LES QUATRE PRINCIPES MAJEURS EN VICTIMOLOGIE

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Il existe quatre principes majeurs en victimologie.

Il s’agit de principes que le professionnel de la criminologie doit toujours garder à l’esprit car ils doivent en permanence guider sa réflexion et sonaction.

Ces quatre principes tiennent dans quatre phrases :

–       « Le ressentide la victime l’emporte sur la gravité des faits ». Il s’agit du principe de victimologie le plus important.

En effet, le rôle ducriminologue dans son action auprès des victimes est de soulager leur souffrance, que cette souffrance soit issue d’une infraction ou non. Il est tout à fait possible qu’une personne s’estime victime alors que les faits dont il est question ne sont pas socialement ou juridiquement réprimés.

Mais ce n’est pas pour cette raison que la souffrance de la victime n’est pas réelle et qu’elle ne doit pas être traitée. C’est peut être sur ce point que la criminologie se différencie le plus du droit dans la mesure où ce dernier s’intéresse exclusivement aux infractions pénalement réprimées alors que la victimologie (qui est une branche de la criminologie), s’intéresse avant tout à la souffrance de la victime, peu important son origine.

–       « Tout agresseur a été victime et toute victime peut devenir agresseur ».

Ce principe signifie que tout agresseur a été victime par le passé. L’agresseur n’aura pas forcément été victime des mêmes agressions que celles qu’il va infliger. Peut-être même aura-t-il simplement eu le sentiment d’être une victime, à la suite de moqueries répétées par exemple.

Quoi qu’il en soit, toute victime pouvant devenir agresseur, le fait de soigner les victimes et de les aider à dépasser leur traumatisme contribue à la prévention des agressions.

–       « On n’est jamais victime par hasard ».

Le plus important est ici de noter que ce principe ne signifie en aucune façon que la victime a « bien cherché ce qui lui est arrivé » ou qu’il existerait une sorte de prédisposition génétique qui ferait que certaines personnes seraient plus susceptibles d’être victime que d’autres. En réalité, ce principe signifie simplement que quelque chose chez la victime a amené l’agresseur à passer à l’acte. Cet élément déclencheur peut tout à fait être inconscient. Il est également possible d’être victime en raison de sa propre vulnérabilité. C’est notamment le cas d’une victime qui n’aura pas reçu un suivi et une aide adaptés et qui va se mettre inconsciemment dans des situations susceptibles de la faire redevenir victime.

–      « Qui se ressemble s’assemble, se complète et se reconnait ».

Ce principe comprend l’idée qu’il y a parfois une complémentarité entre l’auteur d’une agression et sa victime. Ainsi, les deux protagonistes se complètent. De plus, une victime reconnaitra plus facilement les autres victimes dans la mesure où elle aura pris l’habitude de sonder les gens et de déceler en eux la même souffrance qu’en elle. La victime préférera alors se tourner vers des personnes ayant elles aussi vécu un traumatisme afin de pouvoir être comprise et supportée sans lire la tristesse dans les yeux de ses interlocuteurs, tristesse qui la renvoie sans cesse à sa condition de victime.

 

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SOIRÉE POÉSIE & PSYCHANALYSE – MERCREDI 18 MARS 2015

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©Richard Unglick

Avec JEAN-LUC MAXENCE, poète salué par Aragon, éditeur (Le Nouvel Athanor) et essayiste. Il est aussi Psychanalyste et spécialiste de la franc-maçonnerie. I

Il est l’auteur de « Psychanalyse et poésie contemporaine » , Castor astral éditeur.

Installant sur le divan analytique quelques poètes majeurs contemporains (Yves Martin, Yves Bonnefoy, Bernard Noël, Frank Venaille, André Laude, Jean-Louis Giovannoni, Michel Leiris, André Breton, Henry Bauchau, Daniel Biga, etc.), Jean-Luc Maxence, en psychanalyste d’inspiration jungienne (n’oubliant jamais l’apport de Freud), revisite les connivences et les rapports souvent incestueux entre la cure d’âme et les aveux violents de la poésie d’aujourd’hui. Il bouscule avec force et vigueur les idées reçues et l’angle de vue sociétal. Il ouvre de nouveaux paradigmes essentiels pour mieux comprendre un monde en menace de psy- chonévrose générale.

Le livre cible le public de la poésie d’aujourd’hui comme celui de la psychanalyse (Freud, Jung, Lacan).

