QUE VOYEZ-VOUS ?

Racontez cette toile.
Qui sont ces personnages ? Que font-ils et où se trouvent-ils ?
Quelle est leur histoire ?
A vous de jouer – A vous d’écrire.
(aucune contrainte en nombre de signes, lignes…)

L’équipe de CVP adressera aux auteurs des trois meilleurs récits une fiction (en PDF) sur la relation mère – enfant. Les trois récits seront publiés avec l’accord des auteurs sur ce site.

Pour participer : AVANT LE 15 OCTOBRE :
en commentaire SUR LE BLOG ou par mail à : associationcvp@gmail.com en indiquant : PARTICIPATION A : QUE VOYEZ-VOUS ? 

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DEUIL, ACCEPTATION, PARDON – NOTE DE SYNTHÈSE

Que veut dire « faire son deuil » ?

Le mot ‘deuil’, qui dérive du latin ‘dolus’, déverbal de ‘dolere’ (souffrir), désigne, au Xe siècle, la douleur ou l’affliction que l’on éprouve lors de la mort d’un proche.

Au XVe siècle il désigne aussi le décès, la perte d’un être cher. Il aura également plus tard divers sens plus ou moins figurés, tous liés à la mort ou à une grande tristesse.

C’est dans la première moitié du XIXe siècle qu’apparaît notre expression qui ne s’applique d’abord qu’à une chose -qui peut disparaître, mais ne meurt pas- avant, bien plus récemment, de s’utiliser aussi à propos d’une personne.
 Elle marque bien la difficulté qu’il y a à accepter la perte d’une chose à laquelle on tenait beaucoup ou d’un proche et, pour ce dernier, à se faire à l’idée de ne plus jamais le voir, la résignation n’étant qu’un sentiment forcé, non naturel, une acceptation par obligation.

Un des points essentiels est de se réapproprier ce qui s’est passé.

Le deuil renvoie à toute la palette des apprentissages de la perte. Il en résulte une grande diversité des réactions possibles. Il n’existe pas d’attitude « bonne », et la seule réaction « mauvaise » est de laisser les difficultés – une fois comprises – s’enfermer dans un cercle de souffrance inaccessible mais agissant.

LIRE LA SUITE DE LA SYNTHÈSE

LA VIOLENCE ECONOMIQUE

arrêt maladie,gestion de la sécurité sociale

La violence psychologique s’accompagne très souvent de violence économique. Le bourreau va s’employer à couper les vivres de la victime, à la déposséder, à l’obliger à des dépenses considérables et des investissements disproportionnés. Il va exercer un chantage à l’argent, tenir les cordons de la bourse comme on tient une laisse, tirant dessus régulièrement pour mieux retenir sa proie. Et il ne supporte pas de devoir quoi que ce soit, à qui que ce soit – que lui soit condamné à payer, il en perd tout contrôle et cherche encore plus à détruire. Il ira jusqu’à renoncer à ses enfants plutôt que de verser un centime, si cela lui est possible.
Et c’est à la victime de régler tous les frais.
L’addition est extrêmement lourde.

La société, qui n’entend pas, n’accompagne pas, ne prend pas en charge ces victimes ou ne propose que peu d’aides, devient complice par défaut des bourreaux. Elle peut bien souvent et par refus de voir, d’entendre et de s’impliquer, aggraver des situations déjà dramatiques.
Les victimes se retrouvent perdues, sans savoir à qui s’adresser. On leur conseille de lancer une procédure. Mais une procédure coûte cher. Très cher. Et dure très longtemps. Qui va payer, pendant combien de temps, et comment ? 2000, 3000, 10.000 €, parfois bien plus. Il faut hypothéquer sa maison, vendre sa voiture, prendre plusieurs « petits boulots », courir, toujours plus, pratiquer le système solidaire encore mal encouragé – et souvent mal connu ou mal perçu.
On dit à ces victimes de se faire aider. Par qui ? A quel prix ? Et dans combien de temps ?
On leur conseille de (re)trouver un emploi. On leur dit RSA, CMU, CAF. On les abreuve d’informations incomplètes.
Et elles se retrouvent à nouveau blâmées, jugées comme « incapables de s’en sortir ».
Il est urgent que la société se réveille. Il est urgent d’aider ces victimes de terrorisme « ordinaire » et à huis-clos, de les considérer réellement comme des victimes, de mettre en place un moyen de les indemniser.
Comme pour la prise en charge des arrêts maladie suite à un burn out / dépression dû au harcèlement au travail, comme pour les victimes de terrorisme, qui peuvent être indemnisées par le FGTI, il faudrait inventer une indemnisation pour ces victimes de violence psychologique dans la sphère privée.

