CYCLE DE CONFÉRENCES DU 27 AU 29 SEPTEMBRE – LA RÉUNION

Anne-Laure Buffet, coach et thérapeute, Présidente de l’association CVP, est invitée par Les amis de la Réunion pour un cycle de conférences, du 24 au 30 septembre. 

Le Tampon : mardi 27 septembre, campus sud de l’université amphi Olympe de Gouges : La violence psychologique : un processus de destruction intime et indicible

Saint-Paul : mercredi 28 septembre, village Corail de saint-gilles : Les enfants victimes de violence psychologique : quelle prévention, quel avenir ?

Saint-Denis : jeudi 29 septembre, campus nord de l’université amphi Lacaussade : Victimes de violence psychologique : rompre le lien et se reconstruire


Horaires : 18 h 15 min – 20 h 00 min
Contact : Les amis de la Réunion

RÉSUMÉ DES CONFÉRENCES

1/ La violence psychologique : un processus de destruction intime et indicible: 

La violence psychologique est un processus de destruction psychique, permettant à celui ou celle qui acte cette violence d’avoir une emprise sur sa victime (emprise psychologique, physique, matérielle, économique, sexuelle …).

Elle est insidieuse, invisible pour l’entourage, permanente. Elle se construit toujours sur le même schéma : tension, crises, justification, lune de miel… jusqu’aux nouvelles tensions. Elle repose sur une relation disproportionnée dans laquelle un individu toxique va s’accaparer la personnalité de sa victime, tout en « l’objetisant » et la culpabilisant.

La victime se sent fautive de tout, se retrouve isolée, mutique, redoute le présent et n’imagine aucun avenir.

  • Qui sont ces victimes de violence psychologique ?
  • Comment se construit-elle ?
  • Quels en sont les effets à terme ?

 

2/ Les enfants victimes de violence psychologique : quelle prévention, quel avenir ?

Les enfants victimes de violence psychologique subissent une fracture psychique dans leur construction. Ils ne sont pas reconnus comme des êtres humains, et des enfants, à part entière ; ils sont la possession, et sous la domination, d’une autorité parentale et familiale dysfonctionnante, leur interdisant un développement et des réussites personnelles et individuelles.

  • Conséquences sur la santé, le développement physique, psychique, affectif et émotionnel ;
  • Conséquences scolaires (difficultés scolaires à déscolarisation, proies faciles au harcèlement …), sociales…
  • Notion de conflit de loyauté et de double contrainte : quand la rupture psychique et affective se met en place, quels sont les mécanismes de défense de l’enfant ?
  • Comment repérer un enfant en souffrance, et comment l’écouter et lui parler ?

 

3/ Victimes de violence psychologique : rompre le lien et se reconstruire: 

Etre victime de violence psychologique est un état avec lequel il est possible de rompre. C’est en premier lieu à la victime de pouvoir le faire, lorsque la prise de conscience se met en place ; lorsqu’également elle reçoit une écoute adaptée et juste lui permettant de structurer ses schémas de pensées différemment et de se réapproprier ses propres schémas, ses propres mécanismes, jusqu’à découvrir une personnalité dont elle a été tenue à l’écart : elle-même.

La rupture est longue et douloureuse. Elle oblige la victime à se confronter à elle-même, à son histoire, à ses proches, aux tiers, à la justice, à la société. Le cheminement vers la reconstruction et al découverte de sa personnalité pleine et entière se fait par étapes, et chaque victime doit accepter ce temps – temps qui lui appartient et qui ne peut être défini par avance.

  • Le processus de deuil : Les cinq étapes du deuil, la rupture avec le triangle dramatique, la résilience ;
  • La nouvelle vie et le vide à combler : la place difficile du nouveau compagnon, la notion de perte, de dépendance et de rupture du lien d’attachement, le piège de la « mauvaise madeleine » ;
  • Les accompagnements : thérapies, procédures juridiques, place au sein de la société ;
  • La difficile question du pardon.

Si vous souhaitez un contact, ou un rendez-vous, lors de ce séjour réunionnais : annelaurebuffet@gmail.com

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« MON ENFANT EST MANIPULÉ »

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Mercredi 21 octobre, un petit-déjeuner autour du thème « Mon enfant est manipulé » était proposé à Boulogne Billancourt. Ce thème ayant suscité beaucoup de demandes d’inscription, nous avons été plus nombreux que prévu. Et n’ayant pu répondre favorablement à toutes les demandes d’inscription, une autre date sera proposée début 2016. 

