MOBBING AU LUXEMBOURG

Selon l’asbl présidée par Marcel Goerend, 11.400 salariés auraient été en situation de harcèlement moral en 2012.

La détresse ressentie par les salariés concernés entraîne fréquemment des incapacités de travail: l’an dernier, plus de la moitié (54%) des personnes se disant victimes de mobbing et ayant sollicité l’aide de l’asbl étaient en arrêt de travail lors de leur première consultation. En moyenne, leur absence dure près d’un mois (3,75 semaines).

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LA (MAUVAISE) MADELEINE

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Tout va bien. Vous voilà débarrassé(e) de votre « PN », votre compagnon ou compagne toxique, depuis un certain temps. Vous avez pris conscience de l’emprise et de la soumission. Vous l’avez analysée. Vous avez vaincu la honte. Vous avez confiance en vous. Vous ne courbez plus l’échine.
Vous êtes un nouvel homme, une nouvelle femme.

Et vous en parlez. Vous ne vous apitoyez pas sur votre sort. Vous ne souhaitez pas être plaint(e). Vous témoignez, puis passez à autre chose.

Un soir, au cours d’un dîner, chez vous. Vous avez passé du temps à organiser ce dîner. Vous êtes fier(e) de vous, et vous pensez cette fierté méritée. Vos invités arrivent. Vous passez à table. Vous apportez pompeusement le plat préparé avec amour. On vous demande du sel. Du sel… le plat n’est pas assez salé. Vous avez raté l’assaisonnement. Vous tressaillez. Serez-vous toujours bon à rien, à ne pas même savoir préparer un plat ? Vous n’entendez pas la fin de la discussion. Vous focalisez sur votre plat. Votre soirée est gâchée.

Un après-midi, en famille. Deux d’entre eux veulent jouer aux échecs. Vous regardez le début de la partie. Et l’un dit en souriant : « Tiens, tu t’intéresses à ça, toi, maintenant ? Pourtant tu ne comprends jamais rien aux jeux… ». Et ça a toujours été ainsi. Vous n’êtes pas curieux(se). Vous n’êtes pas capable. Vous ne progresserez jamais.

En vacances, à la plage. Il fait beau, et chaud. Vous vous assoupissez quelques instants. Votre enfant revient, en pleurant. Il a reçu un coup de pelle de la part d’un autre enfant, il pleure, il a le nez qui coule, il a eu peur. Vous n’avez rien vu. Vous n’avez pas réagi. Vous vous préoccupez de consoler votre petite tête blonde. Mais le coupable déjà loin, dans le giron de ses propres parents, ne sera pas puni. Et vous vous rappelez que vous n’avez pas de caractère, que vous n’êtes bon(ne) qu’à vous taire, que vous ne savez même pas protéger vos enfants, qu’à cause de vous, ils courent des dangers. Vous vous en voulez. Votre progéniture aura droit à une double ration de glaces. Et vous, un double somnifère, pour oublier l’incident.

Tout cela est – malheureusement – très banal.
Les victimes de personnalités toxiques ont des réminiscences, longtemps après. Le fait le plus anodin, la parole la plus légère, peut réveiller chez elles des peurs, des angoisses, des traumatismes qui semblent depuis longtemps effacés ou guéris. Elles n’ont pas (que) une fragilité à fleur de peau. Elles n’ont pas (toujours) une hypersensibilité. Elles ont été éduquées ainsi. Comme les victimes de lavages de cerveau, d’attentats, comme certains cas d’hypnose exagérés par le cinéma ou les séries populaires, elles sont conditionnées, elles ont des comportements-réflexes. Elles ne peuvent pas les contrôler, même si elles ont compris ces conditionnements et en partie accepté de ne pas être responsables.

Le savoir permet non pas de s’en prémunir, mais de l’analyser lorsqu’une telle situation se produit. L’analyser retire l’affect de la situation, ne lui conservant que son aspect théorique, concret.  il n’est alors pas question de dissociation, mais de prise de recul. Il n’y a pas de honte à ressentir. Il n’y a pas non plus à se dire « Ce n’est pas ma faute ».

Pour progresser, il faut surtout penser : « C’est ainsi. Ça peut m’arriver encore. Mais ce n’est rien qu’un détail. Le reste de ma vie, l’essentiel de ma vie, c’est maintenant moi, et moi seul(e), qui la dirige. »

LA TOUTE-PUISSANCE DU PERVERS NARCISSIQUE

La toute-puissance n’est pas dans la puissance, si haute que celle-ci paraisse ou qu’elle soit ; la toute-puissance est essentiellement fondée sur le déni, un double déni : déni d’impuissance et déni de limites.

La toute-puissance est ce qui ne connaît ni bornes ni défaillance.

L’objet du pervers narcissique ne sera pas dénié dans son existence, mais dans son importance ; il n’est supportable que s’il est dominé, maltraité, sadisé, et par dessus-tout maîtrisé.

Tout en masques et en faux-semblants, couvert de vernis, le pervers narcissique n’a que faire de la vérité : moins exigeantes et plus avantageuses sont les apparences.

Il n’y a rien à attendre de la fréquentation des pervers narcissiques. On peut seulement espérer en sortir indemne.
Tuez-les : ils s’en fichent ; humiliez-les : ils en meurent.

