LA BELLE AU BOIS DORMANT

Petite analogie, ou comment utiliser un conte de fées… pour ne pas rêver :

Vous connaissez l’histoire de la Belle au Bois dormant.

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Aurore, princesse bien-aimée de ses parents,  de la Cour et du royaume, se retrouve prise comme objet de la vengeance d’une sorcière qui n’avait pas été invitée à célébrer sa naissance. Celle-ci jette un sort à un fuseau, auquel la princesse va se piquer. Elle s’endort pour cent ans, tout comme le château et ses habitants ; jusqu’au jour où un prince redécouvre le château, se fraye un passage à travers la végétation qui le recouvre, et, en embrassant la princesse, la réveille – ou la ramène à la vie, selon les interprétations – ainsi que tous les habitants du château.

Alors, imaginez un instant…

La personnalité toxique est cette vieille sorcière. Jalouse, folle de rage de ne pas avoir pu participer et jouir des dons reçus par un(e) autre, elle cherche à attirer cet(te) personne à elle, à le (la) séduire, pour mieux le (la) posséder, et lui prendre ce qu’elle n’a pas (si on pense au conte : les dons reçus des fées par la princesse à son baptême).
La séduction se fait de diverses manières. Si on repense au dessin animé de Walt Disney, il suffit de se souvenir de la musique ainsi que des lumières qui changent lorsque la jeune Aurore va grimper les marches de l’escalier jusqu’au fuseau ensorcelé.
En se piquant, Aurore cède à la séduction ; attirée malgré elle, elle ne peut résister. Elle devient alors le jouet de la sorcière.
Or, la sorcière, en endormant Aurore, et le royaume, ne reçoit pas pour autant les dons qu’elle convoite ; elle les a « simplement » endormis, donc tenus à l’écart, pour qu’ils ne lui fassent pas d’ombre.

La victime d’une personnalité toxique, ou si l’on n’utilise le terme de « victime », pour le moins la personne sous emprise d’une personnalité toxique, est endormie : elle ne se rend pas compte qu’elle disparaît peu à peu, qu’elle s’évapore au contact de la personnalité toxique. Son entourage (dans le conte, le château et ses habitants) n’en est pas non plus conscient. Lui aussi est endormi, sous le « charme » ou plutôt le sort jeté par la personnalité toxique.

C’est le plus souvent un élément extérieur, un fait ou une personne objective (le prince), qui vont provoquer une réaction, et permettre à la personne sous emprise de se réveiller.

Bien sûr l’analogie est facile.
Mais les contes de fées, rappelez-vous, sont comme des paraboles ou des métaphores. Ils sont fait pour enseigner.

Et si l’on revient au dessin animé, lorsque la sorcière devient dragon avant d’être abattue par le prince, sa colère destructrice, prête à tout enflammer, à tout perdre, plutôt que de renoncer, peut bien s’apparenter à ce que met en place une personnalité toxique qui sent sa « proie » lui échapper.

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LA COLÈRE – BARBARA

Tu bouges, tu bouges
Je ne bougerai pas, j’attends
Et rouge, et rouge
Une flamme s’en va, dansant
Et soudent, c’est la terre
Qui s’ouvre, qui s’ouvre
Vocifère ta colère
Qui claque, éclate
Tu bouges, tu bouges
Moi je ne bouge pas, j’attends

 

Tu tonnes, résonnes
Le bruit de tes cris maintenant
Tu casses, agaces
Le temps a suspendu son temps
Tu armes tes armes,
Tu guettes mes larmes
Et je reste de glace
Méfiante, prudente
Tes armes, tes drames
Ne m’alarmeront pas, j’attends

 

Et je guette, je guette
Je vais saisir entre mes dents
Je guette, je guette
L’instant où tu vas, pantelant ,
Reprendre ton souffle, ton souffle
Qui s’essouffle, s’essouffle
Ça ne tardera pas, attends

 

Alors, alors
Démente mais lente ,
Je me déplace lentement
Mes hanches balancent
J’ai un couteau entre mes dents
Ma bouche, si douce,
Crache le feu et les serpents,
La folie, la furie
Je hurle vengeance
Je n’épargnerai rien, attends

 

La terre, la terre
S’ouvre, s’ouvre
C’est fini, c’est fini
Je ne veux plus de nous, va-t’en
Va-t’en, va-t’en…

 
Une deuxième version a été enregistrée en 1972.
Le deuxième couplet devient :

