉSERVEZ NOTRE PETITE VIE DE VOTRE VIE DE COUPLE – TÉMOIGNAGE

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Elle a 12 ans. Elle subit le divorce de ses parents. Un divorce très conflictuel. Violent.
Elle, elle demande simplement une chose : avoir le droit de vivre et d’aimer ses deux parents.

« Bonjour Je m’appelle XXX et j’ai 12 ans.
Mes parents se sont séparés il y a 3 ans. Ma famillle s’est déchirée et mes 5 frères et sœurs ont pris partie pour un de mes parents. Pour moi LE cauchemar a commencé parce que sur 6 enfants j’étais la seule à dire que je voulais voir autant mon papa que ma maman que je voulais avoir le droit d’aimer mes 2 parents sans avoir plein de reproches ….. Mes frères et sœur ma Grand mère personne ne comprenait ma position et ma souffrance.Ils ont tenté de me faire changer d’avis 5 interrogatoires où ils m’ont dit que j’allais avoir une mauvaise éducation que j’allais regretté ma décision que je trahissais mon père que je les abandonnais.
C’était si difficile qu un soir à bout de force j’ai pris une lame et je me suis entaillée l avant bras . Rien à changer pour autant je me suis confiée à la CPE du collège qui à téléphoné à mes parents et ça a été encore pire en pression plus LE temps avançait plus c’était compliqué… J’ai écrit au juge j’ai demandé à lui parler J’ai pris un avocat….mais rien ne changeait …..Bien au contraire
Je sais que du haut de mes 12 ans j’ai fait le bon choix Jaime mes parents de tout mon cœur …même si je ne comprends pas toujours leur réaction …Après ma lettre au juge J’ai été obligé d’aller chez ma grand mère qui M à reprochée pendant 15 jours ma décision disant que par ma faute mon père souffrait ….que je devais prendre un partie .. C’était si difficile qu’il y a un mois j’ai DE nouveau pris une lame et à nouveau j’ai entaillé mon avant bras …

J’ai envie DE hurler n’y a t il aucun adulte dans ce monde en capacité de protéger les enfants pour qu’ils aient le droit d’aimer leur 2 parents aucune loi qui puisse nous protéger parce qu’un enfant ne divorce jamais de ses parents pourquoi est ce si compliqué d’avoir LE droit d aimer ses 2 parents ?

Parents ne nous mêlée pas à votre séparation

Préservez notre petite vie de votre vie de couple ….

Madame Buffet j’espère qu’un jour les enfants comme moi n’auront plus à se battre pour avoir le droit d’aimer ses 2 parents s est si difficile qu’il m’est arrivée DE regretter d avoir fait ce choix d’aimer mes deux parents … »

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LA VIOLENCE ECONOMIQUE

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La violence psychologique s’accompagne très souvent de violence économique. Le bourreau va s’employer à couper les vivres de la victime, à la déposséder, à l’obliger à des dépenses considérables et des investissements disproportionnés. Il va exercer un chantage à l’argent, tenir les cordons de la bourse comme on tient une laisse, tirant dessus régulièrement pour mieux retenir sa proie. Et il ne supporte pas de devoir quoi que ce soit, à qui que ce soit – que lui soit condamné à payer, il en perd tout contrôle et cherche encore plus à détruire. Il ira jusqu’à renoncer à ses enfants plutôt que de verser un centime, si cela lui est possible.
Et c’est à la victime de régler tous les frais.
L’addition est extrêmement lourde.

La société, qui n’entend pas, n’accompagne pas, ne prend pas en charge ces victimes ou ne propose que peu d’aides, devient complice par défaut des bourreaux. Elle peut bien souvent et par refus de voir, d’entendre et de s’impliquer, aggraver des situations déjà dramatiques.
Les victimes se retrouvent perdues, sans savoir à qui s’adresser. On leur conseille de lancer une procédure. Mais une procédure coûte cher. Très cher. Et dure très longtemps. Qui va payer, pendant combien de temps, et comment ? 2000, 3000, 10.000 €, parfois bien plus. Il faut hypothéquer sa maison, vendre sa voiture, prendre plusieurs « petits boulots », courir, toujours plus, pratiquer le système solidaire encore mal encouragé – et souvent mal connu ou mal perçu.
On dit à ces victimes de se faire aider. Par qui ? A quel prix ? Et dans combien de temps ?
On leur conseille de (re)trouver un emploi. On leur dit RSA, CMU, CAF. On les abreuve d’informations incomplètes.
Et elles se retrouvent à nouveau blâmées, jugées comme « incapables de s’en sortir ».
Il est urgent que la société se réveille. Il est urgent d’aider ces victimes de terrorisme « ordinaire » et à huis-clos, de les considérer réellement comme des victimes, de mettre en place un moyen de les indemniser.
Comme pour la prise en charge des arrêts maladie suite à un burn out / dépression dû au harcèlement au travail, comme pour les victimes de terrorisme, qui peuvent être indemnisées par le FGTI, il faudrait inventer une indemnisation pour ces victimes de violence psychologique dans la sphère privée.