De nombreuses questions ont été posées lors de ce petit-déjeuner. L’une, essentielle, synthétisant cet échange : Comment protéger les enfants, comment leur faire prendre conscience de la manipulation ? A cette question essentielle, une seule réponse possible : en parlant. En leur parlant, en leur disant la vérité. Aussi brutale soit-elle à entendre, pour un enfant, et quand bien même il se tait, il se bouche les oreilles, il fait mine de ne pas entendre, il doit connaître la vérité. Elle fait partie de son histoire, de sa construction. Elle est sincère. Et l’enfant sent la sincérité. En étouffant la vérité, en pensant protéger soit par le silence, soit en continuant de dresser le portrait d’un parent parfait alors qu’il est toxique, la sincérité est impossible, et l’enfant le sent. Il en retient que si un de ses deux parents le manipule, lui fait du tort ou du mal, l’autre en fait tout autant soit en étant dans le déni, soit en mentant. N’étant protégé ni par l’un ni par l’autre, il se tournera alors vers le plus fort, le plus convaincant, le plus calme. Or, une personnalité manipulatrice est en apparences forte, convaincante, calme.

Outre les grands principes qui aident les enfants et permettent à un parent bienveillant de le protéger, il faut tenir compte de l’individualité de chaque histoire et de chaque situation. Savoir adapter son langage à l’âge de l’enfant, savoir le ramener au coeur de la discussion, en lui parlant de lui, et non de l’autre parent, savoir lui demander ce qu’il ressent, ce qu’il en pense… Savoir aussi, surtout, qu’un enfant ne répond pas toujours immédiatement, ou positivement, au message bienveillant qu’il va entendre. Mais ce message fait son chemin. Il est difficile, douloureux, car l’enfant doit prendre conscience que l’un de ses deux parents n’est pas un « bon » parent. Il est douloureux également pour le parent bienveillant, qui souhaiterait voir un miracle s’opérer, une transformation radicale se passer dans le comportement de l’enfant. Or, il ne faut pas oublier que face à lui, il a cette machine infernale qu’est la manipulation. Et que s’il lui a été difficile d’y résister, c’est aussi difficile, voir bien plus, pour un enfant.

Au cours de ce petit-déjeuner, comme lors de chaque groupe de discussion ou rencontre, les émotions sont nombreuses et le rire peut s’exprimer ou les larmes couler. « Je me sens moins seule », « Je sors du silence », « Je sais qu’ici je suis comprise, je peux être aidée », « il y a toujours un conseil qu’on peut suivre, une piste de réflexion à explorer »… Ces groupes en permettant l’échange, le partage d’expériences, les témoignages, l’ouverture et la rupture avec l’isolement, permettent d’envisager autrement une situation douloureuse, violente, étouffante.

Merci à tous les participants pour leur confiance.
Le prochain petit-déjeuner aura lieu le mercredi 2 décembre, avec pour thème « La place du nouveau compagnon ».
Informations et inscription : associationcvp@gmail.com

DONNER LA PAROLE AUX ENFANTS

lewis-hine-re-make_5Crédit photo Amy Andrews

 

Vous êtes ou avez été victime ou témoin d’une enfance maltraitée.
Vous êtes ou avez été sujet au conflit de loyauté.
Vous avez vécu le déni parental.
Vous n’avez pas compris, avez cherché à comprendre, à pardonner, à ne pas le faire.
Vous vous êtes construit sans repère parental.
Vous êtes encore dans l’incompréhension.

Vous voulez prendre la parole…

Merci d’adresser vos témoignages à associationcvp@gmail.com

UN MOIS DE FÉVRIER POUR LES ENFANTS

337231Crédit Photo Lewis Hine

Enfants de parents toxiques, enfants encore dans cette enfance malmenée, maltraitée, ou enfants devenus adultes, chargés d’un poids paralysant, consciemment ou inconsciemment… 

Ces enfants qui connaissent ou ont connu la maltraitance, physique, psychologique, sexuelle, ces enfants qui ont parfois connu une trop grande bienveillance, les protégeant de tout danger, les empêchant de se méfier, les obligeant au don et à la soumission, ces enfants qui sont interdits de devenir adultes, de passer de l’autre côté du miroir et de « comprendre », seront au coeur de la réflexion de CVP au cours du mois de février.