C’est la démarche de l’association CVP de contribuer à faire reconnaître et admettre cette urgence sociale et économique.

Si vous souhaitez adresser un témoignage : associationcvp@gmail.com

La violence sociale prend également un aspect économique. Beaucoup de victimes se retrouvent sans emploi, sans revenu. Ou elles travaillent avec leur bourreau, pour leur bourreau. Sans être déclarées. Sans reconnaissance sociale et fiscale, sans déclaration à fournir, alors qu’il va leur être demandé un salaire, des revenus, des cautions bancaires… Dépendantes financièrement de leur persécuteur, elles n’ont pas la possibilité de quitter le logement familial. Ce logement peut également être un bien commun, mais elles savent qu’elles vont devoir se battre juridiquement pour obtenir la part qui leur revient. Isolées, elles n’ont pas toujours la possibilité de se réfugier dans leur famille ou chez des amis. Si elles le font, c’est pour un temps très court. Déjà contraintes par la peur de partir, elles se sentent d’autant plus prisonnières qu’elles n’ont pas les moyens de partir.

Il s’agit de femmes, mais aussi d’hommes qui ont perdu leur emploi, qui travaillent en collaboration avec leur épouse, qui se retrouvent écrasés. Qui ont fait confiance, qui ont cru en l’amour que semblait leur donner leur compagne. Biens immobiliers communs, parts de sociétés… Ils ont investi l’argent qu’ils avaient et se retrouvent coincés dans des imbrogliolos bancaires et financiers. Ces victimes restent pour les enfants. Pour ne pas définitivement tout perdre.

Il s’agit encore d’enfants, la plupart du temps adolescents, jeunes adultes, étudiants, qui n’ont pas les moyens de se loger, de régler le coût de leurs études, de leur quotidien. Qui restent sous l’emprise d’un père – ou d’une mère – manipulateur, en espérant que « ça va s’arranger » quand ils auront enfin un travail. Un travail qui ne leur plaira pas, s’ils en trouvent un, mais qu’ils accepteront pour un salaire aussi maigre soit-il, pour fuir.

Il s’agit enfin de ces enfants devenus adultes, encore pris dans un schéma violent où se mêlent culpabilité face à un parent âgé et honte d’une enfance maltraitante, et se retrouvent spoliés, déshérités.

Extrait de Victimes de violences psychologiques : de la résistance à la reconstruction – Anne-Laure Buffet – Le Passeur éditeur

DATES DE RENCONTRE AVANT L’ÉTÉ

Les groupes de discussion s’arrêtent, comme chaque année, fin juin, pour reprendre en septembre.
Ci-dessous les dernières dates de rencontre juillet.
Renseignements : associationcvp@gmail.com

 

AVRIL

  • Samedi 30 avril : Groupe de discussion : LA PRISE DE CONSCIENCE ET LA RUPTURE. Groupe de 15h à 18h, à Boulogne (92).
    Informations et inscription : associationcvp@gmail.com

 

MAI

  • Dimanche 22 mai : SALON DU LIVRE DE VERNON – GIVERNY, château de Bizy, de 10h à 12h30 et de 14h à 18h30. Signature et rencontre. Château de Bizy, 27200 Vernon
  • Samedi 28 mai : Groupe de discussion : DEUIL, ACCEPTATION ET PARDON : de quoi est-on capable ? 15h à 18h – Boulogne Billancourt
    Informations et inscription : associationcvp@gmail.com

 

JUIN

  • Samedi 25 juin : Groupe de discussion : ÊTRE SOI : se (re)découvrir et être serein.
    Informations et inscription : associationcvp@gmail.com 15h à 18h – Boulogne Billancourt

INTERVIEW: DÉFINIR LA VIOLENCE PSYCHOLOGIQUE

Une interview de Anne-Laure Buffet sur la violence psychologique, ses conséquences, et les conséquences sur les enfants, par Jean-Jacques Bitton.
Ecouter l’interview

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J’EN APPELLE À LA JUSTICE – TÉMOIGNAGE

Justice

Aujourd’hui, 8 mars 2016, journée internationale du droit des femmes.
A cette occasion, nous partageons ce témoignage d’une femme abîmée, abusée par la violence conjugale, sous toute ses formes ; et surtout avec elle nous en appelons à la Justice bien trop lente, longue, qui n’entend pas, qui refuse de voir, qui trop souvent laisse des femmes – des familles – dans une situation de grande souffrance sans agir et juger de quoi que ce soit.

