MOBBING AU LUXEMBOURG

Selon l’asbl présidée par Marcel Goerend, 11.400 salariés auraient été en situation de harcèlement moral en 2012.

La détresse ressentie par les salariés concernés entraîne fréquemment des incapacités de travail: l’an dernier, plus de la moitié (54%) des personnes se disant victimes de mobbing et ayant sollicité l’aide de l’asbl étaient en arrêt de travail lors de leur première consultation. En moyenne, leur absence dure près d’un mois (3,75 semaines).

VOIR L’ARTICLE DE PAPERJAM

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GROUPE DE PAROLE CONTRE LE HARCÈLEMENT AU TRAVAIL EN AVIGNON

À l’hôpital de Montfavet, à Avignon, un groupe de parole, animé par le psychiatre Jean Rodriguez et la psychologue Mélanie Ragot, aide les victimes à sortir de l’isolement. Une rencontre, deux lundis par mois, où la parole des salariés, issus de tous les domaines d’activités, se libère.

« Quand la parfumerie où je travaille depuis vingt-deux ans a été rachetée, on s’est mis à avoir des objectifs à tenir heure par heure. Il fallait faire 5 % de plus que l’année précédente à la même heure, parfois 20 %. Si on ne fait pas le chiffre, on nous dit “attention, il y a un poste de trop”. Il faut se justifier toute la journée, pourquoi on a vendu tel produit et pas tel autre, pourquoi on n’a pas vendu plus. J’allais au travail en pleurant, raconte l’esthéticienne en arrêt maladie, pour dépression, depuis novembre. Dans la boutique, deux autres filles sont aussi malades. » Malades de leur travail… Une histoire parmi tant d’autres. Deux lundis matin par mois, autour d’un café qui réconforte, une dizaine de victimes de harcèlement au travail se retrouvent à l’initiative du psychiatre Jean Rodriguez et de la psychologue Mélanie Ragot, au centre hospitalier de Montfavet.

« Une violence insidieuse, pas toujours bien comprise »

Le rendez-vous est, pour beaucoup, devenu un rituel rassurant. Pour sortir de l’isolement, témoigner, se reconstruire et trouver la force de lutter contre cette violence insidieuse, pas toujours bien comprise des autres et dévastatrice. « On perd ses repères, on culpabilise, on croit devenir fou, si on n’en parle à personne, le pire… » La voix d’une femme se noue dans une émotion encore à vif. « C’est un système totalement pervers qui isole, le partage d’expériences rend plus fort », assure Jean Rodriguez, effaré de la multiplication des cas. « Personne n’y échappe, les employés comme les cadres. » Une grande lessiveuse qui essore les salariés dans un système économique rendu plus précaire encore avec la crise. « L’organisation du travail génère le harcèlement« , explique Jean Rodriguez, d’un ton très militant. Avant, on suivait sa tâche de bout en bout. Aujourd’hui, c’est la finance qui prime, on perd le sens de ce qu’on fait. Seul compte le résultat. On isole les syndicats, on rabote les lois sociales, même l’Accord national interprofessionnel (ANI) va dans ce sens. L’humain ne compte plus. »

« On prend tous des cachets contre l’anxiété »

Des salariés malmenés, meurtris, choqués qui, tous, dans leur histoire singulière, décrivent la même mécanique implacable qui les a broyés, comme une lente descente aux enfers. « Vous savez, ici, on prend tous des cachets contre l’anxiété… » « Je ne savais même pas ce qu’on me reprochait, on m’empêchait de parler à la DRH », confie Sandrine, vendeuse en boulangerie. D’abord des insultes devant les clients, des chefs odieux, « des roquets puis des rottweillers », et les coups qui tombent… « À la gendarmerie, pour recevoir ma plainte, on m’a dit qu’on ne m’avait pas fait assez mal… »

Des affaires pendantes au tribunal

Il y a aussi Laurence, vendeuse en hypermarché, qui a besoin d’horaires aménagés pour s’occuper de son enfant handicapé : « La DRH a demandé à mes collègues de me faire craquer. C’était diviser pour mieux régner. Ma plainte est bloquée au tribunal. L’enseigne est un des plus gros employeurs de la région… » Même Sophie, infirmière dans cet hyper a payé ce management « autoritaire » : « Aujourd’hui, je ne soigne plus, c’est moi qu’on soigne… » Ou Mireille, trimballée de service en service, sans explication, à France Télécom. Et encore, ce syndicaliste accusé de vol par un patron qui veut se séparer de lui. « L’enquête a prouvé que c’est le patron qui avait organisé le vol, le dossier est toujours bloqué en justice », déplore Jean Rodriguez.