C’est la démarche de l’association CVP de contribuer à faire reconnaître et admettre cette urgence sociale et économique.

Si vous souhaitez adresser un témoignage : associationcvp@gmail.com

La violence sociale prend également un aspect économique. Beaucoup de victimes se retrouvent sans emploi, sans revenu. Ou elles travaillent avec leur bourreau, pour leur bourreau. Sans être déclarées. Sans reconnaissance sociale et fiscale, sans déclaration à fournir, alors qu’il va leur être demandé un salaire, des revenus, des cautions bancaires… Dépendantes financièrement de leur persécuteur, elles n’ont pas la possibilité de quitter le logement familial. Ce logement peut également être un bien commun, mais elles savent qu’elles vont devoir se battre juridiquement pour obtenir la part qui leur revient. Isolées, elles n’ont pas toujours la possibilité de se réfugier dans leur famille ou chez des amis. Si elles le font, c’est pour un temps très court. Déjà contraintes par la peur de partir, elles se sentent d’autant plus prisonnières qu’elles n’ont pas les moyens de partir.

Il s’agit de femmes, mais aussi d’hommes qui ont perdu leur emploi, qui travaillent en collaboration avec leur épouse, qui se retrouvent écrasés. Qui ont fait confiance, qui ont cru en l’amour que semblait leur donner leur compagne. Biens immobiliers communs, parts de sociétés… Ils ont investi l’argent qu’ils avaient et se retrouvent coincés dans des imbrogliolos bancaires et financiers. Ces victimes restent pour les enfants. Pour ne pas définitivement tout perdre.

Il s’agit encore d’enfants, la plupart du temps adolescents, jeunes adultes, étudiants, qui n’ont pas les moyens de se loger, de régler le coût de leurs études, de leur quotidien. Qui restent sous l’emprise d’un père – ou d’une mère – manipulateur, en espérant que « ça va s’arranger » quand ils auront enfin un travail. Un travail qui ne leur plaira pas, s’ils en trouvent un, mais qu’ils accepteront pour un salaire aussi maigre soit-il, pour fuir.

Il s’agit enfin de ces enfants devenus adultes, encore pris dans un schéma violent où se mêlent culpabilité face à un parent âgé et honte d’une enfance maltraitante, et se retrouvent spoliés, déshérités.

Extrait de Victimes de violences psychologiques : de la résistance à la reconstruction – Anne-Laure Buffet – Le Passeur éditeur

« JE ME SUIS RÉFUGIÉE DANS LE SILENCE » TÉMOIGNAGE

Woman standing behind cloth sheet, silhouette (B&W)

Woman standing behind cloth sheet, silhouette (B&W)

Témoignage reçu suite à l’article « Le bruit est souvent trompeur« 
Très bel article aux mots exacts. Je me suis, comme sans doute beaucoup d’autres femmes, à travers chacune de vos phrases. Victime de violences psychologiques, et physiques, je me suis réfugiée dans le silence. A qui aurais-je pu en parler ?  Débordée émotionnellement, j’ai vécu ainsi entre la souffrance morale, les meurtrissure physique, jusqu’au jour où j’ai eu très peur de lui et comme il l’avais exigé dans un moment d’extrême violence, je suis partie.
Sans aucun moyen financier, je franchissais la porte de cet appartement pour me retrouver à la rue. Durant des mois, j’ai été hébergée, ou je dormais à l’hôtel quand mon RSA arrivait, je me nourrissais de peu, juste pour tenir debout. Autour de moi, aucune aide, les gens m’ont tourné le dos. Je me suis domiciliée auprès d’un CCAS pour recevoir mon courrier, seul élément qui me donnait encore l’illusion d’être humaine.
Un dimanche, j’ai voulu faire cesser cette souffrance insoutenable, ne plus entendre mon désespoir hurler. Vivre ainsi n’étais que survivre, et survivre ainsi n’était pas une vie décente.
J’ai avalé un tube de comprimés. Suicide loupé.
Il m’a fallu du temps et l’amour de ma fille, à qui je cachais tout, pour avoir de nouveau l’envie de vivre. Mais, la mémoire est éternelle. En perdant ma dignité, mon intégrité, j’ai perdu l’espoir. Je me compare souvent à une marionnette au cœur vide.
J’ai porté plainte, puis rencontré le psy de la police, puis celui du tribunal. Depuis je n’ai aucune nouvelle et je pense que mon dossier va rejoindre une énorme pile aux archives.
Pour le moment je vis dans un logement social à la limite de l’insalubrité, je ne mange pas tous les jours. Ma vie se résume à cela et à 59 ans, ce n’est pas grand chose, juste de la médiocrité.

