À TOUS LES LECTEURS DU BLOG

Depuis quelques jours le blog reçoit énormément de visites, de témoignages et de commentaires.

Nous mettons tout en oeuvre au sein de CVP pour répondre à tous ; ceux qui nous écrivent ici, par mail, ou qui nous appellent.
Toutes les situations sont regardées, écoutées, entendues, et nous espérons faire au mieux, aider et accompagner au mieux. Malheureusement nous ne pouvons pas répondre à tous aussi vite que nous le souhaiterions, que vous l’attendez.

Aussi, nous vous remercions de comprendre le temps qui nous est nécessaire pour pouvoir vous répondre.

Vous nous écrivez. Hommes, femmes, enfants, ayant vécu ou vivant une situation toxique au quotidien, situation / relation amicale, amoureuse, familiale, professionnelle, et même scolaire. Notre position au sein de CVP n’est pas et ne sera jamais militante. Nous agissons pour les victimes, auprès d’elles. Pour qu’elles se « retrouvent ». Qu’elles reprennent goût à la vie, leur vie. Pour retrouver la confiance en soi, premier moteur, première source pour faire naître des envies, des projets.

Mettre fin à une relation toxique est douloureux, difficile. Urgent. Et pourtant c’est également une question de temps.
Il n’existe pas de « méthode », de « mode d’emploi » pour y mettre un terme. Il existe la volonté, l’écoute, le partage, l’accompagnement. Au sein de CVP, nous sommes là aussi, pour ça.

Chaque situation est urgente pour celui ou celle qui la vit. Nous n’avons pas d’échelle de valeur, pas de graduation.

Alors, à toutes celles et ceux qui sont dans l’attente d’une réponse, nous vous présentons nos excuses pour le temps pris – le temps à attendre.

N’hésitez pas à nous renvoyer votre mail à : associationcvp@gmail.com. Nous ferons au mieux pour que votre demande soit entendue, pour qu’une réponse vous soit faite, au plus vite, mais surtout, au mieux.

PETITE MISE EN GARDE

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Les ouvrages de vulgarisation se multiplient sur des sujets comme les manipulateurs, les pervers narcissiques, la violence au quotidien, le harcèlement… Et c’est tant mieux. L’information circule, la personnalité toxique n’est pas un mythe, elle existe bel et bien. Elle a une chair, des os… Il reste à prouver cependant … que le muscle qui lui sert de coeur ait une âme.
D’ailleurs, elle agit comme un Terminator, guidée par ses seuls besoins et sa seule jouissance.

Écrits sous forme d’essais, ou de témoignages, diffusés en extraits dans les médias, relayés par la presse et Internet, ces ouvrages permettent d’appréhender le problème; Ou, pour le moins, une partie du problème, un de ses aspects.

Car tant d’ouvrages engendre une autre difficulté : qui croire , Qui entendre ? Qui comprendre ?
Certains s’acharnent à utiliser des termes psychiatriques inabordables à qui n’aura pas eu une formation ad hoc. D’autres en revanche ne sont plus qu’une accumulation de témoignages. « C’est exactement ça ». « C’est tout à fait ce que je vis. » « Je ne suis donc pas seul(e) » sont alors les réflexions les plus classiques qui sont faites à la lecture de ces livres (et réflexions que j’entends quotidiennement).

Leurs auteurs, souvent (mais pas tous… et heureusement!) donnent sous forme de conseils (c’est à dire qu’on vous noie tout ça à la fois dans du coton et de l’eau bouillante) des ordres aux victimes. Faites ceci, ne faites pas cela, ça doit être ainsi et pas autrement, la seule réaction à avoir c’est : …

Bien. En tant que victime, on reçoit un mode d’emploi. Donc, si on a fait autrement, ça veut OBLIGATOIREMENT dire qu’on a mal fait. Qu’on aurait du réfléchir avant. Se renseigner avant. Et qu’on provoque une nouvelle catastrophe, simplement parce qu’on a voulu agir.
Donc, cette fois, on est prudent, on ne va pas se laisser prendre deux fois, et guide sous le bras, on guette telle ou telle attitude, telle ou telle réaction, parce qu’on saura – enfin – avoir la bonne réaction. Une victime avertie en vaut deux.

Sauf que… sauf que chez soi, sous son toit, les choses ne sont pas exactement celles décrites dans le fameux guide-mode d’emploi- je ne me laisserai plus avoir.

Chacun a son histoire. Sa vie. Ses expériences. Ses parents. Ses enfants… Chacun fait comme il peut, avec ses acquis. Avec ses propres résistances et ses propres ressources.