Pour que le harcèlement soit reconnu maladie professionnelle

Quand les victimes craquent, le chemin de croix n’est pas fini. Plaintes non reçues, médecins sceptiques, « il faut qu’ils prennent leurs responsabilités », lance le psychiatre dont le combat est que le harcèlement soit validé maladie professionnelle. Ni la médecine du travail ni la Sécurité sociale ne reconnaissent le harcèlement comme accident du travail. Ou alors, à force de procédures longues, usantes et hasardeuses.

Un salarié harcelé : « Il a monté mon équipe contre moi »

« La justice est très frileuse, dénonce-t-il. Les décisions des prud’hommes d’Avignon sont presque systématiquement cassées en appel à Nîmes. » Pourtant, les cas douloureux se multiplient. « Après 27 ans de boîte, j’ai voulu me suicider, mon travail me tenait tellement à cœur, témoigne, avec beaucoup d’émotion, Dominique. D’un seul coup, du matin au soir, je recevais des ordres à l’envers, le chef faisait du zèle et me disait : “Tu vois, un col blanc, c’est intouchable !” Il a monté mon équipe contre moi. Ils ont dit que je les battais… » Usure, larmes, Dominique est en arrêt depuis deux ans. « Mais c’est important de se battre contre l’injustice et de témoigner. » Autour de la table, on s’écoute, on s’aide, on rigole aussi. La vie reprend son cours, petit à petit…

OÙ COMMENCE ET COMMENT FINIT LE HARCÈLEMENT ?

« Le harcèlement n’est jamais involontaire. S’il a lieu entre collègues, c’est toujours avec la caution de l’employeur », prévient le psychiatre, qui a des dizaines d’exemples en tête. « Or, il est tenu de préserver la santé mentale et physique des salariés, c’est dans la loi. » Ordres et contre-ordres, petites et grandes humiliations quotidiennes devant les collègues, remise en cause constante de votre travail, de votre efficacité, interdiction qu’on vous adresse la parole, mensonges, objectifs inatteignables, surveillance intempestive… La liste est longue et interminable des actes de harcèlement.

Une méthode de management

« Le harcèlement est même devenu une méthode de management pour se débarrasser de salariés sans indemnités. Un système cynique et organisé », dénonce Jean Rodriguez, qui cite le management par la terreur plus “rentable” que le management participatif. « Et on l’enseigne ! Je connais des gens qui ont arrêté leur formation de DRH quand ils ont vu ce qu’on leur demanderait de faire… »

Pas reconnu comme maladie professionnelle

« On ne dort plus, on ne pense plus qu’à son travail, à son chef, on doute de tout, de soi, des autres… », décrit Jean Rodriguez, qui accompagne des centaines de harcelés. Et puis, s’installent les symptômes d’anxiété post-traumatique, la dépression. « Dans les cas les plus graves, ça va jusqu’à l’invalidité permanente ou jusqu’au suicide, comme à France Télécom, par exemple. » Pour le psychiatre, il faut absolument que le harcèlement au travail soit reconnu comme accident du travail et maladie professionnelle, comme le sont certains cancers de l’amiante. « Il n’entre pas dans les maladies répertoriées comme le stress post-traumatiques ou le burn-out. »La CPAM rejette systématiquement les demandes en ce sens « et la médecine du travail est soumise aux employeurs ».