La prise de conscience, si longue et douloureuse.

« Aujourd’hui je suis ou plutôt je ne suis pas…J’ai honte de ce que je vais écrire, mais la seule issue qui pourrait me délivrer c’est la mort : la mienne ou la sienne ! Cette pensée est horrible mais à la hauteur de ma souffrance et de ma peur. 

Et s’il était le plus fort ? Et pourquoi cela changerait ?

Si j’osais je porterais plainte, car même si je suis toujours terrorisée par son emprise et ses réactions, même si l’affect n’est pas totalement effacé, cette démarche me semble légitime. Il m’a démolie, vidée de toute substance de vie, de mon énergie…mais aurais-je la force et le courage de l’affronter, je ne sais pas, cela fait si peur, comment faire, comment croire que l’on me croira ?

Mourir serait moins épuisant pour moi. Alors lui ou moi ?

L’appréhension, l’inquiétude, l’angoisse, de devoir à nouveau raconter mon histoire, mes silences, mes souffrances, mes non-dits…Mon incompréhension devant cette violence infligée petit à petit par celui que je croyais être l’homme de ma vie !

La prise de conscience devrait être une délivrance, mais l’évidence du traumatisme me donne envie de disparaître tellement la honte et la culpabilité sont présentes. Mais au fond, honte et coupable de quoi ? De n’avoir rien vu, d’avoir accepté, d’avoir douté, d’avoir tenté de fuir et de m’être laissée mieux rattrapée, sans menotte, ni chaîne, mais pourtant complètement ligotée, ficelée, cadenassée, tout en croyant disposer d’une grande liberté ! Même les chaînes enfin brisées, je n’ai toujours pas retrouvé la liberté qui au fond il y a longtemps s’est égarée.

Un prince charmant est censé venir vous délivrer, celui que je croyais être le mien n’a fait que m’emprisonner, me façonner, me modeler à coups de « je t’aime mais… » ou « mais tu sais bien que je t’aime… ». Alors, telle une figurine en pâte à modeler, je le laisse me rouler, m’aplatir, m’étaler ou m’étirer, m’admirer ou me flatter, me caresser, me toucher, me secouer ou me jeter…de toute façon, quoi qu’il dise ou quoi qu’il fasse, il finira par me récupérer, et j’irai même jusqu’à le supplier.

Aujourd’hui, j’ai mis des mots sur mes maux : c’est un manipulateur pervers, le malade, c’est lui, c’est une pathologie !

…Quoi, lui, le malade ? Mais c’est moi qui suis hospitalisée, c’est moi qui me fais suivre par un psy ! A ça, le corps médical me répond : mais vous n’êtes pas malade, vous, vous êtes suivie car vous avez subi un gros traumatisme psychologique, vous êtes une victime.

La victime se fait soigner, le pervers est en liberté…mais où est la logique, où est la justice ? En clair, je vais devoir guérir en silence car la violence psychologique est improuvable…En clair, il faut guérir mais sans prévenir, sans se reconstruire, en sachant qu’il récidivera. Il faut ouvrir les tiroirs que j’ai fermés mais sans pour autant les vider de toute leur vérité qui de toute façon ne sera pas écoutée.

Il cherchera une autre proie qui lui permettra d’exister, car sans proie il n’existe pas. »

 

La plainte, tellement difficile…

« Une nouvelle étape voit le jour et quelle étape ! Il y a quelques jours j’ai écrit au procureur de la république et j’ai osé porter plainte contre mon bourreau, contre mon mari. Une démarche qui, bien que terrorisante pour moi, est totalement légitime et essentielle pour peut-être enfin tenter de me reconstruire.

Comment ai-je pu me laisser autant berner, autant duper, je ne parviens pas encore à l’admettre. C’est insoutenable, insupportable, injustifiable, inacceptable, et totalement incroyable. Pourtant c’est la triste vérité et réalité, si j’ai mis 18 ans avant d’en prendre conscience, preuve à l’appui, ce n’est pas en quelques minutes qu’un juge qui ne l’a pas vécu en sera convaincu. 

Et puis, j’ai mis si longtemps avant d’en parler qu’il y a vraiment de quoi douter.

