DATES DE RENCONTRE AVANT L’ÉTÉ

Les groupes de discussion s’arrêtent, comme chaque année, fin juin, pour reprendre en septembre.
Ci-dessous les dernières dates de rencontre juillet.
Renseignements : associationcvp@gmail.com

 

AVRIL

  • Samedi 30 avril : Groupe de discussion : LA PRISE DE CONSCIENCE ET LA RUPTURE. Groupe de 15h à 18h, à Boulogne (92).
    Informations et inscription : associationcvp@gmail.com

 

MAI

  • Dimanche 22 mai : SALON DU LIVRE DE VERNON – GIVERNY, château de Bizy, de 10h à 12h30 et de 14h à 18h30. Signature et rencontre. Château de Bizy, 27200 Vernon
  • Samedi 28 mai : Groupe de discussion : DEUIL, ACCEPTATION ET PARDON : de quoi est-on capable ? 15h à 18h – Boulogne Billancourt
    Informations et inscription : associationcvp@gmail.com

 

JUIN

  • Samedi 25 juin : Groupe de discussion : ÊTRE SOI : se (re)découvrir et être serein.
    Informations et inscription : associationcvp@gmail.com 15h à 18h – Boulogne Billancourt

DATES MARS – AVRIL 2016

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MARS : 
Jeudi 17 mars, Salon du livre, Porte de Versailles, signature de 19h à 21h, stand Le Passeur (H66) – Je serai ravie de vous y rencontrer et d’échanger avec vous.
– Le jeudi 24 mars sera à Fribourg, et pour vous rencontrer, à l’Auberge des quatre vents ( merci de prendre rendez-vous : associationcvp@gmail.com)
AVRIL : 
 
Samedi 9 avril, groupe de discussion de 15h à 18h, sur le thème : Ces mots qui font mal
Mercredi 13 avril, petit-déjeuner de 9h à 11h : La relation incestuelle
Samedi 30 avril : groupe de discussion de 15h à 18h : La prise de conscience et la rupture
Pour les groupes de discussion et le petit-déjeuner : informations et inscription : associationcvp@gmail.com

GROUPES DE DISCUSSION – JANVIER À JUIN 2016

Samedi 9 janvier : Les enfants et l’aliénation parentale

Samedi 6 février : L’enfant parentalisé

Samedi 5 mars : Inceste, incestuel, dénégation des genres et des génération

Samedi 9 avril : Ces mots qui font mal

Samedi 30 avril : La prise de conscience et la rupture

Samedi 28 mai : Deuil, acceptation, pardon : de quoi est-on capable ?

Samedi 25 juin : Être soi

Si vous souhaitez participer à un groupe de discussion, merci de nous adresser le bulletin ci-dessous :
CONFIRMATION D’INSCRIPTION

Les groupes de discussion / réflexion réunissent entre 15 et 20 personnes MAXIMUM.
Ils ont lieu à Boulogne Billancourt (92)
L’adresse est communiquée après demande d’inscription

La durée de ces groupes est de 3 heures :

14h45 : accueil
15h à 17h : échanges et partages, compréhension d’une situation, écoute des participants
17h à 18h: échanges individuels, considération des problématiques individuelles, discussion avec le(s) animateur(s) du groupe
18h : fin du groupe

Une participation de 10 € (5 pour les adhérents CVP) est demandée. Cette participation est destinée à l’association CVP. Elle permet d’organiser ces groupes. Elle permet aussi des déplacements en province, et d’élargir ainsi l’écoute offerte aux victimes.
Bulletin d’adhésion à l’association CVP

L’association CVP est animée par des bénévoles. Elle ne bénéficie à ce jour d’aucune subvention. C’est uniquement avec votre soutien et grâce à ces participations, qu’elle peut exister.

GROUPE DE DISCUSSION : LA RECONSTRUCTION – COMPTE-RENDU

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Hier, samedi 5 décembre, le groupe de discussion CVP s’est réuni autour du thème : La reconstruction.
Un groupe où nous nous sommes retrouvés très nombreux – et à tous, un grand merci pour votre confiance et votre présence. Pour les partages aussi, avec, toujours, ces émotions qui sont autorisées, ces expériences qui se rencontrent, ces regards bienveillants. En voici un bref compte-rendu.

