PELUCHE

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« Alors après elle était pas contente, mais c’est normal, c’est parce que j’avais qu’à faire attention. Même, elle dit tout le temps que je dois pas parler mal, et que je dois jouer dans ma chambre et que j’ai de la chance d’avoir une chambre, bon, même si elle est petite. D’ailleurs des fois elle vient me chercher dans la chambre, parce qu’elle est en colère quand je range pas tout bien, et elle me prend par le bras mais c’est pour que je la suive, elle tire un peu fort. Là c’est quand elle est un peu fâchée. Après, elle me dit encore que comme je vois pas que je suis très gâtée il faut que je comprenne. Alors on va dans la cuisine, enfin derrière la cuisine, là où il y a le placard. Moi j’aime pas aller dans le placard parce que ça sent pas bon, ça sent l’eau sale et la poussière, mais elle me dit de rester là et elle va venir me chercher plus tard quand j’aurai compris.

Avant quand j’étais dans le placard, j’avais un peu peur et froid aussi. Et puis j’ai pas le droit de prendre ma poupée alors j’étais toute triste. Mais maintenant je sais que je peux regarder par le trou de la serrure, ça fait une lumière, une toute petite lumière mais comme ça déjà c’est moins noir alors moi j’aime mieux.  Je regarde par ce trou et je la vois, ma maman. Elle est dans la cuisine. Quand elle ferme la porte du placard, elle va s’asseoir, je la vois pas bien, je vois ses pieds beaucoup, et puis un peu ses mains. Elle pleure.

Après aussi je sais qu’elle se lève et là je vois pas mais je connais les bruits. Elle prend un verre, et elle va chercher une bouteille. Moi, je sais où elle est cachée la bouteille, personne d’autre le sait mais moi je sais, je l’ai vu en regardant par la porte. Alors comme elle a soif, c’est normal avec tout ce qu’elle fait, elle va boire et puis après ça va aller. En principe après ça va aller. De temps en temps ça la met encore plus en colère ; et là c’est différent quand elle est vraiment en colère, elle vient me chercher dans le placard, faut vite que je m’asseye par terre. Faut pas qu’elle sache que je regardais ; et puis elle me reprend encore par le bras. Une fois ça a fait très mal, j’avais un bleu et c’est bête on était en été mais maman, elle a voulu que je mette un gros pull jusqu’à ce que j’ai plus le bleu alors j’ai fait comme maman a dit.

Quand elle est en colère, elle me serre vraiment fort, elle me pousse, je fais attention à ne pas glisser. Je pleure pas non plus sinon elle crie et moi j’aime pas ça. Elle me pousse et elle me dit que je suis sale, c’est de ma faute, parce qu’elle a du punir la vilaine fille que je suis, et il faut que j’aille me laver. Elle va avec moi dans la petite salle de bain, elle me met sous la douche, y’a pas de baignoire c’est trop cher, et puis on n’a plus d’eau chaude ça aussi maman l’a dit, et elle me frotte fort avec un gant de toilette. Moi, ça me fait mal comme si elle m’enlevait la peau, mais après je suis propre.

Mais là aujourd’hui c’est pas bien. Je lui ai dit qu’elle sent mauvais et c’est vrai. Après elle a hurlé fort, et m’a demandé si j’avais dit quelque chose à papa, mais j’ai juré que non, et c’est vrai j’ai rien dit mais elle m’a pas cru, alors elle a levé sa main et elle m’a donné un coup, et moi je suis tombée. Mais je sais que c’est pas ce qu’elle voulait, même si j’ai mal, maman elle me ferait pas ça comme ça, elle veut pas me faire mal. Elle veut juste que je grandisse et que je ne mente pas, ma maman. Et puis après, elle s’est mise par terre toute en boule comme ma peluche qu’est cassée. Et elle a pleuré ma maman. Elle disait je suis mauvaise je suis mauvaise, et moi je disais non maman dis pas ça c’est pas vrai maman et je lui caressais les cheveux. Et elle, elle continuait, si je suis mauvaise, je suis une mauvaise mère et moi je disais non non maman, tu t’occupes de moi t’es ma maman et je voulais pas pleurer pour être forte pour elle.  Pour plus qu’elle soit triste, maman.