Les articles sur ce blog traiteront sous divers angles de ce sujet douloureux. Ces enfants qui n’osent dire, murés dans le silence que la famille et la société imposent ; ces enfants qui courbent le dos sous le poids des injonctions et des reproches ; ces enfants témoins d’une violence insidieuse ou manifeste ; ces enfants qui mettent encore de la couleur dans leurs dessins… mais quels dessins ? Ces enfants qui rêvent encore, sans pouvoir dire leurs rêves, et qui un jour n’en ont plus. Ces enfants objets du conflit de loyauté, obligés à détester un parent. Ces enfants à qui ont fait taire la vérité.

Ces enfants aussi qui grandissent, qui osent dire, qui osent résister, qui osent s’opposer. Ceux qui pardonnent et ceux qui ne le peuvent pas. Ceux qui oublient et ceux qui n’oublieront jamais. Ceux qui reproduisent, et ceux qui créent.
Ces enfants qui guérissent de leur enfance (1), ou qui la soignent ; ces enfants résilients qui transcendent leur souffrance (2). Ces enfants, toujours, dont la mémoire s’est effacée (amnésie post traumatique), et qui la remettent en lumière.

Ces enfants qui, tous, cherchent la même chose : vivre.

Le 21 février, le groupe de parole CVP aura pour sujet principal les enfants : Parents toxiques – Enfants maltraités, déni parental et conflit de loyauté.

Le 25 février, l’atelier portera sur la relation Parents – Enfants face à la manipulation et au conflit de loyauté : (Ré)Apprendre à communiquer avec ses enfants.

(Plus d’informations pour les groupes de parole et les ateliers : associationcvp@gmail.com)

J’interviendrai également sur Radio Fréquence Evasion avec pour thème de cette intervention les Parents toxiques.

Ci-dessous, une liste bien loin d’être exhaustive de quelques ouvrages abordant ce thème :

C’est pour ton bien, Alice Miller, ed. Aubier – Les racines de la violence dans l’éducation de l’enfant – « L’opinion publique est loin d’avoir pris conscience que ce qui arrivait à l’enfant dans les premières années de sa vie se répercutait inévitablement sur l’ensemble de la société… »

Le livre noir des violences sexuelles, Muriel Salmona, ed. Dunod

– Enfants de manipulateurs, Christel Petitcollin, ed. Guy Trédaniel – « le parent manipulateur est un usurpateur. Il ne développera jamais les compétences parentales indispensables pour que l’enfant se construise »

Et quelques fictions :

Jeremy est maltraité, coll. Ainsi va la vie (pour expliquer la maltraitance aux enfants)

Le petit vélo blanc, Cécile B., ed. Calmant-Lévy – « …personne n’a décrypté les dessins que Cécile a fait à l’école quelques mois plus tard, ces dessins qui criaient  » o scour… »

Ne dis rien à personne, suivi de Ils ont laissé papa revenir, Toni Maguire, ed. Le livre de poche

Au pays des kangourous, Gilles Paris, ed. Don Quichotte

Je t’appelais Maman chérie, Anne-Laure Buffet, ebook

Anne-Laure Buffet
associationcvp@gmail.com

(1) Guérir de son enfance, Jacques Lecomte, ed.Odile Jacob
(2) Les vilains petits canards, Boris Cyrulnik, ed. Odile Jacob

LORSQUE LE NOUVEL AUTRE EST TOXIQUE

1779987_10152212663169932_1578744927_nMadame et Monsieur se sont rencontrés, aimés, épousés.
Ont eu des enfants.
Le temps passe… Et comme il est dit dans la chanson, « Avec le temps, …, avec le temps va, tout s’en va… ». On compte les assiettes, on évalue l’état d’un canapé, on se dispute pour un week-end, on ouvre la porte du bureau d’un juge, on jette l’alliance, on pleure, on sourit. C’est fini.

Ces séparations et divorces après quelques années de mariage sont aujourd’hui monnaie courante et il suffit de voir ô combien les tribunaux ne désemplissent pas pour se demander si l’amour ne serait pas devenu qu’un simple produit de consommation.

Je précise que je parle bien ici d’une séparation classique, non conflictuelle, où la tension existe puis s’estompe. Où les discussions concernant les enfants sont sans conflit.
Madame et Monsieur « refont » leur vie.
Madame et / ou Monsieur présentent à leurs enfants un nouvel homme, une nouvelle femme. Et comme il (elle) est maintenant dans leur vie, les enfants vont devoir s’adapter à ce nouvel équilibre.

