L’EMPATHIE, PAS SI SYMPATHIQUE

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Empathie : Faculté intuitive de se mettre à la place d’autrui, de percevoir ce qu’il ressent. (Larousse). 

L’empathie est la compréhension des sentiments et des émotions d’un autre individu. Cette compréhension entraîne un décentrement de la personne emphatique. C’est-à-dire qu’elle va se mettre à la place de celui ou celle pour lequel elle ressent de l’empathie, et ce pleinement. Elle va se mettre à agir, faire, pense, à la place de la personne concernée par l’empathie.
Ce décentrement peut être au détriment de la personne emphatique, comme il peut l’être au détriment de la personne visée par l’empathie. La première s’oublie en tout ou partie, puisqu’elle est à la place de l’autre. La deuxième se voit proposer des actes, des faits, des solutions qui ne lui appartiennent pas et qu’elle peut rejeter, ou être amenée à reprocher.

Il faut bien distinguer l’empathie de la sympathie et de la compassion. Nous pouvons tous faire preuve de compassion, ou de sympathie. Nous pouvons comprendre la souffrance, dans le sens entendre et accepter. Sans la ressentir. Nous pouvons être amenés à intervenir pour autrui, sans se surinvestir.

La personne empathique ressent presque physiquement la souffrance de l’autre. Devant son enfant malade, son conjoint dans la douleur, elle voudrait pouvoir lui prendre sa douleur, la ressentir totalement, afin de soulager celui qui est en souffrance. De même, elle va intervenir, jusqu’à aller au bout de ses forces, pour aider celui qui este n difficulté. Cette intervention surinvestie lui fait oublier ses propres réalités et ses propres contraintes ou difficultés.

Des investigations neurophysiologiques ont par ailleurs permis de constater qu’une personne douée d’empathie, observant une personne soumise à des explorations fonctionnelles, ressent et réagit comme le patient, sans pour autant subir les explorations fonctionnelles. Ce mécanisme de résonance sensori-somatique entre autrui et soi, relativement primitif sur les plans évolutif joue un rôle crucial dans le développement de l’empathie et du raisonnement moral en nous permettant de partager la détresse des autres et de déclencher une inhibition des comportements agressifs. Dans le cas de la douleur, il semblerait que nous soyons prédisposés à ressentir la détresse des autres comme un stimulus aversif, et que nous apprenions à éviter les actions associées à cette détresse.

Les neurones miroirs sont des neurones activés indistinctement lors d’une action observée et d’une action effectuée. Ils envoient un message nerveux correspondant et permettent en quelque sorte de vivre ce qui est observé de l’autre comme si c’était soi même.
Ils sont parfois appelés les neurones empathiques. 

En l’absence de processus de régulation assurant efficacement le maintien de l’organisation individuelle, la contagion émotionnelle, automatique, s’effectue sans entrave et entraîne une quasi-identité des émotions, comme dans le cas du bébé qui imite les cris de ses congénères (Simner, 1971 ; Sagi & Hoffman, 1986). En revanche, dès lors que ces processus régulateurs sont efficaces, dès lors que l’individu est suffisamment constitué et capable d’assurer le maintien de son organisation au moins dans certaines marges, la contagion émotionnelle se trouve contenue, régulée et ne suscite donc qu’une similitude partielle entre l’émotion de la personne cible et l’émotion que l’on pourra alors qualifier légitimement d’empathique.

Autrement dit, la joie extrême ou la détresse extrême d’une personne ne pourra susciter une semblable joie ou une semblable détresse chez un observateur que dans le cas d’une contagion émotionnelle.

La contagion émotionnelle se présenterait comme une aptitude biologique innée à se laisser envahir, happer par les émotions d’autrui, caractérisant plus particulièrement les états fusionnels ou symbiotiques qui précèdent ontogénétiquement l’empathie. Dans ce cas, il n’est plus possible de se représenter distinctivement les intentions et les ressentis d’autrui, le processus de projection peut alors devenir dominant.

L’empathie apparaît comme une capacité acquise au cours de la psychogenèse de se représenter ce que ressent ou pense l’autre ou les autres tout en le distinguant de ce que l’on ressent et de ce que l’on pense soi-même, sans pour autant s’en détacher et provoquant un surinvestissement intellectuel ou émotionnel.

La coupure par rapport aux émotions se manifesterait comme un processus pour mettre à distance et se couper d’émotions ou d’affects dont on redoute, le plus souvent inconsciemment, la perte de contrôle et/ou la souffrance qu’ils occasionnent. Processus qui s’oppose à l’empathie envers autrui ou envers soi mais qui peut, en situation d’urgence, constituer une parade utile à la contagion émotionnelle « dangereuse ».

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DES PERVERS NARCISSIQUES AU POUVOIR

Question posée à Boris Cyrulnik , par Guy Bedos pour Siné Hebdo

« On ne peut pas arriver à un poste de responsabilités si on a trop d’empathie. Seul compte MOI. Les autres ne sont pas de vraies personnes, ce sont des pantins, ce sont des ombres, s’ils souffrent ce n’est pas très grave… »

ÉTAT DE STRESS POST TRAUMATIQUE

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Qu’appelle-t-on état de stress post-traumatique ?

L’état de stress post-traumatique (ESPT, également appelé syndrome de stress post-traumatique) est un ensemble de symptômes qui se développent lorsqu’une personne a été exposée à un événement traumatisant générateur d’une détresse importante et soudaine. Face à ce type d’événement, il est normal de ressentir un choc : c’est la réaction dite de « stress aigu », qui dure habituellement moins d’un mois. Chez certaines personnes, cette période de stress persiste de manière anormalement longue, de plusieurs semaines à plusieurs mois. On parle alors d’ESPT.