Parce que moi je l’aime, ma maman. »

©Anne-Laure Buffet

UN TÉMOIGNAGE – MASCULIN – D’UNE VICTIME

Madame,
Une amie m’a recommande votre site ce matin. C’est un grand reconfort de pouvoir m’y reconnaitre. J’ai déjà posté deux commentaires pour alimenter le fil. Je vous remercie.
Vous faites appel à témoignage. Je veux bien vous offrir le mien. J’ai été harcelé physiquement (battu), verbalement et psychologiquement depuis 10 ans par ma femme et la mère de mes (…) enfants. Je me retrouve en tous points dans les témoignages des autres victimes sur votre site.
Le document que j’attache (en anglais malheureusement) a été préparé pour la défense de mes enfants en cour. Par consequent, il s’attarde surtout sur les épisodes violents et surtout ceux que je peux prouver ou corroborer. Il passe à côté de l’aspect, plus important à mon avis, manipulateur au quotidien – car comment pourrais-je défendre ses accusations en cour?
Ma pierre de salut a été une psychologue rencontrée lors d’une deuxieme tentative de consultation matrimoniale et que ma femme avait d’abord consultée pour son dixit: « anger management issue » – c’est-à-dire que la PN avait pour la première fois désseré les dents devant temoin sur ses petits secrets. Prenant au bond l’accusation de troubles psychologiques dont la PN m’affublait, j’ai demande une expertise sur la recommandation de la psychologue (qui avait compris alors ma detresse). Le resultat noir sur blanc: Syndrome de Stress Post Traumatique du à la violence domestique subit depuis 8 ans. Apres plus de six mois de reflection et de preparation, j’ai trouvé le courage de quitter le foyer et rassembler mes forces pour aider du mieux que je peux mes enfants.  J’ai réussi à soutirer un horaire de visite de 4 jours toutes les deux semaines sous la menace de révéler ses petits secrets.
J’ai épuisé toutes les méthodes hors cours pour obtenir davantage de droits ou de faire reconnaitre légalement ceux que j’avais soutirés; la PN a odieusement manipulé toutes les tentatives de médiation. Je me prépare donc maintenant pour la bataille légale. Je ne dispute que la garde des enfants que j’espère égale afin de les protéger psychologiquement contre les traitements qu’ils subissent et/ou auront sans aucun doute a subir.
(les éléments tels que noms, lieux… ont été retirés pour protéger l’anonymat)

LE LÉVIATHAN DE VOLONNE : VIOLENCES, DÉRIVES, DRAME FAMILIAL ET SAP

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Cette affaire est celle d’une famille à la dérive, brisée en deux à la barre d’un tribunal. Hier, c’est « un flot de fange » qui a été déversé, comme le souligna l’avocat de la mère, Me Pierre Caviglioli. On attendait un jaillissement, on n’a eu que quelques bribes. Mais quelles bribes ! Suffisament pour être effaré par l’enfer vécu par Gaelle, notamment.

 « Qu’avez-vous fait de votre humanité ?, s’interroge Me Caviglioli. Nul ne le sait. Pas même, sans doute, son avocat, Me Laurent Villegas, qui a eu les pires difficultés à gommer l’image du « Léviathan » dépeint par les parties civiles. Un bien triste sire qui ne réussit même pas à cacher son vrai visage le temps d’un procès. Car si pendant 20 ans c’est Yvan Pelletier qui a dicté sa loi à sa famille, hier c’est son avocat qui doit user de « chut » et de gros yeux lorsqu’il le sent prêt à franchir les limites.

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