L’INCESTE EST TOUJOURS UN CRIME

 

Le Collectif Féministe Contre le Viol lance des le 28 janvier 2014 janvier une campagne de sensibilisa- tion et de prévention grand public sur les violences sexuelles à l’encontre des enfants, campagne conçue et réalisée bénévolement par l’agence PA- RIS en australie, axée plus précisément sur le sujet encore tabou qu’est l’inceste.

L’objectif de cette campagne, déclare la Dre Emma- nuelle Piet, Présidente du Collectif Féministe contre le viol est de « sensibiliser l’ensemble des adultes (grand public mais aussi personnels de la communauté éduca- tive et de la santé) à être vigilant et attentif aux enfants, à repérer les moindres signes de mal-être afin d’être à leur écoute, de les aider et de mettre en œuvre les moyens d’assurer leur protection notamment par le recours à la loi ».

Et de contribuer « à réinscrire l’inceste dans la loi pénale, signifiant ainsi qu’un enfant ne peut jamais consentir à des actes sexuels avec un adulte.
Violences sexuelles et viol sont pénalisés et aggravés dans ce contexte mais, paradoxalement, alors qu’il s’agit d’un interdit fondamental des sociétés humaines, l’interdit de l’inceste n’est pas inscrit dans la loi » rappelle la Dre Emmanuelle Piet.

Les violences sexuelles et les viols d’enfants perpétrés par un adulte en qui ils ont confiance blessent tous les jours un grand nombre de victimes. Le sondage « Les Français face à l’inceste» réalisé en 2009 à partir de l’initiative de l’association AIVI (Association Internationale des Victimes d’Inceste) a mis en lumière que plus de deux millions de Français déclaraient avoir été victimes d’incestes (3% des Français déclarent avoir été victimes d’inceste ; 5% des femmes et 1% des hommes). Ces estimations sont très probablement encore sous-éva- luées en raison du tabou, de la honte et de la culpabilisa- tion des enfants et des adultes ayant subi ces violences.

« Les conséquences des violences sexuelles dans l’in- ceste sont génératrices de troubles de santé physiques, psychiques, d’angoisse et d’états de stress post-trau- matique complexes susceptibles d’être la cause de dé- pressions sévères, de tentatives de suicide, de difficul- tés sexuelles, de troubles du comportement alimentaire et de difficultés scolaires et de vie sociale » rappelle Dr Gilles Lazimi, coordinateur de la campagne.

« Lorsqu’ils ne sont ni dénoncés ni sanctionnés et en l’absence de prise en charge des victimes, ces viols et ces violences sexuelles, répétés et subis à la maison parfois sur de longues périodes, ont un retentissement majeur en termes de santé pour les enfants victimes et les adultes qu’ils deviendront. » déclare le Mme Marie France Casalis, responsable de la formation du CFCV.

« Ce film de 35 secondes montre la vie et la souf- france d’une petite fille emmurée dans le secret im- posé par l’agresseur. Faute d’avoir été entendue, aidée, secourue, elle ira jusqu’à tenter de se suicider. Nous avons voulu mettre en scène une émotion juste et sincère afin de bouger les lignes dans l’opinion » déclare Christophe Poisson, président de l’agence PARIS en australie.

« Ce film est conçu pour mettre un terme au silence et à l’indifférence face à la cruauté d’adultes qui ex- ploitent leurs propres enfants. L’inceste ravage et détruit des mineurs sans défense : il est temps de faire changer la honte de camp et de faire entendre à tous qu’aucun adulte n’a le droit d’utiliser sexuelle- ment un enfant. L’inscription de l’inceste dans la loi conduira à faire prendre conscience à tous qu’un en- fant ne peut jamais consentir » déclare Mme Marie France Casalis, responsable de la formation du CFCV. La campagne sera visible sur: internet dès le 21 janvier 2014 sur le site http://www.inceste- changeonslaloi.fr, sur le site du CFCV http://www.cfcv.asso.fr et sur les réseaux sociaux.

À la télevision, de nombreuses chaînes ayant acceptées de diffuser le film à partir du 28 janvier jusqu’à fin février 2014

De nombreuses chaines de télévisions ont accepté de diffuser le film à partir du 28 janvier, cette campagne sera étalée sur le mois de février 2014.

Revendications du CFCV
quant à l’inceste 2

  1. 1  Ne pas avoir à démontrer la contrainte quand un ou une mineur-e de 15 ans est agressé-e sexuellement par un majeur (actuellement, dans les situations où cette contrainte n’a pas été démontrée, selon la loi en vigueur ces faits ne constituent que des « atteintes sexuelles).
  2. 2  Réintroduction de l’inceste dans le code pénal
  3. 3  Retrait de l’autorité parentale aux parents violeurs, sans condition

    de durée.

  4. 4  Enquête systématique à la suite des plaintes pour crimes ou délits contre la personne.
  5. 5  Jugement des infractions de nature criminelle exclusivement par les Cours d’assises.
  6. 6  Suppression de la prescription des crimes contre la personne.
  7. 7  Prise en charge des soins à 100 % pour les victimes même

    quand elles sont majeures.

  8. 8  Formation des professionnels de santé à la prise en charge des psychotraumatismes.
  9. 9  Pénalisation et sanction des « acheteurs d’actes sexuels » car la prostitution est une forme extrême de violence sexuelle

 

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Lire la CAMPAGNE DE COMMUNICATION EN PDF : DPinceste

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