« AUJOURD’HUI JE DIS. POUR INFORMER » – TÉMOIGNAGE

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Aujourd’hui un jugement sera rendu.
Il s’avère qu’ « il »a demandé un « petit » droit de visite et d’hébergement sur mon fils.
« Petit » : 1 weekend sur deux et la moitié des congés scolaires… oups… c’est justement le temps que mon fils passe avec son père depuis 5 ans!
« Il » : je ne le nommerai pas bien entendu, mais « il » n’est pas le père de mon fils, « il » est un pauvre type qui a eu le malheur de se trouver sur ma route à un moment de ma vie où j’ai été faible et influençable. « il » n’est rien d’autre que cela,… une erreur de casting. Enfin, si, « il » est un « MPN » … cela pourrait presque être tendance d’en avoir fréquenté un… et bien non.
« Il » s’amuse à poster des vidéos sur internet adressées à mon fils qui bien entendu âgé de 6 ans ne va pas sur internet, « il » cherche à s’imposer dans sa vie, dans la nôtre s’inventant un attachement et une importance inexistants en réalité envers mon fils.
Certains « abrutis » croient en ses idioties, j’ai même lu un commentaire un jour disant « Oh lala, ce petit a de la chance d’être autant aimé ! » Vous êtes sérieux les gens, là ?! Pauvres sots… mais je peux comprendre : moi LUCIE la prem’s je me suis faite avoir par « il ». Pour ceux qui savent ce qu’est un MPN, Manipulateur pervers narcissique (c’est lui donner presque trop d’importance…parce en réalité « il » est un pauvre con), « ils » sont simplement tarés.
Assez parlé de « il ».
« Elle » s’appelle Anne Laure Buffet. Elle est présidente de l’Association CVP Contre la Violence Psychologique et la Perversion Narcissique. « Elle » m’a permis d’avancer, de comprendre l’incompréhensible. « Elle » est comme un ange gardien et je lui suis immensément reconnaissante pour le travail qu’elle fournit auprès de chaque victime. Elle informe, coach, guide, soutient, gronde quand il le faut.
C’est mon histoire, une partie de ma vie, mais ceci ne me définit pas. Aujourd’hui je dis, parce que je n’ai plus honte. Parce que j’ai compris, parce que je suis malgré moi devenue en quelque sorte experte du sujet… alors je dis, comme d’autres ont apporté leur témoignage qui m’ont permis de comprendre.
« Je » commence par dire que « je » l’emmerde. Simplement, sincèrement.
J’ai été victime d’un pervers narcissique, voilà, c’est fait. Mon fils aussi par la même occasion. J’ai été mise sous emprise. J’ai été manipulée, non pas parce que je suis conne, au contraire, mais parce que je suis aimante, tolérante, empathique. J’ai été mise sous emprise. J’ai été souillée et je suis passée pour une personne dépressive, malade, instable, méchante, menteuse:
« miroir, mon beau miroir, dis moi qui est le plus menteur ? »
J’ai souffert, beaucoup. De m’être trompée, d’avoir embarqué mon fils dans cette expérience de vie. Je m’en suis voulu, mais je ne m’en veux plus. Je n’ai pas de responsabilité dans la médiocrité de ce vil personnage gras et dégoûtant.
J’ai été contrainte de « fuir », déménager, pour m’éloigner… changer mon fils d’école, perdre mon travail…pour espérer avoir la paix. Cela ne choque personne ? Moi oui. Mais c’est ainsi.
J’ai été meurtrie dans ma chair, oui, je le dis. J’ai compris, comme un électro choc, dans quel merdier sans nom je m’étais mise le jour où j’ai appris que j’étais enceinte d’un MPN. Révélation. Je me suis sentie si mal, si malheureuse, j’ai pris ce jour la mesure de la toile qui était tissée autour de moi. J’ai souffert dans mon cœur et dans mon corps ce jour où j’ai été hospitalisée pour ôter de moi cette moitié de monstre. Mais c’était aussi la moitié de moi… pourtant je me suis sauvée ! Je m’en félicite chaque jour.
« Je n’ai pas pu garder cette graine qui était venue se loger au creux de mon ventre. En voilà une chose qu’ « il » ne m’aura pas prise… trop précieuse pour en faire cadeau. Je ne pouvais pas laisser la possibilité de lui faire ce qu’« il » m’a fait. Je ne pouvais permettre que cette graine puisse être un jouet, ni un instrument pour continuer à torturer. J’ai évité à cette graine qu’elle soit involontairement servile, inconsciemment soumise. Elle ne sera ainsi jamais petit lui, petit monstre, petit rien, aigris, avant d’avoir vécu, de ne pas avoir de vie, de ne pas avoir d’esprit, de ne pas avoir d’amis. De n’avoir pour tout espoir que celui de pouvoir mieux détruire ceux qui pourraient l’approcher. Cette graine ne sera pas porteuse de ses projections. Elle ne sera pas sa monstrueuse création. Je n’ai pu permettre d’engendrer cela.»
Alors “il” se venge ? Que fait-il d’ailleurs, cela n’a aucun sens, j’ai arrêté de cherché à comprendre. Ils sont tous pareil, plus ou moins tordus mais toujours aussi dérangés, comme s’ils avaient avalé la même notice, le même mode d’emploi. Ils sont sans surprise.
Alors aujourd’hui, sera rendu en justice le jugement sur sa demande de garde de mon fils… voilà entre autre ce que ce genre de personnalités pathologiques sont capables de faire. Incapables de gérer leurs caprices, leurs frustrations, se sentant au dessus de tout et tout le monde, cherchant à s’approprier les gens et les situations.
Quand j’en aurai fini avec ces lubies, je m’investirai à mon tour auprès de victimes. Je serai une oreille attentive et bienveillante. C’est important pour moi, de redonner à mon tour ce que j’ai reçu.
« Lui », c’est le père de mon fils. On a failli le perdre dans un grave accident de la route, il se bat chaque jour pour aller mieux. Il fêtera Noël à la maison avec sa famille et notre fils… Voilà qui est important et pour qui j’ai mis de côté chaque petite rancœur du passé, pour qui je ferai tout pour qu’il aille bien… parce que voir la bouille de mon fils heureux de retrouver son papa et me dire « papa c’est le plus beau et le plus fort »… cela n’a pas de prix.
Et toi pauvre fou,
“Tu vois, plus j’y pense, et plus pauvre néant te va comme un gant. Pauvre de sentiment, vide de tout, tu es bien cela, un pauvre néant, imbu de lui-même et de ce qu’il croit être de l’intelligence, de la supériorité. Ce qui n’est en sommes que de la démence. Tut tut, mon p’tit bonhomme, ne t’emballe pas. J’ai dit démence ? Moi ? J’aurais osé ? Dieu que c’est vilain, pardonne-moi, je file au coin. Je reviendrai quand j’aurai compris.
J’ai compris.”
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