Nous avons commencé le groupe avec la projection de la bande-annonce du film Sous la peau, réalisé par Katia Scarton-Kim et Nadia Jandeau. Ce film – fiction met en scène 5 sœurs qui se retrouvent le jour de l’anniversaire de leur mère. Chacune, à sa manière, a connu la maltraitance maternelle. Chacune en porte encore des cicatrices et des blessures cachées, tues ou inavouées.

Un film aussi dur que juste, intime et pudique, où la souffrance et la maltraitances s’invitent, se racontent, sans jamais se justifier.

Katia Scarton-Kim, présente lors de notre groupe de discussion, a raconté l’origine de ce film : l’envie, le besoin de comprendre ces maltraitances familiales qui apparaissent parfois dans les faits divers, mais qui le plus souvent sont cachées et tues ; et qui, invisibles détruisent une famille, parfois sur plusieurs générations.

Le film SOUS LA PEAU sera projeté au cinéma le St André des Arts, à Paris à partir du 6 janvier 2016.

Semaine du 6 au 13 janvier : tous les jours à 13h, sauf le mardi
Semaine du 20 au 27 janvier : les MARDI, à 13h

Les projections seront suivies d’un débat.

Le 8 janvier et le 26 janvier, ces débats seront animés par Anne-Laure Buffet

Le groupe s’est poursuivi sur ce thème : la reconstruction. Reconstruction, pour certains renaissance, pour sortir de ce schéma dépersonnalisant de l’emprise. Renaissance car une victime objetisée cherche à retrouver sa personnalité, son identité, son humanité. Renaissance également puisqu’il faut accoucher de soi, se mettre au monde, naître à nouveau, là où la violence était destinée à tuer, que ce soit psychiquement et/ou physiquement.

Et cette reconstruction, ou cette renaissance, n’est pas possible sans qu’une démarche se mette en place, celle de dire Stop, celle de dire non à ces violences, celle de les fuir. Fuir, non par lâcheté, mais par courage, par envie de vivre. Fuir avec un instinct de survie. Parfois, pour certains, sans savoir où aller, en abandonnant tout, maison, famille, profession… « Je suis partie sans rien et sans savoir où j’allais, mais je suis partie, j’ai réussi à partir ! »

Fuir ne suffit pas. Il faut accepter une autre facette qui compose la violence : accepter la guerre dans laquelle l’agresseur fait entrer. Car il s’agit bien d’une guerre, et elle se mène d’autant plus facilement qu’aucune victime ne souhaite, ne cherche le conflit. Pourtant c’est une guerre bien réelle avec un seul objectif : la mise à mort, la disparition de la victime. Nier cette guerre, c’est encore nier l’emprise, c’est nier la manipulation, c’est nier la dangerosité de l’agresseur. Etre dans cette guerre, c’est chercher les armes, les armes adéquates pour répondre aux attaques de l’agresseur. C’est être « guerrier(e) », terme cité hier par une participante du groupe : « Je suis devenue une guerrière ».

C’est comprendre aussi l’importance du temps. Le temps nécessaire pour faire son deuil d’un amour qui n’a jamais existé. Le temps nécessaire pour se retrouver, se reconstruire, renaître. Pour apprendre comment se comporter face à la violence et face à l’agresseur. Pour mettre en place un schéma protecteur, des limites, un « territoire » propre à soi, individuel, qui appartient pleinement à chaque victime, dont elle est à la fois maître et responsable.

C’est accepter également le temps de la justice qui n’est pas celui des hommes. Une procédure est à la fois longue et couteuse. Durant tout le temps de cette procédure, rester concentré(e) sur la décision à venir est un nouveau frein, un nouvel empêchement. C’est un temps qu’il faut essayer de mettre à profit. C’est un temps qui peut devenir un allié, un atout, lorsqu’il n’est pas vu comme un ennemi.

Chaque jour, chaque heure est un défi à relever. Et chaque défi relevé devient une petite victoire. Ce sont ces victoires qu’il faut savoir observer et plus encore, dont il faut savoir se réjouir. Les personnes victimes de violences psychologiques doivent avoir de la compassion, pour elles-mêmes. Les pas se font lentement, petit à petit. Et les rechutes sont possibles. Sortir de l’emprise est long et douloureux. Partir ne suffit pas. On ne construit rien rapidement, rien de stable. On ne met rien au monde facilement. Mais lorsque la naissance a lieu, on se réjouit, et l’on observe cette vie avec une fierté sereine et légitime.

