RENCONTRE AVEC SOPHIE CHAUVEAU LE 23 JUIN 2016

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Je serai le 23 juin 2016 , à 19H, à la librairie Gallimard, 15 boulevard Raspail, 75006 Paris, pour une rencontre dédicace avec Sophie Chauveau. 

Les violences psychologiques et sexuelles et particulièrement les agressions sexuelles sur mineurs, l’inceste, et les schémas familiaux destructeurs, seront au coeur de cet échange.
La discussion se poursuivra avec vous, et autour d’un verre, si vous souhaitez nous rejoindre.

Anne-Laure Buffet

 

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AMOUR OU ADDICTION ?

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La dépendance affective est envahissante. Telle une addiction, elle se met à dominer le psychisme, interdisant toute pensée, tout comportement qui éloignerait la victime. Il faut ici entendre addiction dans le sens de « souffrance ». La victime ne dirige plus sa propre vie, elle perd le contrôle, elle est à la fois guidée, et poussée, par sa dépendance.
Sous emprise affective, la personne dépendante vit dans l’attente. Et cette attente devient une véritable occupation, qu’il faut à la fois nourrir et combler. Avoir le sentiment de ne pas avoir attendu, un court instant, est vécu comme une trahison, trahison vis-àvis de celui ou celle qui envahit l’esprit et cause cette attente.

Dans le cas de la dépendance amoureuse créé par une personne toxique, la victime guette le moindre signe, la moindre parole, qui seraient pour elle la manifestation d’un attachement. et le manque ressenti produit les mêmes effets que le manque de drogue, avec des conséquences biologiques, physiques, bien réelles : transpiration excessive, bouffées de chaleur, palpitations, crampes d’estomac, crises d’angoisse… Le sentiment d’une présence calme temporairement ces symptômes qui reviennent encore plus violemment lorsque le/la dépendant(e) affectif(ve) se retrouve à nouveau plongé(e) dans le silence. Il y a alors un fort sentiment d’abandon qui rejaillit, créant un traumatisme.

Le travail, par la parole, peut permettre de sortir de cette dépendance, avec un approfondissement et un questionnement, afin de permettre de casser ce cercle vicieux.

Attention : toute dépendance n’est pas forcément pathologique. Tout être humain connaît différentes nécessités vitales pour survivre ; nous sommes des êtres de besoin, ce qui ne relève pas du pathologique. Ces besoins se construisent dès la petite enfance, et permettent de créer les liens sociaux avec nos parents, nos amis, un conjoint… La relation à l’autre permet d’alimenter le coeur et l’esprit.

La dépendance affective pathologique l’est dans le sens où, obsessionnelle, ne laissant plus aucune place à toute vie petit à petit grignotée. Il n’y a plus de maîtrise, et cette dépendance non seulement retire le bonheur d’être mais en est un complet empêchement. 

Attention : La dépendance affective est souvent conçue comme ne pouvant exister qu’entre un homme et une femme. N’oublions pas que certains parents deviennent dépendants affectifs vis-à-vis de leurs enfants, avec en corollaire la peur de perdre l’amour de leurs enfants en cas de refus – légitime – à une demande, en cas d’interdiction. Poser le respect et l’autorité naturelle que, en tant que parents, l’on se doit d’avoir pour permettre une construction de l’enfant est alors impossible. Cela permet les enfants rois, enfants tyrans.

La dépendance affective peut trouver son origine et son explication dans des manques anciens. Elle a alors des racines profondes
La psychogénéalogie peut être une aide précieuse pour mieux comprendre ce phénomène.