Tu rages, orages,
Je te regarde et je t’attends
Tourmente, tourmente,
Ta colère va grandissant
Géante, violente,
Ta furie dévaste le temps
Tu armes tes armes
Et guettes mes larmes,
Injuries, incendies,
Je ne bougerai pas, j’attends

Le quatrième couplet :

Alors, alors,
Je bouge, je bouge,
Je me déplace lentement
Et rouge, et rouge,
Une flamme s’en va, dansant
Et soudain c’est l’enfer

 

 

 

UNE MÈRE PRIVÉE DE SA FILLE PENDANT TROIS ANS

Sa fille avait 18 mois quand elle s’est séparé de son père fin 1998. N’étant pas mariés, et pensant que la séparation se passerait bien, Patricia décide d’un accord mutuel pour les droits de visite. « Au début, tout se passait bien. Ma fille vivait avec moi, son père la voyait ». Et puis le père a entamé une procédure devant le juge aux affaires familiales pour formaliser le droit de visite et d’hébergement. Face à l’état d’esprit « procédurier », Patricia a réclamé une pension alimentaire. L’étape suivante a été la demande du père de faire adjoindre son nom de famille à l’identité de sa fille. Puis, parti vivre à Rouen, il a demandé une garde alternée. Ces dernières demandes ont été refusées par la justice. « Il a cherché à manipuler son monde, adressé une lettre anonyme aux services sociaux pour dénoncer une maltraitance psychologique que je faisais vivre à ma fille ! Ce qui me dérangeait le plus, c’est que je savais que sa compagne du moment avait pris ma fille sous son aile, comme si c’était la sienne. Quand ma fille était en week-end là bas, elle lui montait la tête. Elle lui disait que j’étais une mauvaise mère. »
À l’été 2010, Marie part normalement chez son père, qui a entre temps emménagé près de Lille avec sa compagne. « Ma fille n’est jamais rentrée. Non seulement je ne l’avais pas vu venir, mais je me suis également rendue compte, a posteriori, que c’était prémédité. Ma fille avait pris tout son argent de poche, on n’avait pas parlé, contrairement aux autres années, des professeurs qu’elle aurait à la rentrée… Alors en faisant le film à l’envers, j’en ai déduit que tout avait été prévu à peu près depuis les vacances de Pâques précédentes. »
Faire appel à la gendarmerie, Patricia l’a évidemment envisagé. Mais ces derniers ne pouvaient « rien faire » ; Marie menaçait de se suicider, selon les déclarations du père, si elle était amenée à revenir vivre avec sa mère. Plus de nouvelles. Jusqu’à ce que le père de Marie demande à la justice d’établir sa résidence chez lui, à Lille. Marie a alors 13 ans, et son avis compte. Patricia Coradel ne pouvait rien faire. « Je n’ai pas voulu faire de forcing, je me suis dit que ma fille se rendrait compte de son erreur et allait revenir toute seule. Au téléphone, j’avais droit à des « je ne veux pas te parler ». Après, les liens ont été véritablement rompus. Plus rien, on n’a plus eu aucune communication. »
Ce n’est finalement qu’en janvier dernier, donc, que Patricia obtient le droit de voir sa fille dans les conditions décrites plus haut. « Différents sujets étaient bannis, je ne pouvais pas parler du décès de son grand-père, mon père, survenu peu avant… Une distance de sécurité de 4 m, et un quart d’heure seulement. C’est son père qui avait réclamé ça. Finalement, elle m’a parlé elle-même de son grand-père, et on est resté ensemble une demi-heure. » Arrivée au centre spécialisé, Patricia a trouvé « des psychologues contre moi, elles avaient seulement la version du père. On m’a même dit, une fois : « Vous savez, votre fille, elle est très bien, sa belle-mère aussi, il n’y a pas vraiment de raisons qu’elle revienne ». J’ai donc fait un courrier à la juge pour expliquer que je n’appréciais pas une telle attitude. Maintenant, c’est une nouvelle équipe, plus professionnelle, plus neutre. L’intérêt n’est pas de prendre parti pour l’un ou l’autre. Dans tous les cas où les enfants deviennent l’enjeu d’une séparation qui se passe mal, c’est l’enfant et l’enfant seul qui doit être pris en compte. Lors du deuxième rendez-vous (en juin, ndlr), Marie est arrivée souriante. J’ai évoqué quelques souvenirs communs, ça n’avait pas l’air de lui déplaire. »
Et le comble, c’est que Patricia est persuadée que sa fille ne vit même pas avec son père, mais chez sa belle-mère. En refaisant l’histoire du père de Marie, bien avant qu’elle ne le rencontre, Patricia a trouvé des éléments qui tendraient à prouver sa capacité à abandonner ses propres enfants à d’autres. Mais aujourd’hui, Patricia, qui cherche à faire entendre aussi le fait que dans l’exclusion parentale, il n’y a pas que les hommes qui soient concernés, a senti que quelque chose avait changé en voyant sa fille il y a quelques semaines. « C’est vrai, ça c’est mieux passé. Mais on m’a quand même volé une partie de ma vie, on m’a volé l’amour de ma fille, on m’a volé trois ans. Notre relation est un peu fichue quelque part, je ne pourrai jamais retrouver de lien véritable avec ma fille car il y aura toujours cette cassure, irrattrapable. Maintenant, tout repose sur elle. Mais quelque part, elle a été bien trop manipulée pour avoir une vision claire. » Pendant trois ans, Patricia avait un objectif : revoir sa fille. Elle y est parvenue, mais quelque chose s’est envolé en même temps.