Lorsque Laurence Pernoud a écrit son fameux « J’attends un enfant », puis « J’élève mon enfant », elle s’adressait à tous les parents. Alors, en bon parent, on lit. Sauf que notre bébé ne fait pas tout à fait ce qui est écrit à la page 32 ou à la page 347. Et là, c’est la panique. On a beau regarder le livre, il n’a pas plus de réponse à donner que ce qui est écrit. Et le biberon dans une main, la couche dans l’autre et le téléphone sous l’oreille, on appelle le pédiatre, sa mère ou sa meilleure amie avant que le bébé ne meurt – puisque très certainement il va mourir, et bien sûr dans d’atroces souffrances et de surcroît par notre faute puisqu’on est nul(le), nul(le), nul(le).

Et bien, avec les personnalités toxiques, c’est exactement pareil… en bien plus dramatique.

Dans les livres que vous lirez, les articles que vous consulterez, vous trouverez des conseils, des remarques, des réflexions, des attitudes qui vous aideront à comprendre et appréhender. Ne pas arriver, toujours, à les suivre, est normal. Vous n’êtes pas nul(le), vous n’êtes pas incapable, ne transposez pas sur vous le discours que la personnalité toxique vous tient déjà toute la journée, par pitié.

Outre vos lectures, parlez. À vos proches. À un médecin, un thérapeute, un avocat… À une personne de confiance, qui vous écoute et vous entend. Qui peut rebondir sur ce que vous dites et vous aider à l’analyser.

Vous vivez une situation… trop commune.

Mais votre situation est la votre. Uniquement la votre. Ce qui est bon pour le « voisin » ne l’est pas toujours pour vous. Ce qui n’a pas réussi avec untel ou unetelle peut fonctionner avec vous.

Ne restez pas seul(e) ; et ne restez pas seul(e) avec vos lectures. Pour avancer face à la personnalité toxique, la parole, l’écoute, l’accompagnement sont indispensables.

 

©ALB

GROUPE DE PAROLES 30 NOVEMBRE 2013 : « ET LES ENFANTS ? »

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L’association CVP – Contre la Violence Psychologique

vous propose un groupe de parole

le samedi 30 novembre, de 15 heures à 18 heures.

Cette réunion aura lieu à Boulogne Billancourt (92)

30 NOVEMBRE 2013

THÈME : « ET LES ENFANTS DANS TOUT ÇA ? »

Quelle construction, quel avenir pour un enfant de personnalité toxique ?
Un enfant de parent toxique devient-il lui-même toxique ?
Comment sortir de l’emprise quand on est enfant ? Quel accompagnement pour ces enfants en souffrance ?

Elodie Lemoine, psychométricienne, interviendra au cours de cette réunion pour nous donner son regard sur ces enfants atteints par la toxicité d’un parent.
http://www.elpsychomotricite.fr

Merci de vous inscrire par mail avant le 25 novembre auprès de : harcelement.moral@yahoo.fr

Vous recevrez alors en retour une confirmation de votre inscription ainsi que l’adresse et le plan d’accès.

VOUS N’ÊTES PAS SEUL(E)

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Et pourtant vous le croyez. Vous le croyez, car il, elle, s’y est très bien pris. À croire que c’est un talent partagé par les pervers narcissiques, cette faculté de vous couper de votre entourage. À croire qu’ils savent provoquer, chez votre entourage, une véritable cécité. Petit à petit, ceux, celles que vous voyez encore pensent que vous exagérez. Que vous avez tendance à vous plaindre ou à vous renfermer. Vous êtes toujours fatigué(e), vous faites systématiquement la tête, vous ne voulez plus sortir, vous refusez toutes les propositions qui vous sont faites…

Et le PN a le bon rôle : il est plaint. Lui, elle, le, la pauvre, n’y est pour rien… Oh, non… si sociable, si gentil en apparence, il ne se plaint pas vraiment, il constate, avec regret, vos changements et sautes d’humeur, il va jusqu’à s’inquiéter… Peut-être que lui, vos amis, votre famille, pourraient faire quelque chose pour vous…

Et l’engrenage s’enclenche. La peur chez les autres s’installe. Ils sont désolés. Mais que faire ? Vous parler, pour vous entendre gémir, lorsqu’il est clair que vous êtes responsable ? Vous entendrez : Bats-toi. Réagis. Fais un effort. Ne te laisse pas aller…

Et vous ne saurez plus que faire, que dire, ni vers qui vous tourner.

C’est le début de l’isolement.

C’est avant qu’il faut réagir. Cela demande de l’énergie. Du courage. De la résistance. C’est un effort constant. C’est un effort qui porte ses fruits.
Un accompagnement, par la parole, en groupes ou en entretien individuel est possible. Et efficace. Il permet de clarifier une situation, de trouver des solutions, de fixer des « règles » afin de se sortir d’une situation handicapante, paralysante, destructrice. Au-delà de l’amitié qui vous est encore portée par ceux qui restent près de vous, l’accompagnement par un professionnel, neutre, objectif et confidentiel, est une clé pour se reconstruire.