Ce n’est pas possible, comment ai-je pu ne rien voir, ne rien comprendre, tant le préserver, et comment ai-je pu résister autant d’années sans vouloir m’évader ? Quoique j’ai essayé. Mais je ne savais pas, je ne comprenais pas, je ne pouvais pas, je croyais que le problème c’était moi.

C’est dur d’être victime, même entourée, même soutenue, toujours cette peur de ne pas être crue par ceux qui ne l’ont pas vécue, et qui n’ont rien vu parce que je me suis tue. Qui ne dit mot consent…C’est faux, je ne pouvais que me taire sans être consentante. Je n’ai pas choisi ma vie, il m’a imposé la sienne, lui le maître, moi sa chienne.

Mon sort n’est plus entre ses mains, mais entre celles de la Justice, s’il en existe une, tout comme le sien.

 

La convocation et l’audition : espoir et angoisse.

Les gendarmes sont passés à la maison…Ni ma fille, ni ma nièce, alors présentes, n’ont compris cette arrivée en renfort. Elles ont eu peur : mais qu’avais-je bien pu faire ? Moi, j’étais au travail, et ma fille de m’appeler : « maman, la police est venue à la maison, ils étaient 4, j’ai eu peur, mais qu’est-ce qu’il se passe ? »

Mon audition durera 3 heures. Trois heures de questions très précises, souvent dures, très dures, crues, très crues…Et je ferai de mon mieux pour y apporter des réponses précises. 

J’ai mis le temps, trop de temps, mais aujourd’hui je ne regrette pas d’avoir enfin brisé le mur du silence. Il m’a vendu du rêve et m’a fait vivre un cauchemar. Je ne cesse désormais de me dire : ce n’est pas de ma faute, ce n’est pas de ma faute, ce n’est pas de ma faute…

Mais ça le deviendra si je baisse les bras et si je le laisse faire en continuant de me taire. Alors je ne me tais plus, alors j’ose parler, quitte à prendre le risque de ne pas être crue, moi je sais que tout ce que je dis, ce que j’ai subi, est vrai. 

Je suis coupable de n’avoir pas pu ou su agir plus tôt, coupable de m’être laissée emprisonner, coupable de l’avoir aimé au point d’en crever. 

Depuis mon audition, la machine s’est enclenchée, au début très rapidement, mais depuis, même si de nouvelles auditions ont eu lieu, je trouve le temps long, très long, trop long…Il n’a toujours pas été entendu.

Et là encore, en tant que victime, je devrais me sentir libérée et protégée, mais il n’en est rien. Cette attente interminable n’est source que de peur, d’angoisse, de doute, de cauchemars à répétition. Mon calvaire est toujours présent. Le paradoxe, c’est que j’aimerais qu’il soit rapidement convoqué, mais la peur de sa réaction me tétanise : et s’il pétait un plomb ? »

 

L’attente de la décision de justice : un enjeu au-delà des mots.

« Je dois y arriver et je vais y arriver parce qu’après tant d’années, j’ai enfin pris conscience de la vérité, celle que j’ai réussi à évacuer, celle qu’aujourd’hui j’ose aborder, j’ose évoquer sans me sentir coupable. Même si la démarche est longue et douloureuse, j’ai fait ce qu’il fallait faire, j’ai porté plainte. Cela fait un mois que je me suis adressée par courrier recommandé au procureur de la république. L’attente est longue, très longue. Eprouvante, très éprouvante, angoissante, très angoissante. Mais ma démarche est légitime, et même si je m’interroge et même si je doute de la suite que la Justice voudra y donner, je garde un espoir d’être enfin entendue, écoutée et respectée.

Même si j’ai peur, moi la victime…C’est un comble. Il est temps et important qu’il cesse d’agir en toute impunité. Une telle cruauté ne doit pas perdurer encore pendant des années. 

Bientôt un an que j’ai été auditionnée suite à la plainte que j’ai osé déposer…Une interminable et épouvantable attente. Une infernale attente. Qu’enfin il soit entendu…

Un an, ce n’est pas si long aux dires des enquêteurs, le dossier n’a pas stagné, il n’a fait qu’avancer, à la demande du procureur, de nombreuses auditions ont eu lieu tant mon dossier serait pris au sérieux.

Un an…moi j’ai le sentiment que cela fait 10 ans, mon corps crie au secours. J’ai beau manger et remanger, le poids n’a fait que dégringoler.