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CES PETITS SIGNES QUI VALENT TELLEMENT

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La personnalité toxique impose. Une vie. Des croyances. Des comportements. Un mode de pensée.
Ainsi que des peurs, des angoisses, des doutes, des gestes déplacés, de nervosité, d’agacement, de colère.
Elle observe. Elle sait exactement comment vous allez réagir, et à quel moment. Elle a mis en place un système de boutons sur lesquels elle appuie et qui vous télécommande. Tel silence entrainera ceci ou cela comme conséquences, telle parole provoquera tel état chez vous…

Chacune de vos réactions est comme de la nourriture supplémentaire que vous offrez à ce prédateur (prédatrice). Comme un chat avec une souris, il va jouer avec vous jusqu’à l’obtenir, jusqu’à vous pousser à bout. Et lorsqu’il aura obtenu le résultat escompté, il aura alors tout loisir pour s’en servir contre vous.

Tu vois… tu ne sais pas te contrôler… 
Pour réagir ainsi, tu dois être malade…
On ne peut décidément rien te dire, tu ne comprends rien…
Pourquoi tu pleures ainsi ? C’est la vérité qui te fait peur ? …

En revanche ce que la personnalité toxique ne comprend pas, ne supporte pas, c’est que ses attaques, ses accusations, ses critiques, restent sans réaction et sans réponse de votre part. 

Quand on ne vit plus avec la personnalité toxique, lui offrir le plus possible le mur du silence s’apprend, se met en place, et permet de créer et de conserver une distance protectrice pour la victime… et destructrice cette fois pour la personnalité toxique qui ne sait plus sur lequel de ses fameux boutons appuyer pour vous faire réagir.

Quand la vie est commune, c’est en apprenant à se montrer le plus neutre et le plus froid possible que l’on provoque chez la personnalité toxique un doute immense : y-a-t’il encore emprise ? Bien sûr, elle va tout faire pour maintenir cette emprise. Il faut lutter chaque jour, et en premier lieu avec soi-même, pour conserver le cap et sa ligne de conduite.

Quelques petits gestes et attitudes qui déstabilisent une personnalité toxique :

– Croiser les bras quand elle s’adresse à vous. Cette attitude presque professorale, tout autant que protectrice, l’agace sans que cela puisse vous êtes reproché. Vous croisez les bras ? Oui… vous détestez avoir les bras ballants quand on vous parle

– Regardez-le (la) quand il (elle) vous parle. Non pas dans les yeux, mais entre les deux yeux. La personnalité toxique (comme n’importe quel interlocuteur) aura le sentiment que vous la regardez dans les yeux. Vous, vous ne verrez pas son regard, mais vous donnerez le sentiment de ne pas vous en détourner.

– Soyez le plus bref(ve) possible dans vos réponses. Un « oui » ou un « non » sont suffisants. Si la personnalité toxique vous demande de développer vos propos, contentez-vous de lui dire que vous avez déjà répondu.

Ces petites attitudes vont peu à peu devenir automatiques. Et vous redonner confiance en vous, puisque l’ascendant de la personnalité toxique va être affaibli.

©ALB

VICTIME OU COMPLICE ?

Hier, France 5, diffusion de l’émission Amours toxiques. Depuis, les commentaires vont bon train. Très bonne émission… On n’y apprend rien… Guerre de psys… Questions orientées… Victime, coupable, complice, pervers narcissique, prédateur, vampire affectif… Tant de mots, de termes, de témoignages, d’interventions, qui informent au risque de désinformer.