Ils vont devoir accepter, malgré eux, de nouvelles règles.

Et pour certains, ils vont devoir constater, au nom de l’amour que leur parent porte à cet(te) inconnu(e), que les choses changent…

Heureusement, chaque parent divorcé ne rencontre pas une personnalité toxique.
Malheureusement, certains parents divorcés en rencontrent.
Et comme la personnalité toxique se nourrit de sa proie, elle s’installe bien vite, et commence son travail de vampirisation.
Elle a déjà séduit le parent. Il lui reste à capter les enfants.
Championne en séduction, mensonges, détournements de la vérité, ordres dissimulés, dénigrements au prétexte de motiver, insinuations, critiques fallacieuses formulées avec de grands sourires, la personnalité sème le doute et la confusion.
Le parent extérieur à cela constate des changements. Des changements dans le comportement de ses enfants. Il entend une colère sourde contre cet étranger qui perturbe l’équilibre si difficilement atteint. Ou, au contraire, il n’entend que compliment. L’étranger est tout simplement parfait.

Les enfants en colère s’éloignent peu à peu de leur parent qui a laissé pénétrer un intrus dans la maison. Bien loin de comprendre et particulièrement lorsqu’ils sont petits que l’étranger est dangereux, ils ne vivent que les conséquences de cette « histoire d’amour ». Malgré lui, le parent devenu proie met ses enfants de côté. Malgré lui, il reproduit ce que son nouveau compagnon, ou sa nouvelle compagne, lui dit de faire – ou lui fait comprendre. Malgré lui, il ne réfléchit plus, il ne pense plus, il est conditionné, et les enfants deviennent petit à petit un obstacle dans sa vie. Malgré lui, il voit ses enfants partir… mais soumis inconditionnellement à son nouveau compagnon (ou nouvelle compagne), il ne réagit pas.

C’est l’invasion de l’agresseur dans une famille existant qui détruit ce qu’il en restait : le lien qui semble indéfectible entre parents et enfants. Et le parent soumis, ne comprenant pas pourquoi il perd ses enfants, ne peut que s’accrocher à son bourreau, pour ne pas tout perdre.

Dans l’autre cas, la personnalité toxique aura pour objectif de s’approprier les enfants d’un autre. Jamais avare en séduction, souvent alimentée par une générosité de façade, elle va glisser dans leurs cerveaux en pleine construction que l’équilibre, le bien-être, la sécurité, le bonheur… et l’amour sont auprès du parent (devenu victime) et … d’elle.
L’autre parent est petit à petit dépeint comme un monstre.
Le discours n’est jamais direct. Il ne s’agit que d’allusions, d’insinuations, de remarques faites de doutes, de suppositions. De petits gestes, de soupirs, de réflexions apparemment anodines « Je ne  veux pas m’en mêler, vous n’êtes pas mes enfants… mais si vous l’étiez, j’agirais autrement… enfin, c’est votre mère (votre père)… je n’ai rien à dire… »

La confusion s’installe dans l’esprit des enfants. Pourquoi une personne si gentille mentirait-elle ? Pourquoi une personne si dévouée leur voudrait du mal ? Pourquoi critiquerait-elle leur autre parent, si ce n’était vrai ?
Les insinuations augmentent. « Votre père est alcoolique »… alors au premier verre que le père se versera devant ses enfants, il sera déjà condamné.
« Votre mère est tout de même un peu légère »… et lorsque la mère déjà condamnée sortira, un soir, dîner avec des amis, les enfants seront convaincus qu’elle ne fait que prendre du « bon » temps…

Ces doutes, ce malaise, ces dénigrements conduisant à une perte de repères mais aussi de toute confiance dans le parent-cible, ne se font pas en quelques jours. La personnalité toxique prend son temps. Elle a le temps; Elle a un objectif : détruire. L’autre. Elle a une arme : les enfants de l’autre. Et elle a un pouvoir : sa toxicité sans faille.

Un jour, les enfants, dont le système de pensée s’est dévoué bien malgré eux à la personnalité toxique, s’éloignent du parent devenu cible. S’éloignent et le critiquent. S’éloignent et le détestent. Le jugent. Le condamnent.