En plus de victime, je me sens clandestine, pas de changement d’adresse, pas de nom sur l’interphone ni sur la boîte aux lettres…

Je fais tout pour tenir le coup en attendant que la justice aille jusqu’au bout pour me redonner confiance et réparer mes souffrances. Je n’ai aucun désir de vengeance, je veux juste éviter le pire, qu’il recommence.

Le seul moyen de l’arrêter dans sa folie meurtrière et dans sa conviction de toute puissance, c’est que la Justice le condamne à enfin prendre conscience qu’il est grand temps qu’il se fasse soigner et j’ose même penser qu’il soit condamné. 

Je m’accorde encore ce droit de rêver que ma cause sera entendue et ce pour toutes les victimes qui n’ont pu l’être, soit parce qu’elles ne sont plus là, soit parce qu’elles n’ont pas pu alors qu’elles auraient toutes voulu. 

Il n’est pas facile d’être une victime, c’est très difficile, plus aisé d’être le coupable parce qu’il bénéficie de la présomption d’innocence.

Aujourd’hui je le dis encore il est plus facile d’être coupable, le coupable lui se sent invulnérable, ne doute de rien, n’a peur de rien, alors que moi victime je me sens coupable d’avoir subi ces maltraitances dans le silence de cette spirale infernale et diabolique.

Moi victime j’ai peur de tout, moi victime je ne vis pas je survis, alors que lui ne s’est vu poser aucun interdit. Je ne suis ni folle, ni menteuse, ni perverse, je n’attends pas d’argent, mais que ma cause soit entendue. Mon bourreau aura tout le temps et peut continuer tranquillement à se sentir tout puissant, pendant que moi sa victime je m’éteins doucement et que j’inflige cela à mes enfants. J’ai vécu l’enfer et l’horreur à cause de mon mari pervers et manipulateur, ma punition est de ne plus avoir droit au bonheur. 

J’ai bien conscience qu’il s’agit d’un dossier long et complexe, mais pour autant, épuisée, à bout de force, j’en appelle à la Justice… »