UN EPOUX SOI-DISANT MALHEUREUX – TÉMOIGNAGE

J’ai vécu aussi exactement la même chose: un époux soi disant constamment malheureux,  » en grande dépression » à laquelle je croyais et qui n’était qu’un rempart pour me faire avaler les couleuvres et malveillances, humiliations, dénigrements. Après de nombreuses années de mariage malheureux , l’instinct de survie m’a fait le quitter. Et lui aussi a retourné la situation: c’est moi qui l’ai rendu malheureux, le pauvre! Je comprends parfaitement ce que veut dire la personne  » 2016 « . Hélas il n’y a rien à faire pour ces sangsues de l’amour, sinon fuir. Sans se retourner. Les violences restent cachées, les blessures invisibles, mais pour la société « ils » sont capables de susciter de l’apitoiement. Même auprès de moi, encore aujourd’hui, séparés, il essaye de me faire pleurer sur son sort. Quel comédien, et avec bien peu d’amour-propre.
Oui, notez ce qu’ils disent, j’ai beaucoup écrit et c’est cela qui me sauve : la mémoire de sa volonté de destruction. Je ne suis pas psy et renonce à comprendre quoi que ce soit sur l’origine de ces dysfonctionnements. Regardons avant tout la nocivité d’une telle relation , qui apporte bien plus de tourments qu’autre chose. Qui épuise. Chacun peut prétendre à vivre sans avoir à subir la perversion. C’est le minimum des droits humains, hélas encore seulement privés.
Bon courage à vous tous, surtout toutes bien plus nombreuses…

JE N’AI JAMAIS PENSÉ À PARTIR – TÉMOIGNAGE

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Après des années de « psychothérapie banale », je ne vivais que de « disputes » , de dénigrements, de reproches de mon mari, puis j’ai commencé une thérapie cognitive et comportementale qui m’a permis de m’affirmer, de prendre confiance en moi, de constater que ce n’était pas toujours moi la responsable de ses déboires. J’ai changé sans que je ne m’en aperçoive. Mon mari, lui, l’a bien senti. Je n’ai jamais pensé à partir, encore moins à divorcer. Lui, sentant que mon attitude risquait de s’inverser est parti, en mon absence, vidant la maison. Ce que j’ai découvert en rentrant tard un soir (il m’avait, sous un faux prétexte, fait retenir), voilà le déclic !! J’ai repensé au livre de Marie France HIRIGOYEN sur le harcèlement moral que j’avais commencé à lire 9 ans auparavant sans comprendre. Je l’avais rangé dans la bibliothèque qui venait de s’envoler. Je l’ai racheté et là, j’ai vu ma vie défiler et ENFIN, comprendre ce qui m’arrivait !!! Lors de sa préparation en cachette de son départ, en plus de ses violences psychologiques habituelles (je n’avais connu que cela), il est devenu violent physiquement et m’a frappée. Je n’ai rien dit à personne sur ces moments. Ce n’est que trois jours après son départ et la lecture que je suis allée porter plainte. Et ses agressions ont continué. Pour que j’apprenne, ensuite qu’il était dans les bras d’une autre femme. Le divorce dure depuis 5 ans. Il faut du courage, de la ténacité, de la force pour faire reconnaître que son mari est un bourreau, que « ses preuves » ne sont que mensonges. Je suis, encore hélas, marié depuis 37 ans, et fus sous emprise plus de 40 ans.
Je comprends que Jacqueline SAUVAGE ne soit pas partie ou tout du moins pas complètement, qu’elle est subie tout cela. Je crois qu’il faut l’avoir vécu pour si c’est possible comprendre. Comprendre le déni, l’emprise qui est terrible, CE LAVAGE DE CERVEAU.
J’attends le jugement de mon divorce dont j’ai conscience que je ne gagnerai pas forcément car si la loi promet une formation des policiers, professionnels en tout genre et magistrats, il n’en est rien. Je suis en stand by, m’attendant à tout nouveau mensonge pour influer les juges. Situation très désagréable. Comme l’on me dit : tourne la page. Comment ? alors que j’en suis encore en plein dedans. Le jugement rendu, il faudra la liquidation. Et ensuite, je tenterai de me reconstruire et de prendre ma véritable place aux cotés de ma fille prise en otage par son père. Parfois, j’en arrive à me poser la question si ce n’est pas moi, la méchante !!! Il m’a tellement traitée de folle.
Je suis heureuse pour Jacqueline et ses proches. C’est une belle victoire populaire humaine mais le combat continue pour toutes les personnes violentées.
Merci à Anne Laure et à tou(te)s qui aident et luttent