Qui regarde ces émissions ? Bien sûr, en premier lieu, les personnes concernées. Parce que victimes, ou anciennes victimes (quoi que, pour beaucoup, une fois la page définitivement tournées, elles ne replongent pas dans l’enfer du passé en regardant ces reportages), entourage, proches, familles et amis. Les personnalités toxiques aussi, parfois. Elles y trouvent des sources d’information, de nouvelles armes, de nouveaux mots à adresser aux victimes.

Ces reportages sont à caractère informatif et non curatif. S’il suffisait de se mettre devant son poste de télé pour aller mieux… Ils permettent de comprendre, de réagir, mais une fois le programme terminé, le mal, certes parfois mieux appréhendé, demeure. Et les doutes, le questionnement, les peurs des victimes avec.

Donc, la justice ne peut pas grand chose…
Donc, les thérapeutes, entre eux, ne sont pas d’accord…
Donc, quand on est victime, on est face à un mur…

Comme il est souvent dit, la justice est une arme pour contrer les agissements d’une personnalité toxique. À condition de pouvoir proposer un dossier qui lui convienne. Attaquer, contre-attaquer pour se défendre face çà une personnalité toxique est souvent risqué. La justice – je le répète encore – est souvent mal informée, trop prudente voir peureuse, les dossiers ressemblent ou sont lus comme des conflits mal réglés entre parents revanchards, la souffrance des enfants est peu mise en avant, les victimes elles-même n’osent pas ou non plus la force de réagir, lorsque les pervers constituent des dossiers bien ficelés remplis d’attestations et de témoignages les plus divers, mensongers, et diffamatoires possibles.

Cette émission, Amours toxiques, comme toutes les autres, comme tous les ouvrages sur le sujet, doivent également souvent affronter une critique, de la part des victimes elles-même.

Victime ? OUI ! Mais complice… NON ! Le Dr Alberto Eiguer a ainsi du répondre à de nombreuses critiques lui reprochant de qualifier la victime de complice.

Or, au risque de me fâcher avec beaucoup, le terme de « complice » n’est pas inexact. Il faut lui retirer la part de culpabilité volontaire, la part « meurtrière ». Il n’est pas dit que la victime a voulu, choisi, désiré ce qu’elle a vécu. Mais un PN, une personnalité toxique, ne peut agir sans l’existence d’une relation. 
La victime entre dans cette relation. Parce qu’elle est attirée, séduite, « hypnotisée ». Parce que les mots, les gestes, qui lui sont offerts, correspondent à ce qu’elle attend, à ce dont elle a besoin. La personnalité toxique observe sa victime au jour le jour, comme au microscope, et sait s’adapter pour lui offrir exactement ce qu’elle attend… afin de mieux développer son emprise. Mais c’est parce que la victime est prête pour cela. Non pas prête en l’ayant décidé, voulu… Personne ne va volontairement à l’échafaud ! Mais parce que sa construction mentale, ses acquis, sa personnalité, l’y prédisposent.
Si elle n’a pas les armes pour se défendre, si elle se retrouve donc sous emprise, c’est parce quelle ne peut faire autrement. Et lorsqu’elle sent que « ça ne va pas », il est déjà trop tard. Elle n’a pas les moyens de se protéger et de se retirer de ce qui s’apparente à un meurtre prémédité.

Je crois qu’il faut entendre le terme « complice » dans le sens où une relation, aussi perverse et destructrice soit elle, ne peut exister sans l’interaction entre deux personnes. Un voleur peut être voleur dans son âme, il ne passe à l’action que lorsqu’il a à voler. Un meurtrier n’est meurtrier que lorsqu’il assassine. Un enseignant ne peut enseigner s’il n’a pas d’élève. Un magicien sans spectateur gardera ses tours et ses illusions pour lui seul.
Le PN, qui peut à la fois être enseignant (quel enseignement…), voleur, meurtrier, illusionniste, ne peut pas l’être seul puisque, par définition, il se nourrit de l’autre. Certaines personnes sont naturellement ou structurellement protégées contre la manipulation, et, inconsciemment, savent s’en défendre. D’autres sont des proies prédestinées. Dire de celles-ci qu’elles n’ont pas la construction mentale pour se protéger ne les accable pas, n’en fait pas par définition des êtres faibles et incompétents. C’est mettre le doigt sur une relation nécessairement à deux (au minimum), dans laquelle le premier, le PN, va chercher à se nourrir et détruire l’autre, tandis que le second, la victime, va se soumettre peu à peu, par désir de plaire, par désir d’aimer et d’être aimé, par peur de l’abandon, de l’échec, par culpabilité, se sentant obligée de répondre positivement à toutes les demandes qui lui sont faites, de peur de blesser. Lentement, le piège peut alors se refermer.

