RENDONS JUSTICE À JACQUELINE SAUVAGE – PÉTITION

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Jugée pour le meurtre de son mari Norbert Marot, qui la battait et violait leurs enfants Jacqueline Sauvage a été condamnée à 10 ans de prison ferme par la cour d’assises du Loiret. L’avocate générale n’ayant pas retenu la préméditation. Ce procès a été marqué par les témoignages bouleversants de ses filles, qui ont raconté à tour de rôle les années de violences conjugales subies par leur mère, mais aussi les viols dont elles ont été victimes. Des faits atroces qui ont poussé certaines personnes a dénoncé la sévérité du verdict.

Le témoignage de Jacqueline Sauvage

Jacqueline Sauvage a raconté cette journée devant la Cour. Le matin, elle travaille dans le bureau de sa maison. Elle déjeune ensuite avec son mari et, fatiguée à cause des cachets qu’elle prend, elle part s’allonger (elle aurait ainsi dormi cinq heures). C’est alors qu’elle est réveillée par son mari.  » Il m’a tiré par les cheveux, m’a dit va faire le manger, il m’a poussée ». Elle explique que cela l’a mise hors d’elle et qu’elle n’a pu se contrôler. Elle prend le fusil. « Il y avait toujours des cartouches. J’ai pris le fusil derrière la porte, j’ai armé« . Elle explique avoir ensuite perdu le contrôle d’elle-même et avoir fait feu sur son mari : « j »ai explosé. Je me suis rendu compte de mon geste ensuite, et  j’ai appelé le 18. Je n’étais plus moi même. Il m’avait ouvert la lèvre une nouvelle fois « .

UNE PÉTITION SOUTENANT L’APPEL DE JACQUELINE SAUVAGE, APPEL QUI AURA LIEU EN DÉCEMBRE À BLOIS, DOIT ÊTRE SIGNÉE, AFIN DE CONTRIBUER NON SEULEMENT AU SOUTIEN DE CETTE VICTIME ET DE SA FAMILLE, MAIS DE MANIÈRE PLUS GÉNÉRALE, AFIN DE CONTRIBUER À LA RECONNAISSANCE DES VIOLENCES CONJUGALES.

SIGNER LA PÉTITION

LA NOTION TROP COMPLAISANTE DE « LITIGE D’ORDRE FAMILIAL »

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Attendu que : « Il s’agit d’un litige d’ordre familial, il n’apparait par conséquent pas inéquitable de laisser à charge de chacune des parties les sommes exposées et non comprises dans les dépens ».

Litige d’ordre familial… Certes. Il s’agit d’un couple qui n’est plus. De deux personnes qui se sont aimées… Ou plus exactement d’une personne qui a aimé. Et d’une autre qui a manoeuvré. Il s’agit d’enfants. De vies à faire, à construire. De relations où la raison ne peut exister.

Il s’agit de bien plus. Il s’agit d’êtres humains qui peu à peu perdent leur substance, leur énergie, leur savoir. Outre la confiance en soi qui, si un jour a été présente, est ravagée. Outre le temps perdu à se défendre ou à se protéger. Outre les combats à mener dans une société où pour vivre, tout est lié à des notions et des ratios économiques. Tu gagnes ta vie, t’es quelqu’un, sinon, tu peux crever… et c’est ce à quoi mènent les pervers narcissiques. À crever. Quand il n’y a plus d’amour, plus d’espoir, plus de travail, plus d’argent, plus d’envie, plus d’attente ; lorsque chaque porte poussée pour recevoir laide qu’on peut espérer, d’un médecin, d’un encadrement, de la justice, lorsque lesdites portent vous sont claquées au nez, vers qui peut-on se tourner ?

Lorsque des enfants en viennent à abandonner leurs études, à sombrer dans la délinquance ou la dépression ; lorsqu’ils rejettent le parent déjà victime de la manipulation ;

Lorsque le miroir ne renvoie comme simple image que celle d’une coquille vide, sans aucun intérêt ni avenir ;

Il n’est plus question de litige d’ordre familial. Il est question de juger des actes conscients ayant un seul objectif : détruire un être humain.
Calomnier, diffamer, critiquer, mettre à l’écart, nuire délibérément, atteindre à la santé psychologique, et physique, de l’autre, n’est pas de l’ordre du litige familial. Atteindre à la vie d’autrui, parent, enfant, frère, soeur, voisin, collègue, subordonné, est criminel.

Mais la justice ne le voit pas, ou rarement. Elle ne l’entend pas, ou si peu. Elle condamne par défaut et sans prononcer de peines réelles.
La justice se retranche, pour ne pas avoir à trancher, derrière la notion si complaisante de « litige d’ordre familial ».

J’ai volontairement retiré sa majuscule à la justice. Je n’en attends plus grand chose, et j’en attends tout : une réaction. Des décisions. Des actes et des jugements.
En restant aussi neutre, la justice participe du crime, et s’en lave les mains. Elle a fait son travail. Elle a appliqué la loi. Elle n’ira pas plus loin et se dédouanera en prétextant qu’elle a peur de se tromper et de condamner un innocent.

La justice collabore à cette forme d’assassinat humain et le fera tant qu’elle refusera de s’imposer, et de s’opposer.

18 MOIS DE PRISON POUR UN HARCÈLEMENT DE 6 ANS

Bruxelles: une femme condamnée à 18 mois avec sursis pour du harcèlement qui a duré 6 ans

 

Le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné jeudi une femme de Middelkerke âgée de 41 ans à une peine de 18 mois de prison avec sursis pour avoir harcelé un couple pendant plus de six ans. Le mari était un ancien amant de la prévenue. Les victimes ont déposé pas moins 120 plaintes contre la prévenue entre 2007 et 2012.

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