IL N’A JAMAIS ARRÊTÉ DE VOULOIR M’ENFONCER ENCORE ET ENCORE… » – TÉMOIGNAGE

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Ce combat je le mène , je suis en plein dedans : écrire est salvateur , aujourd’hui je partage (non sans crainte ) en guise de soutien l’un de mes écrits :

« Il n a jamais arreté de vouloir m’enfoncer encore et encore À tel point qu’à un moment j’avais le sentiment d’être en train de creuser mon trou pour m’enterrer, j’ai vraiment éprouvé ce sentiment d’être rabaissée plus bas que terre sans qu’on puisse m’aider, m’écouter, me comprendre, lui qui parait si parfait et moi pauvre fille qui fait genre …

Au jour d’aujourd’hui je sais qu il continue à me salir et souhairerait ma mort et même me tuer lui-même s’il le pouvait. Mais il perd pied depuis, car il a vu que cette fois je tenais bon et que j’allais jusqu au bout , j’ai maintenu ma plainte. Il préférait quand je m’énervais et je pleurais , il jubilait de me voir m’éteindre et tomber à terre. Plus d’une fois je me suis relevée croyant que je l’avais mérité et que j’avais tout gâché, plus d’une fois il a fait semblant de me relever, que dis-je me ramasser, pour pouvoir reprendre de plus belle. Mais c’est fini, après 17 années de souffrance, 17 ans de maltraitance, 17 ans sous son emprise , 17 ans sous « ses profonds coup de butoirs », comme il me disait, comme il me l’écrivait …, !

Après 17 ans de survie, c’est fini. La séparation aurait dû me libérer , et bien non , il avait su créer ce qu il y a d’incompréhensible : la dépendance, le manque, l’addiction ! En état de manque de mon propre bourreau, qui peut entendre et comprendre ça ! Même moi je ne le comprenais pas et j’aurai donné n’importe quoi pour qu’il revienne ! Voilà où j’en étais il y 4 ans , prête à tout accepter, tout pardonner de mon tueur quotidien , comme si ma vie ne valait rien sans lui.

Aujourd’hui , j’ai enfin compris , grâce et avec une thérapie indispensable , qu’il m a dépossédée de tout mon moi et qu’une fois vidée de toute mon énergie, il n’a fait que me transfuser son mode de vie, celui qu’il m’imposera chaque jour, chaque semaine , chaque mois, chaque année, non pas au nom du verbe Aimer, mais pour posséder, contrôler,
Aujourd’hui j’ai enfin compris qu il ne m’a rien appris , mais inculqué, modelée, façonnée , il ne m’a rien rien donné mais tout volé, il ne m a jamais aimée mais totalement possédée !

Il a écrit le film de ma vie, il a tout mis en scène , écrit le scénario point par point et j’occupais le second rôle dirigée , contrôlée, manipulée , sans une place pour l’improvisation , sous peine de sanction, sans une place pour mes idées , mes valeurs, mes envies, mes plaisirs , dont il n’avait que faire et qu’il fera taire , en instaurant sa loi , celle qui tétanise, fait peur , glace le sang, celui qui coule dans mes veines , et qu’il va sucer , tel un vampire . Je ne serai alors plus moi et ne pourrai rien faire si ce n’est me plier, m’exécuter , me laisser maltraiter , sans même douter de la normalité des agissements de ce tyran pervers qui a fait de moi sa chose, son sujet , son esclave !
Aujourd’hui j’ai enfin compris à quel point c’est une chance de ne plus être avec lui car je ne serais plus en vie !
Aujourd’hui , je me suis presque tout pardonnée et aujourd’hui j’ai bel et bien pris conscience de la violence de toutes ces années et du silence imposé !