Alors, le terme « complice » peut choquer. Il faut sans doute aussi blâmer la langue française, si riche et parfois si pauvre, qui n’arrive pas à trouver un autre terme pour qualifier la victime. Et quant aux victimes, il est indispensable, quand elles sont – enfin – conscientes de ce qu’elles vivent et mettent en oeuvre tout, et bien plus, pour en sortir, de se faire accompagner. Pour prendre du temps pour elles, pour penser à elles, pour essayer de déterminer ce qui, dans leur personnalité, les a conduites à accepter cet emprisonnement mental. Et pour ne pas être, plus tard, à nouveau, victime d’une autre personnalité toxique.

http://pluzz.francetv.fr/videos/amours_toxiques_,83087422.html

ATTENTION : il ne s’agit pas de blâmer les victimes, ni de défendre les personnalités toxiques. Il s’agit d’un constat, et un constat fondé, entre autres, sur un vécu, celui de l’auteur de ce blog. 

VAGUE ET FLOU

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Le flou, une arme que les manipulateurs maîtrisent ET utilisent.

Pourquoi les manipulateurs restent-ils dans le flou ?

Le flou présente 5 grands intérêts pour les manipulateurs :

  • En s’exprimant de façon floue, les manipulateurs laissent leur interlocuteur interpréter leurs propos. Ils peuvent donc changer d’avis plus facilement.
  • En restant flous, les manipulateurs ne s’engagent pas. Cela leur permet de se déresponsabiliser.
  • En étant flous, les manipulateurs se laissent une marge de manœuvre. Ils peuvent donc dissimuler leur jeu, et éviter que celui-ci ne soit découvert.
  • En étant volontairement incompréhensibles à travers un discours « cultivé », les manipulateurs se donnent de l’importance et du pouvoir.
  • Le flou provoque un mystère autour du manipulateur. Ce mystère peut parfois  séduire.

Comment les manipulateurs restent-ils dans le flou ?

Pour rester dans le flou, les manipulateurs utilisent plusieurs techniques. Par exemple :

  • Les manipulateurs ne terminent par leurs phrases. Ils  laissent interpréter leurs propos. De cette façon ils pourront toujours répondre « Je n’ai jamais dit cela. »
  • Les manipulateurs utilisent des formulations ou des mots ambiguës, qui peuvent avoir plusieurs sens.
  • Les manipulateurs utilisent un vocabulaire très spécifique. Ils le font exprès : leur but c’est précisément d’être incompréhensibles. Leurs interlocuteurs n’osent pas montrer leur embarras, de peur de dévoiler leur (soi-disant) ignorance. De cette façon, les manipulateurs se donnent de l’autorité.

Communiquer avec un manipulateur est donc une épreuve.

Dans une communication traditionnelle, le but est bien d’échanger des idées claires et précises. L’objectif de chacun, c’est de comprendre et de se faire comprendre.

PREMIER GROUPE DE PAROLE

L’association CVP – Contre la Violence Psychologique

vous propose un premier groupe de parole

le DIMANCHE 23 JUIN 2013, de 15 heures à 18 heures.

Cette réunion aura lieu à Boulogne Billancourt (92)

 

 

Lors de la prise de conscience de l’existence d’une personnalité toxique dans notre vie, le réveil et l’envie de s’en sortir ne se font qu’avec un juste et bon accompagnement. Échanger autour de son vécu, de ses expériences, de ses questionnements, des stratégies mises en place, est une démarche importante pour pouvoir progresser positivement et réapproprier sa vie, sa confiance en soi, son quotidien.

 

Déroulement de cet après-midi:

–       Un premier temps sera consacré à présenter l’association CVP et à  faire connaissance. Un portrait des personnalités toxiques et de leurs victimes, ainsi que des victimes collatérales (enfants, entre autres), sera dressé.

–       Un deuxième temps, sous forme de table ronde, sera destiné à présenter des stratégies pour réagir, pour « réveiller sa conscience », pour acquérir quelques réflexes de défense et de réponses.

 

Attention : En fonction de la composition du groupe, et des attentes de chacun, le programme de l’après-midi peut-être modifié.

 

 

Merci de vous inscrire par mail avant le 15 juin auprès de : harcelement.moral@yahoo.fr

 

Vous recevrez alors en retour une confirmation de votre inscription ainsi que l’adresse et le plan d’accès.

 

Amicalement à tous

 

L’association CVP