Il faut enfin accepter le temps de la société, le temps des tiers, le temps des autres. Ceux qui sont indirectement manipulés, dans l’entourage, sans pouvoir comprendre, sans avoir de faculté de recul. Ceux qui s’éloignent, tournent le dos, ou se taisent, témoins muets et aveuglés des violences vécues. La douleur qui vient lorsque la victime ne peut pas parler, n’est pas entendue, est – souvent – incomprise, est une nouvelle souffrance, vécue comme une injustice. On l’appelle la double peine. Double peine car la victime se trouve à nouveau jugée, à nouveau accusée, à nouveau condamnée, souvent abandonnée, pour des faits, des comportements, des pensées qu’elle n’a jamais commis, jamais actés, jamais eues.

Pour tout cela, il faut pouvoir dire. Pourvoir raconter, avant même de pouvoir être entendu(e). Il faut se croire – ce qui est si difficile lorsque l’emprise ne sème que le doute et le brouillard. Il faut utiliser les mots, les mots justes, objectivement. Il faut savoir laisser sa pudeur et ses émotions de côté, le temps de dire, pour être écouté(e) et compris(e), pour pouvoir être défendu(e).

Ecrire… un exercice souvent difficile mais très utile pour retrouver son identité, pour expulser ce qui fait souffrir, pour avoir les paroles adéquates. Un exercice qui peut être fait seul(e), ou accompagné(e).

Lors du groupe, Dominique Giudicelli, biographe et thérapeute, a présenté les ateliers d’écriture qu’elle proposera bientôt, afin d’accompagner dans ce travail d’écriture. Les informations concernant ces ateliers vous seront communiquées prochainement.

La parole est essentielle, elle est libératrice et salvatrice. Elle est ce dont chacun(e) est privé(e). Et c’est à chacun(e) de se l’approprier à nouveau.

Le prochain groupe de parole aura lieu le samedi 9 janvier. Son thème : l’aliénation parentale – lorsque le parent est nié, rejeté, par ses enfants manipulés par un conjoint malveillant. Comment se met-elle en place, quels sont ses effets, quelles sont ses conséquences, comment la combattre ?

A nouveau, un grand merci à toutes et tous. Un grand bravo pour cette volonté de vivre librement. A tous, du courage, de la volonté, de la force, et de l’amour retrouvé de vous-même.

Pour finir ce petit compte-rendu, le texte de Rudyard Kipling « If »… pour parler à chaque enfant resté caché, brisé, interdit d’être en l’adulte victime de violence psychologique.

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n’être que penseur ;

Si tu sais être dur, sans jamais être en rage,
Si tu sais être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral et pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois les Dieux la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un homme mon fils !

Rudyard Kipling

GROUPE DE DISCUSSION – 12 SEPTEMBRE 2015 – VICTIME DE VIOLENCE PSYCHOLOGIQUE

THÈME :

VIOLENCES PSYCHOLOGIQUES,

VICTIME DE VIOLENCE PSYCHOLOGIQUE

 Qu’est-ce qu’une victime de violence psychologique ?

De proie à victime, comment s’installe la violence psychologique ? Comment se définit-elle ? Qui en est l’auteur, qui en est la proie ? Comment y faire face, comment s’en détacher ?

 

Le groupe se réunit de 15 h à 18 h, à Boulogne Billancourt.

Document d’information à télécharger : VICTIME DE VIOLENCE PSY

Bulletin d’inscription à télécharger : CONFIRMATION D’INSCRIPTION

AVANT L’ÉTÉ…

Dictionary definition of the word hope.