Je réapprends tout doucement à savoir qui j’étais avant , car oui il y a bien eu un avant et il y aura un après « Machin », mon bourreau, mon assassin , qui n’a plus mon sort, ma vie entre ses mains.
Il y a un an, je n’y croyais pas , je n’en pouvais plus , je n’aurai jamais pensé pouvoir écrire cela : plus jamais , plus jamais ça !
Aujourd’hui , c’est le début de ma reconnaissance , celle de victime, j’ai enfin fini par comprendre et accepter que je suis une victime et qu’il y a donc un responsable : ma plainte est légitime, avoir osé m’a peut-être ouvert le chemin de la liberté , je ne ferai plus marche arrière et pour la 1ère fois j’ose dire sans honte :  j’ai eu raison de ne plus me taire pour sortir et raconter mon enfer!
Je n’y croyais plus , le Procureur a requis l’ouverture d’une information judiciaire , enfin la justice s’est saisie de mon affaire et j’espère que tout comme moi , la justice ira jusqu’au bout ! Je me suis relevée , je suis encore debout , j’ai résisté par je ne sais quelle force , c’est déjà un message d’espoir et pourtant ceux qui connaissent mon histoire savent que je reviens de loin , de très loin et qu’hier je ne parlais pas de demain… Aujourd’hui même si tout n’est pas fini, je me suis pardonnée ce qui va me permettre d’avancer , même si je n oublierai jamais » .