Devenue la spécialiste du harcèlement au travail sur Avignon, où elle suit une centaine de dossiers, maître Bénédicte Anav admet : « C’est très compliqué de le faire reconnaître, ça représente un cas sur deux aujourd’hui, les tribunaux sont épidermiques. Il faut dire aussi qu’il y a beaucoup d’abus. Moi, je retiens deux dossiers sur dix qu’on me présente. » Car des heures supplémentaires non payées, des jours de congés refusés ou une dispute, ce n’est pas du harcèlement. « Il faut qu’il y ait une dimension perverse, difficile à prouver. »

Accumuler des preuves

C’est là que l’avocat intervient pour bétonner le dossier avec des attestations, des certificats médicaux, des preuves. « Il faut en accumuler le plus possible, on est dans le subjectif », explique l’avocate qui vient de gagner trois dossiers devant les prud’hommes. « Avec 180 000 € dans un cas. » Trois dossiers partis en appel à Nîmes, « on est tombé à 50 000 € ». La justice est frileuse. « Avec la crise, le harcèlement est devenu une façon de licencier. Ça touche toujours à une fragilité du salarié. On a envie de dire qu’il suffirait de taper du poing sur la table pour se faire respecter. Ce n’est pas toujours si facile… »

TOUT L’ARTICLE DU MIDI LIBRE

UN CODE DE CONDUITE CANADIEN CONTRE LE HARCÈLEMENT AU TRAVAIL

Les canadiens disposent maintenant d’un code de conduite, référence obligatoire pour les DRH et les employeurs, en cas de plainte pour harcèlement au travail.

Voir l’article complet dans lapresse.ca

HARCELÉ À PERDRE LA RAISON, OU LA TERRIBLE SOUFFRANCE DU JARDINIER

C’est un documentaire glaçant. Harcelé à en perdre la raison, le dernier film de Daniel Kupferstein (ACT Média Diffusion), raconte l’histoire de Jean-Michel Rieux, employé municipal à Béziers (Hérault). Victime de harcèlement moral au travail, il entame une descente aux enfers qui s’achève dans la folie et par un drame mortel.

Il est rare de voir un documentaire avec autant d’émotion. « Harcelé à perdre la raison » dévoile la descente aux enfers de Jean-Michel Rieux, jardinier municipal, rendu fou de désespoir par le harcèlement de ses supérieurs hiérarchiques et de quelques collègues. Il tuera sa femme et ses deux enfants en 2003, et se pendra dans sa cellule quelques jours plus tard.

Chronique du fascisme ordinaire

{…} Or le climat y est délétère, pour lui même comme pour ses collègues soumis à la bêtise humaine la plus noire, au racisme, au fascisme ordinaire. Jean-Michel Rieux affronte seul les moqueries incessantes vis à vis d’un handicapé qu’il est de bon ton de relayer si l’on ne veut pas d’ennuis. Il ne rit pas non plus de la plaisanterie quotidienne exigeant que l’un d’eux, le plus faible, toujours le même,  baisse son pantalon pour vérifier « qu’il en a ». Lui même fait l’objet d’attaques racistes car sa femme est d’origine algérienne. Un tract placardé pendant trois semaines dans le vestiaire des espaces verts, inaccessible car mis sous clé, instaure un nouveau permis de conduire : « si vous écrasez un Arabe : + 2 points, le couple : + 3 points, la femme avec la poussette : +… ». Alertée par Jean-Michel Rieux, le médecin du travail, Marie-Hélène Delhon, peine à recopier cette infamie et cherche à rencontrer le chef de service sur le champ. Peine perdue, il est absent.{…)

 Marie-Hélène Delhon, médecin du travail, a suivi cette affaire de bout en bout. Elle en a écrit un livre, témoignage essentiel.

Voir également l’article complet de Françoise Degert. 

Le site dédié au combat des parents de J.Michel pour faire reconnaître son harcèlement moral au travail : affairerieux

Le film sera diffusé  :

– Mardi 7 mai à 20H30, au cinéma Le Méliès 12, rue Denis Papin à Port de Bouc (13)

– Samedi 25 mai à 15 h 30, à la Bibliothèque Kateb Yacine 202 Grand Place à Grenoble (38)

– Lundi 27 mai à 18H (à confirmer), Salle Rabelais 27 Boulevard Sarrail à Montpellier (34)

– Jeudi 13 juin à 20h30, dans le cadre des jeudis de Chroma, au cinéma Le Royal 409 avenue Felix Geneslay Le Mans (72)

On peut également se procurer le DVD, 15 € + frais de port, en le commandant par mail 