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Samedi 6 juin 2015 se réunissait le dernier groupe de discussion avant l’été.
Les groupes et formations reprendront en septembre.
Merci à toutes celles et ceux qui nous ont fait confiance. Qui sont venu(e)s à un ou plusieurs groupes, chercher des réponses, des partages, des témoignages, une écoute. Merci et bravo à eux pour leur courage.
Courage, oui.
Car il n’est pas facile de s’exposer au regard des autres. De se livrer. De raconter une histoire, son histoire, douloureuse, violente, incompréhensible le plus souvent.
« Je ne savais pas ce qu’il pouvait arriver en venant ici… Le plus souvent, je ne suis pas entendue, pas comprise. Même les psychologues me disent que ce n’est pas possible. »

Au coeur du groupe de discussion, la honte s’efface. Ce que chacun(e) raconte, les mots utilisés, sont les mêmes. L’histoire semble se répéter. Au-delà des émotions les plus fortes, au-delà des larmes qui se laissent couler, il y a aussi les rires. « Toi aussi ? !… Ils sont donc tous pareils… »
Et puis, il y a le retour à soi. À l’humain, cet humain qu’une personnalité aux comportements toxiques a voulu utiliser et anéantir. Il y a le sentiment d’être – à nouveau – vivant. De devoir fournir des efforts qu’on ne peut estimer pour être à nouveau vivant. Pour parler. Lorsque la parole est interdite, lorsque la pensée est muselée pendant des mois, des années, une vie parfois, comment croire qu’elle puisse à nouveau exister et être reconnue ? Effort, car c’est aussi un effort physique. Celui de supporter le regard d’inconnus se posant sur soi, au risque d’être évalué(e) comme « malade »… Les victimes entendent si souvent de la part de leur agresseur qu’elles sont malades. Effort et douleur à entendre le son de sa propre voix. À se reconnaître dans  la parole d’un ou d’une autre.

Chaque histoire est la même. Toutes sont différentes. Le schéma manipulateur est toujours identique et la volonté destructrice a toujours le même but. Mais vous, vous victimes de ces comportements, vous êtes toutes différentes et jamais interchangeables. Vous avez votre vécu, vos ressentis, vos familles, vos passés, vos rencontres. Vous avez vos souffrances, toutes aussi violentes, jamais quantifiables. Toutes, inqualifiables. Vous avez ce sentiment en commun d’avoir été dépouillé(e) de vous-même, volé(e) et violé(e).
Pour la plupart, vous vous demandez pourquoi. Pour beaucoup, vous cherchez à être pardonné(e) d’une faute que l’on vous fait porter, imaginer, mais que vous n’avez pas commise.

À la fin de chaque groupe, malgré la souffrance partagée, et le constat d’une violence vécue meurtrière, vous avez le sourire. Une ombre parfois. Une ombre qui suffit, et qui promet.
Vous êtes vivant(e).

Les groupes de discussion reprendront après l’été. 
Les dates prévues sont : 
Samedi 12 septembre – Qu’est-ce qu’une victime de violence psychologique ?
Samedi 10 octobre – Les enfants victimes de violence psychologique
Samedi 7 novembre – La victime et les tiers
Samedi 5 décembre – Et après : la reconstruction

Informations, inscriptions : associationcvp@gmail.com

QUELQUES NOUVELLES DE L’ASSOCIATION CVP

Hier se réunissait un groupe de discussion dont le sujet était : La victime face aux tiers – Le risque de la double peine. Merci à celles et ceux qui étaient présents pour leur confiance.
Merci surtout pour leur témoignages, faits à la fois de beaucoup d’émotions et de sincérité.
Face au constat commun, à savoir l’impossibilité d’être entendu(e) et compris(e), donc le sentiment de rejet constant et de mise à l’écart, une réflexion s’impose : avant d’essayer ou d’espérer être entendu(e) par qui que ce soit, il faut déjà se croire soi-même. Admettre cet état de victime dans lequel les comportements toxiques et la violence psychologique ont plongé. Accepter d’être en souffrance et accepter de chasser tant la culpabilité que la honte.
Si la reconnaissance par les tiers est indispensable car elle permet la réhabilitation et la reconnaissance de soi, une victime ne peut pas l’attendre de tous ceux qu’elle rencontre.
Si l’écoute et la compréhension ne viennent pas, le sentiment d’injustice perdure.
Il vaut mieux un interlocuteur, un seul… et quel qu’il soit, que risquer de se perdre à raconter son vécu, son passé douloureux, au risque de ne pas avoir de retour et d’aide. C’est à ce moment, au moment où le silence ou la défiance s’installent, que la double peine est la plus douloureuse.

