CONFERENCE :LES ENFANTS VICTIMES : QUELLE PRÉVENTION, QUEL AVENIR ?

Ce soir, conférence à St Gilles, sur la maltraitance faite aux enfants, ses conséquences, sa prévention, et l’accompagnement des victimes.
Après les plus de 150 personnes venues hier au Tampon, autant ce soir pour écouter la conférence. Dans le public, des parents, des enfants devenus adultes ayant connu cette violence, des professionnels du soin, des représentants d’associations, dont l’UFR (Union des Femmes Réunionnaises), des étudiants en psychologie…
Violence psychologique, physique, sexuelle, affective, conflit de loyauté, déni parental, harcèlement scolaire, responsabilité et devoirs des adultes et des parents… Autant de sujets abordés pendant la conférence et les échanges qui ont suivi.
J’ai vu un public attentif, inquiet, soucieux de comprendre et de mettre en place des changements et des solutions. J’ai entendu des parents capables de se remettre en cause, inquiets de leurs comportements, soucieux de la construction de leurs enfants.
Et un pavé jeté dans la mare sous forme de constat : cette « noble » institution qu’est l’éducation nationale ne bouge pas, n’accompagne ni ne forme ses enseignants, ne reçoit pas les demandes ou ne les comprend pas, ne propose pas de formations, et se montre souvent complice d’une violence intrafamiliale, là où certains enseignants, inquiets pour les élèves dont ils ont la charge et conscients de leurs responsabilités, organisent et proposent des solutions et un soutien, sans l’encouragement de l’administration, parfois en agissant contre les décisions de leur direction.
Il y a fort à faire. Il faut retrousser ses manches. Et il faut croire qu’un jour un changement se fera. L’immobilisme actuel est au détriment des enfants, et crée une nouvelle violence…

LIRE LES NOTES DE CETTE CONFÉRENCE

Pour compléter cette note, cet article paru hier 27 septembre : Des parents publient le journal intime de leur fille qui s’est tuée. 

La dernière conférence de ce cycle sera donnée demain, Jeudi 29 septembre : au campus du Moufia
18h15 : conférence à l’amphi Cadet campus du Moufia Saint-Denis : « Victimes de violence psychologique : rompre le lien et se reconstruire ».

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MESURE À QUAREGNON – BELGIQUE – CONTRE LE HARCÈLEMENT SCOLAIRE

Quaregnon: l’école punira les dérapages sur Facebook

C.T.

Les élèves des écoles communales de Quaregnon et leurs parents sont avertis : à l’avenir, ceux qui feront mauvais usage de Facebook seront punis. Cette nouvelle disposition figurera dans le règlement d’ordre intérieur des écoles à la rentrée. C’est que les dérapages des gamins sur les réseaux sociaux donnent de plus en plus de fil à retordre, explique Sabine Delvallée, directrice de l’ICES.

Photonews

Réunis pour la dernière fois avant les grandes vacances, les conseillers communaux quaregnonnais ont déjà évoqué la rentrée scolaire… Le conseil a adopté quelques modifications au règlement d’ordre intérieur, qui s’appliqueront tant dans les écoles primaires de la commune que dans son institut communal d’enseignement secondaire (ICES), le lycée Jeanne Dufrasne. Dont cette disposition : «  le harcèlement, les propos injurieux, xénophobes, calomnieux, vis-à-vis d’un élève ou de l’équipe pédagogique, la diffusion de photos sans l’accord de la personne via les réseaux sociaux, seront passibles de sanctions scolaires.  »

Sabine Delvallée, la directrice du lycée Jeanne Dufrasne, constate qu’il est devenu indispensable de faire prendre conscience aux enfants qu’ils ne peuvent pas faire n’importe quoi sur le net. Aux enfants, et tout autant -si pas plus- à leurs parents ! «  Je crois que l’abus des réseaux sociaux est devenu une plaie pour toutes les écoles. Elèves qui se disputent, harcèlement, photo en sous-vêtements volée dans les vestiaires…  » La directrice estime à une dizaine par an le nombre de problèmes «  un peu sérieux  » sur Facebook ou d’autres réseaux sociaux qu’elle est amenée à régler. Un exemple ?