 
Paul-Claude Racamier

SANS MON ACCORD ET SANS ME PREVENIR…

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Vous avez reçu des messages, vous avez entendu des mots, avez été confronté à des discours comme présentés dans la rubrique Témoignages… Vous pouvez vous demander si vous n’êtes pas face à un pervers narcissique. 

Attention : occasionnellement nous pouvons tous être amenés à utiliser ce genre de propos. Chez le pervers narcissique, ils sont récurrents. 

Il est à noter que le pervers narcissique semble avoir, quel qu’il soit, un schéma de pensée unique. A se demander s’ils se réunissent pour des colloques ou des séminaires afin d’intégrer un modèle de destruction…

Car si le fond peut-être différent, la forme, elle, ne change pas.

Bonjour

Je suis très déçu d’apprendre par hasard ce soir que tu as désinscrit XXX de la cantine et ce malgré notre discussion. Tu l’as fait sans mon accord et sans me prévenir. J’en veux pour preuve premièrement que tu l’as fait juste avant de partir en vacances alors que je venais de te dire quelques jours aupravant que je désapprouvais et deuxièmement tu as bloqué mon chèque de règlement donné à XXX et que réclamait la cantine à la rentrée des vacances. Chèque que tu ne m’as pas rendu afin de cacher cette désinscription. Je te rappelle mon désaccord porte sur le manque de repas équilibrés disponibles dans les épiceries de quartier. 

 

Les plats en barquette plastique sont dangereux pour la santé des garçons et les produits utilisés pour la confection de ces plats sont de basse qualité et complétés par des exhausteurs de goût très dangereux pour la santé. Le menu sandwich ou hamburger ne me semble pas non plus adapté à l’alimentation d’un adolescent en pleine croissance. 

 

Nous avions évoqué les remarques négatives de XXX concernant la cantine mais à moins de me prouver le contraire je pense que la barquette de riz cantonnais de ce midi est moins équilibrée qu’un repas comportant une entrée, un plat, un dessert. Lequel repas est servi et mangé à table avec de l’eau. A cela s’ajoute les risques liés à la sortie le midi de l’école pour un enfant qui n’a que 14 ans, qui doit en une heure (12h20, 13h20) se dépêcher d’aller au magasin, faire la queue, acheter ce qui treste, manger en vitesse et revenir à temps pour les cours. 

 

A partir de (date) je prends en charge les repas de XXX le midi afin de lui apporter une alimentation équilibrée qui sied à son âge. Je te retire par conséquent de la pension alimentaire de (…) la somme de (…) par jour que tu lui alloues, soit en moyenne (…) par mois. 

Témoignage où l’on retrouve accusations, culpabilisation, dénigrement, critique, décision unilatérale…Le manipulateur, PN, utilise tour à tour des mots infantilisant, des phrases simples, et une extrême fermeté. C’est ainsi et ne peut être autrement, puisqu’IL A DECIDE.

Et sa victime est traitée d’incapable, d’ignorante, d’irresponsable.

Une de ses armes préférées est la culpabilité, en appuyant sur les points fragiles (ici, l’enfant)… et pour la victime, il n’y a plus qu’à céder, si justement elle ne veut pas que cet enfant se retrouve balloté dans une situation conflictuelle.

N.B. : le manipulateur n’est pas forcément un homme, même s c’est le cas dans ce témoignage. Homme, femme, parent, conjoint, proche… Pas de sexysme, pas de privilège, nous pouvons tous en fréquenter un ou une.

©Anne-Laure Buffet

D’UN COMMUN ACCORD…

Vous avez reçu des messages, vous avez entendu des mots, avez été confronté à des discours comme présentés dans la rubrique Témoignages… Vous pouvez vous demander si vous n’êtes pas face à un pervers narcissique. 

Attention : occasionnellement nous pouvons tous être amenés à utiliser ce genre de propos. Chez le pervers narcissique, ils sont récurrents. 

Le manipulateur, pervers narcissique, a le « don » de souffler le chaud et le froid, de flatter pour mieux flageller. On entend la flatterie, la flagellation est deux fois plus cinglante. Et, surtout, il ne faut pas tenter de s’opposer, car on ne s’oppose pas au Tout-Puissant… Pour exemple, ce mail reçu par une victime (encore une fois, le mot victime est le mot juste).

Le contexte : un échange entre les parents, divorcés, concernant une activité sportive de leur fils, âgé de 9 ans, qu’il ne souhaite pas poursuivre, et ce refus donne lieu de sa part à des colères, ou des pleurs.La mère va dans le sens de son fils, ne considérant pas nécessaire la pratique d’un sport qui ne lui convient pas. Le père pense… autrement… et répond :

 

Les décisions concernant nos enfants doivent être prises d’un commun accord.

Notre fils ira au sport jusqu’à la fin de l’année.

Je lui ai affirmé et dit que cela était non négociable et je ne peux accepter que mon autorité soit remise (en cause) de cette façon.

Je te demande de ne pas créer de telles situations en mettant une fois de plus les enfants au milieu de nos discussions.

Bon week-end.

 

Cherchez l’erreur…