à Daniel Kupferstein :  danielkup@hotmail.fr

Pour le livre, 20€,  écrire à Marie-Hélène Delhon :docteurmhdelhon@laposte.net

L’ADDITION S’IL VOUS PLAÎT


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– Kleenex (innombrables)

– Heures perdues à attendre, heures perdues à trembler

– Famille, amis, perdus de vue ; ceux qui fuient quand la parole se libère, conscients de ne rien pouvoir faire et trop lâches pour assumer

– Appels aux avocats, aux thérapeutes. Les rendez-vous, les minutes dans les salles d’attente, les trajets la peur au ventre d’entendre qu’on ne peut rien pour vous, que c’est votre faute

– Médicaments contre la migraine, contre l’insomnie, contre l’anxiété, contre toute somatisation, jusqu’aux plus graves, aux plus handicapantes

– Temps passé à se dire : « Pourquoi ? »

– Tribunal ; et les dossiers à constituer, les photocopies à faire, les accusés de réception à envoyer, ceux à aller chercher, les convocations sans raison, les convocations exigées, mais auxquelles il faut se présenter sans paniquer

– Déjeuners et dîners reportés, annulés, évités, et les soirées seul(e) devant la télé, sans arriver à la regarder, sans pouvoir se concentrer

– Jours d’insultes et nuits de cauchemars. Et les marques sur le visage, celles du temps, celles de la peur, celles des coups qui ne s’effacent plus

– Perte d’un travail. L’incapacité à en trouver un autre ; l’impossibilité d’en chercher un autre ; la certitude d’être incompétent

– Déménagement ; et un quotidien à rebâtir, sans pouvoir imaginer de quoi chaque jour sera fait, de quoi le réfrigérateur sera rempli, et comment l’électricité sera payée

– Cigarettes ; toujours plus. Un paquet fumé, c’est plus d’un billet de 5 € coincé pour toujours dans vos poumons

– Téléphone ; un forfait qui est devenu illimité. Les minutes à réfléchir avant de décrocher, avant de répondre, sans se mettre à pleurer. Les numéros qui changent mais finissent par être retrouvés. Un nom qui revient, et un tremblement qui reprend

– Vacances gâchées, vacances reportées, vacances annulées. Le repos impossible à trouver tant l’estomac est noué, l’esprit préoccupé

– Expertises sociales, psychologiques pour vous faire aider, quand vous pouvez encore les payer, si vous avez pu un jour les payer. Si vous avez osé les demander, quand enfin vous avez compris que ce n’est pas vous le (la) malade

– Flics mal informés, mal préparés, auxquels il faut raconter, en pensant perdre encore du temps

– Enfants à consoler, à protéger, à rassurer, à soigner, à gâter, à retrouver

– Le temps, toujours le temps, qui file entre vos doigts, jusqu’au jour où il n’y a plus de temps

… et les honoraires des avocats qui tombent ; les ordonnances des médecins qu’il faut régler ; les assurances qui ne couvrent rien, et surtout pas le temps perdu à essayer de vivre…

Vivre avec un pervers narcissique a un coût. La facture est considérable. Incalculable.
On la paye avec lui. On la paye après lui. Mais qui règle ensuite ce que chaque victime pourrait demander en simple indemnité ?

©Anne-Laure Buffet
annelaurebuffet@gmail.com

LES 45 AGISSEMENTS CONSTITUTIFS DU MOBBING

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Heinz Lehmann, sociologue et psychosociologue suédois, a défini en 1993 les 45 critères permettant de déterminer le mobbing (harcèlement, particulièrement sur le lieu de travail).

Il s’agit de l’enchaînement, sur une période dépassant 6 mois, de propos et/ou d’agissements hostiles, exprimés ou manifestés en général plusieurs fois par semaine, par un ou plusieurs protagonistes envers une tierce personne.

On distingue 5 catégories de comportements répétitifs à l’égard d’une personne « mobbée » :

  • I. Empêcher la victime de s’exprimer,
  • II. Isoler la victime,
  • III. Déconsidérer la victime,
  • IV. Discréditer le travail de la victime
  • V. Compromettre la santé physique de la victime.