Un autre constat : il n’est pas certain que l’écoute des professionnels soit satisfaisante. Hier, deux personnes présentes en faisaient le douloureux constat : l’absence de compréhension, et de ce fait la négation de la violence réelle et à venir, renforcent encore la souffrance, le mutisme, le sentiment de ne pas être, la volonté de s’effacer, voir de disparaître.
S’il est urgent de demander plus de formations pour les professionnels (magistrats, avocats, forces de police, personnel soignant…), il est nécessaire aussi de ne pas en attendre plus que ce que l’absence de formation permet : le doute face aux souffrances des victimes de violence psychologique. Mais il est encore plus difficile d’entendre, de la part d’un professionnel : « Si c’est si violent, pourquoi ne pas être parti(e) avant…? ».

Lors du groupe nous avons eu un témoignage très fort ; celui d’un adulte, enfant d’un parent toxique, interdit de repères, interdit de construction, interdit d’être. Un témoignage incisif sur sa vie, son parcours, les conséquences de cette violence et la descente aux enfers. Un témoignage dont il reste ceci, entre autres : « Mais je l’aime. C’est mon père. Je sais ce que j’ai vécu, mais je l’aime ».
Aimer ne veut pas dire accepter, ne veut pas dire pardonner. Aimer est encore un autre sentiment. Et l’on ne peut interdire à un enfant d’aimer son parent, d’autant plus quand il est conscient de qui est vraiment son parent.

Je souhaite partager avec vous ces mots reçus ce matin par une des participantes au groupe :

« Connaissez-vous ces paroles de Simone Weil qui, depuis plusieurs décennies, m’ont accompagnée ? Je pense qu’elles pourraient aider aussi beaucoup des personnes qui étaient chez vous hier après-midi.

« La sensibilité de l’innocent est comme du crime sensible. Le vrai crime n’est pas sensible. L’innocent qui souffre sait la vérité sur son bourreau, le bourreau ne la sait pas. Le mal que l’innocent sent en lui-même est dans son bourreau, mais il n’y est pas sensible. L’innocent ne peut connaître le mal que comme souffrance. Ce qui, dans le criminel, n’est pas sensible, c’est le crime. Ce qui, dans l’innocent, n’est pas sensible, c’est l’innocence.
(…) La pureté est absolument invulnérable en tant que pureté, en ce sens que nulle violence ne la rend moins pure. Mais elle est éminemment vulnérable en ce sens que toute atteinte du mal la fait souffrir, que tout péché qui la touche devient en elle souffrance. »
Simone Weil, La Pesanteur et la Grâce, Paris, Ed. Plon, 1948, pages 77 et 79. »

 

DATES À VENIR : 

Le 17 mai je suis invitée pour une conférence – débat ayant pour thème les violences psychologiques, et la rage narcissique, et le moment où « tout bascule ».
Cette conférence est organisée par Dominique Vibrac. Elle aura lieu au Baromaîtres, 24 rue Nicolaï, 75012 Paris, à 19h. Les inscriptions sont à faire auprès de Dominique Vibrac, au 06 08 64 18 10.

Le 21 mai, une journée consacrée aux violences psychologiques est organisée à Orléans.
J’animerai le matin (10h – 12h30) une conférence consacrée aux violences psychologiques, suivie l’après-midi d’un débat dont le thème est : les conséquences de la violence psychologique sur les enfants.
Réservation par mail à : conferencecvp@gmail.com
Tarifs :
Pour la journée entière : 10 €
Pour la conférence : 5 €
Pour le débat : 7 €

Le 27 mai, un après midi de formation est proposé à Boulogne Billancourt, de 14h à 18h.
Thème : Confiance en soi, estime de soi, amour de soi… Comment les retrouver, comment les ancrer ?
Cette formation se déroule en deux temps : un débat autour de la confiance en soi, de 14h à 15h30, puis des exercices pratiques, mises en situation, et partages, de 16h à 18h.
Informations et inscriptions auprès de : annelaurebuffet@gmail.com

Le 30 mai un groupe de discussion s réunit autour du sujet : Harcèlement au travail et burn out.
Ce groupe sera co animé par Michel Goussu, victime de harcèlement au travail, ayant connu le burn out, et qui out fait par de son expérience dans une auto fiction : Le poisson pourrit par la tête, aux éditions du Castor Astral.

Enfin, le 6 juin, un groupe de discussion se réunira.
Nous reprendrons les thèmes de cette année en partageant les expériences et témoignages de chacun, les constats, les évolutions des uns et des autres face à cette violence.