Et le parent – victime devient un étranger. Un danger. Qu’il faut fuir…

L’enfant est trop souvent l’enjeu dans ce drame familial. Devenant l’arme dont le parent toxique se servira pour détruire son ancien conjoint, il est positionné de fait en tant que victime. La principale victime est et demeure le parent soumis à la violence psychologique. 
L’enfant se retrouve alors confronté à divers états psychologiques possibles comme le conflit de loyauté et le déni parental. 

©Anne-Laure Buffet
annelaurebuffet@gmail.com

ON PEUT SORTIR DE LEURS GRIFFES

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Un nouveau témoignage reçu aujourd’hui : 

 

« A l’heure d’aujourd’hui, ayant eu multiples thérapies pour toujours essayer de comprendre pourquoi je ne trouvais pas mon identité depuis toute petite parce qu’il existe un fait réel dans ma vie, j’ai pu avoir deux personnes très toxiques pour moi et malheuresement deux personnes qui se disent très aimantes à la fois et c’est là où se trouve la difficulté de se détacher de ces personnes parce qu’ils se donnent ce pouvoir de tout régenter dans votre vie du moment que c’est des gens très très proches de vous ! Une femme, un homme !

Ma mère, mon ex-conjoint de 16 années de vie commune… Ils peuvent vous faire vivre une grande complexité et vous mettre constamment dans le doute ! Et pourtant ils vous aiment !… qu’ils disent… Si je devais tout raconter on pourrait faire un livre !

Je suis là uniquement pour dire que l’on peut sortir de leurs griffes du moment que l’on décide un jour de laisser glisser sur la peau, de ne plus s’en eimpreigner ou de se laisser « pénétrer » et de se dire que finalement ils auraient bien fait de consulter un peu eux car ils ont de graves soucis psychologiques à mes yeux de sucer le sang des autres, vampiriser dans le jargon des pervers narcissiques pour mieux vivre eux-mêmes. Ils vous veulent absolument dans leur moule fabriqué, que vous marchiez dans leur ombre… Bref dans un côté psychique, c’est énorme, très dur, violent, ça bouzille une personnalité, une personne à part entière qui possède ses défauts bien sûr mais de belles qualités aussi !

Et la seule solution pour moi de ne pas et plus rester sous l’emprise de ces personnes là c’est de les laisser « chanter », « courir »… Car ils ont sensément un fort amour pour vous mais en même temps une jalousie féroce de qui vous êtes vraiment, ils ne vous veulent qu’à eux et vous écartent par n’importe quel moyen des autres et ça a été là toute la souffrance et la toxicité de ces deux êtres dans mon existence à ce jour sauf que maintenant je m’aime comme je suis et je m’accepte tout du moins parce que je me dis qu’avanr de regarder la paille qu’ il y a dans l’oeil de ton voisin, regarde la poutre que tu as dans le tien et si à ce jour je peux en témoigner comme cela c’est parce qu’ils ont pu toucher surtout à ce que j’ai de plus cher ! Mon fils psychologiquement pour m’atteindre moi et ça pour moi c’est impardonnable « pas l’innocence d’un enfant »,

Par ce message je souhaite plein de courage à ces autres personnes qui ont souffert de ce comportement ou qui en souffrent à l’heure actuelle et de bien se dire que c’est bien plus facile de mettre de la culpabilité sur les autres plutot que de regarder ce qui ne va pas chez soi en toute sincérité car il ne faut pas avoir peur de dire parfois que l’on s’est un peu manqué ou trompé ! Pour ma part à présent si ils essaient de tenter à nouveau, ils risquent vraiment le rebondissement et ils ont un peu pris conscience à ce jour !

Par la force des choses Avec tout mon respect et ma sympathie à vous »

SOUS L’EMPRISE D’UN NOUVEL AUTRE

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Enfants, parents, conjoints… Chacun de ces membres d’une même « famille » peut un jour, malheureusement, connaître une situation d’emprise. Un parent bienveillant ne l’est pas toujours ; un conjoint aimé peut dissimuler sa « vérité » et s’en servir des années avant qu’elle ne devienne claire pour sa proie ; un enfant peut devenir un étranger.