«  Le plus fréquent, ce sont les problèmes entre élèves. Cela démarre généralement sur des motifs futiles, du genre : « t’as regardé ma copine», etc. Ainsi, j’ai eu deux garçons, scolarisés sur deux implantations différentes, qui ont commencé à se disputer via internet. Un message en a entraîné un autre, tous les « amis » s’en sont mêlés. Et les parents aussi ! Cela a débouché sur une véritable bagarre. La manière de régler ça a été de faire se rencontrer les deux jeunes. Quand les gens ne sont pas face à face, qu’ils sont dans le virtuel, les choses s’enveniment à un point incroyable. »

Sabine Delvallée mise sur l’effet préventif du règlement. «  Enfants et parents reçoivent le règlement lors de l’inscription. Je ne suis pas naïve : je sais bien que beaucoup ne le lisent pas ! Mais nos nouvelles mesures figurent sur un feuillet à part que nous demandons de signer à l’inscription. Par ailleurs, nous prévoyons tout un accompagnement. Une information sur les dangers d’internet est dispensée aux élèves via les cours philosophiques et à partir de l’année prochaine, les élèves recevront aussi une information sur le harcèlement, par le PMS. Nous avons mis ces actions en place après discussion avec la police boraine  ».

(Article sudinfo.be)

 

RÉVEILLER LES ESPRITS AUTOUR DU HARCÈLEMENT SCOLAIRE

Co-fondatrice de l’observatoire international de la violence scolaire, Catherine Blaya, ariégeoise d’origine, animait une conférence à l’Estive sur cette thématique.

Cette conférence s’intégrait à une soirée projection-rencontre proposée en partenariat avec l’Estive et la Maif. «Il est vrai qu’en France, il a fallu attendre la moitié des années 2000 pour s’intéresser réellement au phénomène. Ici c’est une préoccupation récente par rapport aux autres pays européens qui en parlent depuis les années 1970» reconnaît la chercheuse.

VOIR TOUT L’ARTICLE DE ARIEGENEWS

RÉVEIL AUTOUR DU HARCÈLEMENT SCOLAIRE

Le 8 février, Matteo, 13 ans, mettait fin à ses jours. Quatre mois plus tard, une enquête préliminaire est toujours en cours. Le geste fatal du collégien pourrait être associé au harcèlement dont il était victime. Des parents ont créé une association pour aider les enfants ainsi déstabilisés.
des parents de Savoie viennent de créer une association d’entraide et de prévention autour du harcèlement en milieu scolaire. Des parents qui ont reçu le soutien de la famille du collégien. L’association est encore modeste, trois membres, mais la motivation est grande. Les fondateurs veulent mettre en place un dispositif d’alerte avec permanence téléphonique et soutien psychologique.

L’association « Les Parents – veille éducative »

Permanence téléphonique : 06.27.32.59.69

VOIR TOUT LE REPORTAGE DE FRANCE 3

À NOTER : 10% des enfants sont victimes de harcèlement. 3 à 4 % sont des harceleurs. Les filles sont plus souvent victimes que les garçons. Les 12-14 ans sont les plus exposés. 25% ont entre 9 et 11 ans. 28% ont entre 15 et 17 ans. 9% ont été affublés d’un surnom méchant. 1/4 des 8-17 ans sont victimes d’incivilité sur leur réseau social. 100% des victimes sur la toile sont (au début en tout cas) des victimes scolaires. 60% des harceleurs sont aussi victimes de harcèlement. À 24 ans, 60% des harceleurs ont un casier judiciaire. 80% des élèves harceleurs le deviennent sur le net. Que faire si votre enfant est victime de harcèlement ? Contacter l’encadrement du collège. Conserver les traces numériques (messages sms e mails). Déposer plainte à la gendarmerie. Numéros utiles : Net écoute : 0800 200 000 Stop harcèlement à l’académie : 0800 00 96 34 Agir contre le harcèlement à l’école : 0808807010 Services départementaux de l’Education Nationale : 04 68 11 58 00.

ET LE CYBER HARCÈLEMENT ?