Comment se manifeste l’état de stress post-traumatique ?

La personne traumatisée revit en permanence l’événement à travers des souvenirs, des rêves ou des flash-backs qui la saisissent par surprise. Parfois, les sensations physiques ressenties au moment du traumatisme resurgissent à l’improviste. Ces symptômes s’accompagnent d’une tendance à fuir tout ce qui pourrait rappeler le traumatisme. Cette attitude d’évitement peut aboutir à l’amnésie partielle ou totale des événements.

La personne atteinte d’ESPT a également l’impression d’avoir perdu le contact avec son environnement, le sentiment d’évoluer en permanence dans le brouillard, anormalement froide et distante.

D’autres symptômes peuvent survenir : troubles du sommeil, irritabilité, détresse, difficultés à se concentrer ou hypervigilance (peur exagérée du monde extérieur). Des complications peuvent survenir, tels des troubles du comportement alimentaire ou des toxicomanies (alcool, drogues, médicaments). Dans 25 à 30 % des cas, on assiste à l’apparition de symptômes dépressifs.

Quelles sont les causes de l’état de stress post-traumatique ?

La personne qui souffre d’ESPT peut être la victime, ou simplement le témoin de la scène traumatisante. Ces événements ont provoqué une réaction intense mêlant peur, détresse et horreur. Ils varient de l’agression sexuelle ou de l’accident des transports, à la guerre, la prise d’otages, la violence physique ou psychique, la catastrophe naturelle ou l’attentat.

Plus que la gravité réelle des événements traumatiques, c’est la gravité perçue qui semble décider de l’apparition d’un ESPT.

Peut-on éviter l’apparition d’un état de stress post-traumatique ?

Pendant la période de stress qui suit un événement traumatique, certaines mesures semblent contribuer à prévenir l’évolution vers le mode chronique.

En cas de besoin, il est essentiel de parler de l’événement avec des amis, sa famille, son médecin généraliste, un psychothérapeute ou d’autres personnes ayant vécu la même expérience, etc. Mais certaines personnes préfèrent ne pas parler de ce qu’elles ont vécu. Dans ce cas, il est préférable de ne pas les contraindre à décrire leur expérience.

Mieux vaut laisser le temps faire son office, sans être trop impatient de recouvrer son bien-être et sans se formaliser de l’incompréhension des membres de son entourage face aux sentiments exprimés. Prendre soin de soi, pratiquer des activités de relaxation et de détente, sont autant d‘éléments qui contribueront à la guérison.

Enfin, il est préférable de ne pas consommer d’alcool, de drogues ou de médicaments anxiolytiques (tranquillisants) ou de médicaments hypnotiques (somnifères), en dehors de ceux éventuellement prescrits par le médecin traitant.

Comment aider les personnes souffrant de stress aigu ?

Lorsqu’un proche a récemment subi un traumatisme, il est possible de l’aider à se rétablir sans évoluer vers un ESPT.

  • Conseillez-lui de consulter rapidement un médecin, qui l’aidera à passer le cap et interviendra précocement s’il y a un risque d’évolution vers un mode chronique.
  • Soyez à l’écoute sans jamais juger. Posez-lui des questions ouvertes pour l’aider à s’exprimer. Ne le forcez pas à revivre le traumatisme, mais encouragez-le à exprimer ce qu’il ressent au moment de la discussion.
  • Si vous vous en sentez capable, discutez avec lui de la façon dont il pourra essayer d’intégrer le traumatisme et ses conséquences dans ses croyances, ses valeurs et sa manière de considérer la vie en général.
  • Conseillez-lui de s’informer sur le stress aigu et l’ESPT. Comprendre les symptômes que l’on éprouve constitue un premier pas vers la guérison.
  • Aidez-le à se détendre, à se relaxer et à se changer les idées. Assurez-vous qu’il se sente en sécurité à tout moment.

Comment soigne-t-on l’état de stress post-traumatique ?

Les traitements de l’ESPT sont plus efficaces s’ils sont mis en place rapidement, c’est-à-dire dès que le stress devient anormalement persistant (plus d’un mois après l’événement traumatisant). En général, leurs effets positifs se font ressentir au bout de trois à quatre mois.

La prise en charge psychothérapeutique fait appel aux thérapies comportementales et cognitives, à l’hypnothérapie ou à la sophrologie qui ont toutes montré une certaine efficacité dans le traitement de l’ESPT. Certains médicaments antidépresseurs ont également une action bénéfique, démontrée dans le cadre d’études cliniques, et cela même si la personne n’est pas déprimée.

PERVERS NARCISSIQUE ET PARENT – DÉFINITION (anglais et français)

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EN : The « narcissistic pervert » is a person totally devoided of empathy, he has no respect for others, he considers others just as useful objects to give him power, authority… he needs to destroy to exist : and the best victime remains the easy childs, because of there over-confidence and their always requests of love and gratitude !
The fact that he always humiliate his kids all their life destroy their personnality and they can sadly become narcissitic too or dependant !

FR: Le « pervers narcissique » est une personne totalement dépourvue d’empathie, qui n’éprouve aucun respect pour les autres qu’il considère comme des objets utiles à ses besoins de pouvoir, d’autorité. Il a besoin d’écraser pour exister : et la proie rêvée reste l’enfant fragile et malléable, avec sa confiance illimitée et sa soif d’amour et de reconnaissance !
Le fait qu’il humilie ses enfants toute leur vie peut malheureusement les rendre pervers narcissique à leur tour ou dépendant affectif !