« AUJOURD’HUI JE DIS. POUR INFORMER » – TÉMOIGNAGE

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Aujourd’hui un jugement sera rendu.
Il s’avère qu’ « il »a demandé un « petit » droit de visite et d’hébergement sur mon fils.
« Petit » : 1 weekend sur deux et la moitié des congés scolaires… oups… c’est justement le temps que mon fils passe avec son père depuis 5 ans!
« Il » : je ne le nommerai pas bien entendu, mais « il » n’est pas le père de mon fils, « il » est un pauvre type qui a eu le malheur de se trouver sur ma route à un moment de ma vie où j’ai été faible et influençable. « il » n’est rien d’autre que cela,… une erreur de casting. Enfin, si, « il » est un « MPN » … cela pourrait presque être tendance d’en avoir fréquenté un… et bien non.
« Il » s’amuse à poster des vidéos sur internet adressées à mon fils qui bien entendu âgé de 6 ans ne va pas sur internet, « il » cherche à s’imposer dans sa vie, dans la nôtre s’inventant un attachement et une importance inexistants en réalité envers mon fils.
Certains « abrutis » croient en ses idioties, j’ai même lu un commentaire un jour disant « Oh lala, ce petit a de la chance d’être autant aimé ! » Vous êtes sérieux les gens, là ?! Pauvres sots… mais je peux comprendre : moi LUCIE la prem’s je me suis faite avoir par « il ». Pour ceux qui savent ce qu’est un MPN, Manipulateur pervers narcissique (c’est lui donner presque trop d’importance…parce en réalité « il » est un pauvre con), « ils » sont simplement tarés.
Assez parlé de « il ».
« Elle » s’appelle Anne Laure Buffet. Elle est présidente de l’Association CVP Contre la Violence Psychologique et la Perversion Narcissique. « Elle » m’a permis d’avancer, de comprendre l’incompréhensible. « Elle » est comme un ange gardien et je lui suis immensément reconnaissante pour le travail qu’elle fournit auprès de chaque victime. Elle informe, coach, guide, soutient, gronde quand il le faut.
C’est mon histoire, une partie de ma vie, mais ceci ne me définit pas. Aujourd’hui je dis, parce que je n’ai plus honte. Parce que j’ai compris, parce que je suis malgré moi devenue en quelque sorte experte du sujet… alors je dis, comme d’autres ont apporté leur témoignage qui m’ont permis de comprendre.
« Je » commence par dire que « je » l’emmerde. Simplement, sincèrement.
J’ai été victime d’un pervers narcissique, voilà, c’est fait. Mon fils aussi par la même occasion. J’ai été mise sous emprise. J’ai été manipulée, non pas parce que je suis conne, au contraire, mais parce que je suis aimante, tolérante, empathique. J’ai été mise sous emprise. J’ai été souillée et je suis passée pour une personne dépressive, malade, instable, méchante, menteuse:
« miroir, mon beau miroir, dis moi qui est le plus menteur ? »
J’ai souffert, beaucoup. De m’être trompée, d’avoir embarqué mon fils dans cette expérience de vie. Je m’en suis voulu, mais je ne m’en veux plus. Je n’ai pas de responsabilité dans la médiocrité de ce vil personnage gras et dégoûtant.
J’ai été contrainte de « fuir », déménager, pour m’éloigner… changer mon fils d’école, perdre mon travail…pour espérer avoir la paix. Cela ne choque personne ? Moi oui. Mais c’est ainsi.
J’ai été meurtrie dans ma chair, oui, je le dis. J’ai compris, comme un électro choc, dans quel merdier sans nom je m’étais mise le jour où j’ai appris que j’étais enceinte d’un MPN. Révélation. Je me suis sentie si mal, si malheureuse, j’ai pris ce jour la mesure de la toile qui était tissée autour de moi. J’ai souffert dans mon cœur et dans mon corps ce jour où j’ai été hospitalisée pour ôter de moi cette moitié de monstre. Mais c’était aussi la moitié de moi… pourtant je me suis sauvée ! Je m’en félicite chaque jour.
« Je n’ai pas pu garder cette graine qui était venue se loger au creux de mon ventre. En voilà une chose qu’ « il » ne m’aura pas prise… trop précieuse pour en faire cadeau. Je ne pouvais pas laisser la possibilité de lui faire ce qu’« il » m’a fait. Je ne pouvais permettre que cette graine puisse être un jouet, ni un instrument pour continuer à torturer. J’ai évité à cette graine qu’elle soit involontairement servile, inconsciemment soumise. Elle ne sera ainsi jamais petit lui, petit monstre, petit rien, aigris, avant d’avoir vécu, de ne pas avoir de vie, de ne pas avoir d’esprit, de ne pas avoir d’amis. De n’avoir pour tout espoir que celui de pouvoir mieux détruire ceux qui pourraient l’approcher. Cette graine ne sera pas porteuse de ses projections. Elle ne sera pas sa monstrueuse création. Je n’ai pu permettre d’engendrer cela.»
Alors “il” se venge ? Que fait-il d’ailleurs, cela n’a aucun sens, j’ai arrêté de cherché à comprendre. Ils sont tous pareil, plus ou moins tordus mais toujours aussi dérangés, comme s’ils avaient avalé la même notice, le même mode d’emploi. Ils sont sans surprise.
Alors aujourd’hui, sera rendu en justice le jugement sur sa demande de garde de mon fils… voilà entre autre ce que ce genre de personnalités pathologiques sont capables de faire. Incapables de gérer leurs caprices, leurs frustrations, se sentant au dessus de tout et tout le monde, cherchant à s’approprier les gens et les situations.
Quand j’en aurai fini avec ces lubies, je m’investirai à mon tour auprès de victimes. Je serai une oreille attentive et bienveillante. C’est important pour moi, de redonner à mon tour ce que j’ai reçu.
« Lui », c’est le père de mon fils. On a failli le perdre dans un grave accident de la route, il se bat chaque jour pour aller mieux. Il fêtera Noël à la maison avec sa famille et notre fils… Voilà qui est important et pour qui j’ai mis de côté chaque petite rancœur du passé, pour qui je ferai tout pour qu’il aille bien… parce que voir la bouille de mon fils heureux de retrouver son papa et me dire « papa c’est le plus beau et le plus fort »… cela n’a pas de prix.
Et toi pauvre fou,
“Tu vois, plus j’y pense, et plus pauvre néant te va comme un gant. Pauvre de sentiment, vide de tout, tu es bien cela, un pauvre néant, imbu de lui-même et de ce qu’il croit être de l’intelligence, de la supériorité. Ce qui n’est en sommes que de la démence. Tut tut, mon p’tit bonhomme, ne t’emballe pas. J’ai dit démence ? Moi ? J’aurais osé ? Dieu que c’est vilain, pardonne-moi, je file au coin. Je reviendrai quand j’aurai compris.
J’ai compris.”