Après le harcèlement à l’école, le cyber- harcèlement guette, dès le retour de l’enfant dans l’intimité de sa chambre. Il faut prendre au sérieux les petites souffrances endurées par les enfants. Aux adultes de les détecter et de les dénoncer avant qu’il ne soit trop tard. Partant de plusieurs exemples concrets, dramatiques souvent, relatés dans la presse, Frédéric Barrouilhet avait pour but de sensibiliser les parents au harcèlement et au cyber-harcèlement qui menacent tous nos enfants. Jeudi 23 mai dernier, à la médiathèque du collège Joseph- Anglade, un film a été projeté suivi d’un discours très clair de l’intervenant. Dommage que seulement 25 personnes aient assisté à la séance… sur les centaines qui ont reçu l’invitation pour y participer. « Qu’on ne vienne plus nous dire qu’il se passe des choses au collège et que personne n’agit ! », a souligné en substance le principal, Alain Faubel. L’exposé est parti du suicide d’une adolescente, qui avait vu ses photos intimes passer le net : « Toutes les 30′, un ado se suicide », a précisé Frédéric Barrouilhet. Mais le harcèlement sur le net suit toujours un harcèlement à l’école. Donc, c’est là que parents et enseignants doivent être vigilants. La violence répétée, qu’elle soit verbale ou physique, ne doit pas être banalisée. Le moindre quolibet, ou surnom que les copains jugent anodin (par exemple, ‘binoclard’), ou d’origine communautaire, ethnique, religieuse, ou visant le premier – ou le dernier – de la classe, peut attirer les regards sur l’enfant et l’enfermer à jamais dans un enfer, dont il ne sortira pas tout seul. Les témoins, ceux qui filment, ceux qui rient sont les complices du harceleur. Tous doivent savoir que le harcèlement est un délit pénal, assimilé à l’incitation à la haine. Quand le harceleur est identifié, on peut et il faut agir. Mais quand il s’agit du cyber-harcèlement, alors on ne sait pas toujours ce que cache un ‘profil facebook’. Un soi-disant ami peut être un dangereux prédateur ! Des milliers de gens peuvent récupérer des photos et détruire la réputation d’un(e) jeune. Quant au téléphone portable, autorisé par les parents pour rester en contact avec leurs enfants, il peut aussi être mal utilisé ! Par ailleurs, des études anglo-saxonnes ont prouvé sa dangerosité : il faut l’éloigner du cerveau, du cœur et du sexe. En outre, Frédéric Barrouilhet rappelle qu’il doit être éteint la nuit, pour préserver un sommeil réparateur. Or les appels en plein rêve déstructurent et empêchent le repos et la récupération. D’où fatigue, état d’insécurité, perte d’envie d’aller à l’école, mauvaises notes, manque de confiance… et l’enfant devient une cible fragile pour les mauvais copains. L’intervenant a insisté sur l’attention à porter à un enfant « qui change d’attitude du jour au lendemain. Il faut faire verbaliser les faits. Sanctionner, c’est bien, éduquer c’est mieux ». Frédéric Barrouilhet, référent de l’équipe mobile de sécurité, a un discours sans détour.

VASTE PROGRAMME DANS UN COLLÈGE CONTRE LE HARCÈLEMENT SCOLAIRE

Marie-Pierre Potier, la conseillère principale d’éducation du collège, Nathalie De Feria en formation CPE, Nathalie Bodecot, infirmière, Stéphanie Aelbrecht, assistante sociale, et Maurice Dumont, psychologue, se sont associés pour s’attaquer au vaste problème du harcèlement avec un programme destiné aux classes de sixième. Ils ont présenté mardi aux parents les travaux menés cette année avec les élèves.

VOIR TOUT L’ARTICLE DE LA VOIX DU NORD

HARCÈLEMENT SCOLAIRE : DES PARENTS PORTENT PLAINTE (7 MAI 2013)

Céline et Bruno l’assurent : leur enfant scolarisée à Bussac-Forêt en Charente-Maritime a été victime « de crachats, de serrage de cou dans la cour de récréation, chose que les instituteurs ont vue une fois. Il est aussi question de cheveux tirés, de menaces, d’insultes, de coups qui font des bleus. »

La plainte , citant notamment la fillette et ses parents, vise  des « agissements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail pouvant porter atteinte aux droits, à la dignité, à la santé ou à l’avenir professionnel d’autrui ».

La mère espère, avec cette plainte, « qu’on sache la vérité parce que l’académie reconnaît le harcèlement mais nous force à remettre notre fille à l’école avec la petite qui la harcèle ».

Voir l’article complet du Nouvel Obs Éducation, et du Point.fr

CHRISTOPHE LEMAÎTRE, LA REVANCHE DU GRAND BLOND

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CHRISTOPHE LEMAÎTRE, LA REVANCHE DU GRAND BLOND

« Le Nouvel Observateur » consacre un large dossier sur la violence à l’école. 10% des élèves seraient en effet victimes d’insultes ou de coups répétés. S’il n’a jamais subi de violences physiques, le champion d’athlétisme français Christophe Lemaître a bien connu ce harcèlement.