Plusieurs facteurs de risques semblent ainsi être constitutifs des cas de mobbing:

  • le sentiment de la victime de ne pas avoir d’alternative à son poste et la crainte de le perdre
  • un mauvais climat social dans l’entreprise une communication déficiente et un manque de soutien social et de solidarité
  • une équipe dans laquelle règnent la frustration, la jalousie et la volonté de trouver un bouc émissaire
  • un travail stressant, comportant des rythmes soutenus et une organisation du travail floue, dont les rôles et les tâches ne sont pas bien définis (dans ces conditions, il est difficile de trouver du temps pour communiquer et pour essayer de résoudre les conflits)
  • une équipe constamment sous pression (surcharge de travail) ou placée en situation de concurrence, ou au contraire un manque de travail.

Les conséquences pour la victime « mobbée »

Cela peut provoquer une forme de stress. S’il s’accumule et que la personne n’a pas de période de repos complet, c’est nuisible pour son organisme. Elle risque de souffrir d’hypertension et peut tomber dans des comportements addictifs (alcool, tabac, prise de médicaments…).
Sur le plan psychique, on remarque des états anxieux et des insomnies. L’individu ressasse et n’arrive plus à se concentrer. C’est le cercle vicieux vers la dépression pouvant mener parfois jusqu’au suicide.

I. Empêcher la victime de s’exprimer
1. Le supérieur hiérarchique refuse à la victime la possibilité de d’exprimer.
2. La victime est constamment interrompue.
3. Ses collègues l’empêchent de s’exprimer.
4. Ses collègues hurlent, l’invectivent.
5. Critiquer le travail de la victime.
6. Critiquer sa vie privée.
7. Terroriser la victime par des appels téléphoniques.
8. La menacer verbalement.
9. La menacer par écrit.
10. Refuser le contact (éviter le contact visuel, manifester des gestes de rejet…).
11. Ignorer sa présence par exemple en s’adressant exclusivement à des tiers.

II. Isoler la victime
12. Ne plus lui parler.
13. Ne plus se laisser adresser la parole par elle.
14. Lui attribuer un poste de travail qui l’éloigne et l’isole de ses collègues.
15. Interdire à ses collègues de lui adresser la parole.
16. Nier la présence physique de la victime.

III. Déconsidérer la victime auprès de ses collègues
17. Médire d’elle ou la calomnier.
18. Lancer des rumeurs à son sujet.
19. Se gausser d’elle, la ridiculiser.
20. Prétendre qu’elle est atteinte d’une maladie mentale.
21. Tenter de la contraindre à un examen psychiatrique.
22. Railler une infirmité.
23. Imiter la démarche, la voix, les gestes de la victime pour mieux la ridiculiser.
24. Attaquer ses convictions politiques ou ses croyances religieuses.
25. Se gausser de sa vie privée.
26. Se moquer de ses origines.
27. La contraindre à un travail humiliant.
28. Noter le travail de la victime de façon inéquitable et dans des termes malveillants.
29. Mettre en question, contester les décisions de la victime.
30. L’injurier dans les termes obscènes et dégradants.
31. Harceler sexuellement la victime par des gestes et des propos.

IV. Discréditer la victime dans son travail
32. Ne plus lui confier aucune tâche.
33. La priver de toute occupation et veiller à ce qu’elle ne puisse en trouver aucune par elle-même.
34. La contraindre à des tâches totalement inutiles et/ou absurdes.
35. Lui donner sans cesse des tâches nouvelles.
36. La charger de tâches très inférieures à ses compétences.
37. Lui faire exécuter des travaux humiliants.
38. Confier à la victime des tâches exigeant des qualifications très supérieures à ses compétences, de manière à la discréditer.

V. Compromettre la santé de la victime
39. Contraindre la victime à des travaux dangereux ou nuisibles à sa santé.
40. La menacer de violences physiques.
41. L’agresser physiquement, mais sans gravité, « à titre d’avertissement ».
42. L’agresser physiquement, sans retenue.
43. Occasionner volontairement des frais à la victime dans l’intention de lui nuire.
44. Occasionner des dégâts au domicile de la victime ou à son poste de travail.
45. Agresser sexuellement la victime.