Le schéma est malheureusement souvent classique. Deux personnes. Une histoire d’amour… mais quel amour ? L’un dupé, l’autre usurpateur. Une lente descente aux enfers, faite d’incompréhensions, d’incertitudes, de violences insidieuses, d’actes répétés ayant pour seul objet de mettre à terre la victime. De lui laver le cerveau, ou la décerveler, au point de faire d’elle la marionnette de son conjoint agresseur.
Des enfants pris en porte-à-faux dans cette situation dramatique. Qui croire ?  Qui entendre ? Quel parent devient un repère… et quel repère ? Il est entendu que, malheureusement à nouveau, l’enfant se tournera presque toujours vers le plus fort. Tel que dit par Jean de laFontaine : «  La raison du plus fort est toujours la meilleure » (1) Il convient de souligner l’ironie de la formule, la loi du plus fort souligne bien l’inexistence de loi, et seule la prudence, et non la raison, commande de se résigner à l’existence de ce principe non-écrit. La prudence, la peur, la soumission naturelle à l’autorité parentale, aussi faussée soit-elle.

Pour le parent victime, le drame se joue sous ses yeux : sous l’emprise d’un conjoint toxique, il n’a pas ou plus la force de réagir, de s’opposer, de faire respecter des normes positives, des principes, un équilibre bienveillant et favorable à la construction de l’enfant.
Le conjoint finit parfois par fuir cette situation. « C’était ma seule chance de survie possible. J’étais prête à tout accepter, pourvu que je m’en sorte. Pourvu que je sois tranquille. Je n’ai pas réfléchi. J’ai accepté ses conditions, pour pouvoir divorcer ».
Ses conditions… le plus souvent  quand il s’agit des enfants, ce sera accepter une garde alternée « dans l’intérêt majeur des enfants » et afin d’éviter « qu’ils ne souffrent d’une séparation déjà brutale ».

La séparation est décidée, le divorce prononcé. Il n’est pas possible de dire que la vie reprend ses droits, bien malmenés. C’est une autre vie qui commence, avec ce souci tout autant que cette nécessité d’essayer de se reconstruire.
L’ancien conjoint, malveillant, destructeur, toxique, n’en reste pas là.
L’emprise sur les enfants ne fait que croître.
Les enfants changent.
Leurs attitudes, leurs comportements, leurs regards changent.
Ils s’éloignent, sont distants, méfiants, critiques. Les remises en cause commencent et s’accélèrent.

Le toxique, de son côté, continue de vivre sa « belle » vie.
Et, en bon toxique, il ne le fera pas seul.

Un nouvel « autre » s’installe dans votre vie lorsque la personnalité toxique « refait sa vie ». Il, ou elle, vous sera présenté, ou en tout cas il vous en sera fait le portrait d’une personne parfaite. Qui, elle, fait preuve d’intelligence, de gentillesse, de patience, d’équilibre (pas comme vous, qui êtes sacrément malade). Qui est un répère pour vos enfants. Qui d’ailleurs s’entend très bien avec vos enfants. Et vos enfants ne manquent pas de vous le rappeler.
Qui est cette personne si parfaite, tellement parfaite qu’il vous devient interdit de parler d’elle ? Si vous l’évoquez c’est que, forcément, vous êtes jaloux(se), malade (à nouveau), inconscient(e), et nocif(ve) pour vos enfants qui, comme va vous l’expliquer le toxique, sont enfin (!) heureux.
Qui est cette personne ?

Pour beaucoup de victimes de toxiques, après la séparation, c’est le pire ennemi. La projection de ce qu’elles pensent être leur erreur et leur échec. Une souffrance qui survient en cauchemard la nuit et en obsession dans la journée. Que dit-elle à vos enfants, que fait-elle avec eux ?
Vous n’en saurez rien, ou si peu.
Vos enfants ont la langue muselée.
Votre ancien(ne) conjoint(e) vous tiendra à l’écart de toute circonstance pouvant vous amener à la rencontrer. Au prétexte qu’il veut la protéger de vous, comme il se doit de protéger les enfants.

Cet(te) autre envahit votre vie. Souvent, sans le savoir elle-même. Parfois, en vivant à son tour ce que vous avez pu vivre. Toujours, en étant une nouvelle projection de ce que vous avez déjà subi.

(à suivre, un nouvel article sur le sujet de ce nouvel autre : lorsque le nouvel autre est toxique)

L’enfant est trop souvent l’enjeu dans ce drame familial. Devenant l’arme dont le parent toxique se servira pour détruire son ancien conjoint, il est positionné de fait en tant que victime. La principale victime est et demeure le parent soumis à la violence psychologique. 
L’enfant se retrouve alors confronté à divers états psychologiques possibles comme le conflit de loyauté et le déni parental. 

 

 

©Anne-Laure Buffet

1 Le loup et l’agneau, Jean de la Fontaine