COURAGE A TOUTES ET TOUS

« AUJOURD’HUI JE DIS. POUR INFORMER » – TÉMOIGNAGE

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Aujourd’hui un jugement sera rendu.
Il s’avère qu’ « il »a demandé un « petit » droit de visite et d’hébergement sur mon fils.
« Petit » : 1 weekend sur deux et la moitié des congés scolaires… oups… c’est justement le temps que mon fils passe avec son père depuis 5 ans!
« Il » : je ne le nommerai pas bien entendu, mais « il » n’est pas le père de mon fils, « il » est un pauvre type qui a eu le malheur de se trouver sur ma route à un moment de ma vie où j’ai été faible et influençable. « il » n’est rien d’autre que cela,… une erreur de casting. Enfin, si, « il » est un « MPN » … cela pourrait presque être tendance d’en avoir fréquenté un… et bien non.
« Il » s’amuse à poster des vidéos sur internet adressées à mon fils qui bien entendu âgé de 6 ans ne va pas sur internet, « il » cherche à s’imposer dans sa vie, dans la nôtre s’inventant un attachement et une importance inexistants en réalité envers mon fils.
Certains « abrutis » croient en ses idioties, j’ai même lu un commentaire un jour disant « Oh lala, ce petit a de la chance d’être autant aimé ! » Vous êtes sérieux les gens, là ?! Pauvres sots… mais je peux comprendre : moi LUCIE la prem’s je me suis faite avoir par « il ». Pour ceux qui savent ce qu’est un MPN, Manipulateur pervers narcissique (c’est lui donner presque trop d’importance…parce en réalité « il » est un pauvre con), « ils » sont simplement tarés.
Assez parlé de « il ».
« Elle » s’appelle Anne Laure Buffet. Elle est présidente de l’Association CVP Contre la Violence Psychologique et la Perversion Narcissique. « Elle » m’a permis d’avancer, de comprendre l’incompréhensible. « Elle » est comme un ange gardien et je lui suis immensément reconnaissante pour le travail qu’elle fournit auprès de chaque victime. Elle informe, coach, guide, soutient, gronde quand il le faut.
C’est mon histoire, une partie de ma vie, mais ceci ne me définit pas. Aujourd’hui je dis, parce que je n’ai plus honte. Parce que j’ai compris, parce que je suis malgré moi devenue en quelque sorte experte du sujet… alors je dis, comme d’autres ont apporté leur témoignage qui m’ont permis de comprendre.
« Je » commence par dire que « je » l’emmerde. Simplement, sincèrement.
J’ai été victime d’un pervers narcissique, voilà, c’est fait. Mon fils aussi par la même occasion. J’ai été mise sous emprise. J’ai été manipulée, non pas parce que je suis conne, au contraire, mais parce que je suis aimante, tolérante, empathique. J’ai été mise sous emprise. J’ai été souillée et je suis passée pour une personne dépressive, malade, instable, méchante, menteuse:
« miroir, mon beau miroir, dis moi qui est le plus menteur ? »
J’ai souffert, beaucoup. De m’être trompée, d’avoir embarqué mon fils dans cette expérience de vie. Je m’en suis voulu, mais je ne m’en veux plus. Je n’ai pas de responsabilité dans la médiocrité de ce vil personnage gras et dégoûtant.
J’ai été contrainte de « fuir », déménager, pour m’éloigner… changer mon fils d’école, perdre mon travail…pour espérer avoir la paix. Cela ne choque personne ? Moi oui. Mais c’est ainsi.
J’ai été meurtrie dans ma chair, oui, je le dis. J’ai compris, comme un électro choc, dans quel merdier sans nom je m’étais mise le jour où j’ai appris que j’étais enceinte d’un MPN. Révélation. Je me suis sentie si mal, si malheureuse, j’ai pris ce jour la mesure de la toile qui était tissée autour de moi. J’ai souffert dans mon cœur et dans mon corps ce jour où j’ai été hospitalisée pour ôter de moi cette moitié de monstre. Mais c’était aussi la moitié de moi… pourtant je me suis sauvée ! Je m’en félicite chaque jour.
« Je n’ai pas pu garder cette graine qui était venue se loger au creux de mon ventre. En voilà une chose qu’ « il » ne m’aura pas prise… trop précieuse pour en faire cadeau. Je ne pouvais pas laisser la possibilité de lui faire ce qu’« il » m’a fait. Je ne pouvais permettre que cette graine puisse être un jouet, ni un instrument pour continuer à torturer. J’ai évité à cette graine qu’elle soit involontairement servile, inconsciemment soumise. Elle ne sera ainsi jamais petit lui, petit monstre, petit rien, aigris, avant d’avoir vécu, de ne pas avoir de vie, de ne pas avoir d’esprit, de ne pas avoir d’amis. De n’avoir pour tout espoir que celui de pouvoir mieux détruire ceux qui pourraient l’approcher. Cette graine ne sera pas porteuse de ses projections. Elle ne sera pas sa monstrueuse création. Je n’ai pu permettre d’engendrer cela.»
Alors “il” se venge ? Que fait-il d’ailleurs, cela n’a aucun sens, j’ai arrêté de cherché à comprendre. Ils sont tous pareil, plus ou moins tordus mais toujours aussi dérangés, comme s’ils avaient avalé la même notice, le même mode d’emploi. Ils sont sans surprise.
Alors aujourd’hui, sera rendu en justice le jugement sur sa demande de garde de mon fils… voilà entre autre ce que ce genre de personnalités pathologiques sont capables de faire. Incapables de gérer leurs caprices, leurs frustrations, se sentant au dessus de tout et tout le monde, cherchant à s’approprier les gens et les situations.
Quand j’en aurai fini avec ces lubies, je m’investirai à mon tour auprès de victimes. Je serai une oreille attentive et bienveillante. C’est important pour moi, de redonner à mon tour ce que j’ai reçu.
« Lui », c’est le père de mon fils. On a failli le perdre dans un grave accident de la route, il se bat chaque jour pour aller mieux. Il fêtera Noël à la maison avec sa famille et notre fils… Voilà qui est important et pour qui j’ai mis de côté chaque petite rancœur du passé, pour qui je ferai tout pour qu’il aille bien… parce que voir la bouille de mon fils heureux de retrouver son papa et me dire « papa c’est le plus beau et le plus fort »… cela n’a pas de prix.
Et toi pauvre fou,
“Tu vois, plus j’y pense, et plus pauvre néant te va comme un gant. Pauvre de sentiment, vide de tout, tu es bien cela, un pauvre néant, imbu de lui-même et de ce qu’il croit être de l’intelligence, de la supériorité. Ce qui n’est en sommes que de la démence. Tut tut, mon p’tit bonhomme, ne t’emballe pas. J’ai dit démence ? Moi ? J’aurais osé ? Dieu que c’est vilain, pardonne-moi, je file au coin. Je reviendrai quand j’aurai compris.
J’ai compris.”