Poète, éditeur et essayiste, JEAN-LUC MAXENCE est né en 1946 à Paris. Psychanalyste d’inspiration jungienne, il a dirigé le centre Didro, mythique association de prévention et de soins pour toxico- manes. Son premier recueil de poèmes, Le Ciel en cage (1969), a été salué par Pierre Seghers et Louis Aragon. Depuis une vingtaine d’années, il anime avec Danny-Marc les éditions Le Nouvel Athanor et la revue Les Cahiers du sens. Auteur de nombreux recueils de poésie, il a publié des pamphlets et des essais consacrés à René Guénon, Jean Grosjean (coll. « Poètes d’aujourd’hui », Seghers) et Carl Gustav Jung (Dervy). Il a collaboré au Livre des déserts publié dans la collection « Bouquins » aux éditions Robert Laffont. On lui doit également Un pèlerin d’Éros (Le Rocher), Anthologie de la poésie mystique contemporaine et L’Appel du désert (Presses de la Renaissance), ainsi que Le Désert, états d’âme (avec le photographe Jean-Marc Durou, Éditions Ouest-France). Et récemment, La Franc-maçonnerie, histoire et dictionnaire (« Bouquins », Robert Laffont, 2013) et Au tournant du siècle, regard critique sur la poésie française contemporaine (Seghers, 2014).

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La soirée se déroule à Boulogne Billancourt

RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTIONS AU 06 33 09 70 03 ou par mail : coqalane@wanadoo.fr

UN REDOUTABLE ORATEUR

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Comme tous les tyrans, il {l’enfant} est le roi de l’argumentation, il sait manoeuvrer avec les mots et il profite du faible potentiel des autres et parfois même d’un de ses parents ou des parents tout court pour les avilir un peu plus. Que l’adulte tente de le responsabiliser ou tout du moins essaie de le remettre en cause s’il est pris dans ses dysfonctionnements ou ses transgressions, il sait utiliser les parades. Il en est de même s’il se heurte au refus d’une de ses exigences. Je reprends avec J.Peeters deux des stratégies les plus courantes : il sait faire des études comparatives : « Les autres, c’est encore pire ! ». L’argumentation est simple : il dramatise pour faire peur et obtenir ce qui devient une banalité : « Tu sais, il y en a qui volent, qui se droguent, qui fuguent et moi je ne veux que dix euros pour sortir ! ». Et puis pas question de le critiquer s’il a commis une bêtise, le comportement des autres est bien plus problématique : « Ils sont allés au commissariat… il est allé devant le juge ! ». Ces argumentations sont des menaces à peine masquées : « Si tu ne cèdes pas, cela pourrait m’arriver ! ». Cela devient une sorte de chantage à l’escalade.

Il existe aussi la stratégie dite du partage de responsabilité : c’est le : « Tout le monde le fait ! ». Le parent crédule, déjà conditionné par les médias dans « ce que tout ado pense, vit ou fait », va vite rentrer dans les comparaisons proposées et plaidera même pour lui si l’autre parent n’est pas dupe. Les parents deviennent victimes de la propagande des médias mais surtout de leur premier avocat à domicile : leur enfant tyran.

Le cocktail société de consommation – enfant tyran rend ce dernier encore plus tyrannique alors que le mariage voulu société de consommation – adolescent adapté n’a que peu d’impact. Mais comme par hasard, dans ces familles non dominées par un enfant tyran, l’éducation reste prégnante avec certes le respect de la singularité de l’enfant, de sa richesse propre et de l’actualisation de son potentiel, mais aussi avec les exigences de la réciprocité, de respect mutuel et d’acceptation du principe de réalité, mais ce sont sûrement des valeurs rigides !

Didier Pleux, in De l’enfant roi à l’enfant tyran, ed. Odile Jacob

TROUBLES PSYCHOTRAUMATIQUES CHEZ L’ENFANT

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L’ESPT (Etat de Stress Post Traumatique), chez l’enfant comme chez l’adulte, est une « réponse différée ou prolongée à une situation ou à un évènement stressant exceptionnellement menaçant ou catastrophique et qui provoqueraient des symptômes de détresse évidents chez la plupart des individus », selon la CIM-10 (classification internationale des maladies).
Chez l’enfant, les caractéristiques sont propres : syndrome intrusif qui se manifeste par des activités ludiques répétitives ou par des mises en actes agressives vous sexuelles lors desquelles ils remettent en scène le ou les évènements traumatiques.
Au-delà de trois mois, l’ESPT est dit »chronique ».
Le diagnostic se heurte parfois aux conduites d’évitement : l’enfant submergé par ses affects émotionnels se dissocie ou se tait.

Les troubles psychodramatiques chez l’enfant sont aussi fréquents que l’est la maltraitance infantile. Ils se manifestent plus par des comorbidités et des troubles complexes de la gestion des émotions, comme le « trouble de développement traumatique », que par un classique ESPT.

À long terme, selon la recherche scientifique, les troubles psychodramatiques sont corrélés avec les états limites ou borderlines.

Les conséquences sociales, particulièrement lourdes en termes de conséquences personnelles et sociales, constituent un problème de santé publique largement sous estimé en raison du déni de la maltraitance et de ses conséquences.

Les troubles dissociatifs peuvent devenir un mode de défense habituellement utilisé contre les intrusions psychotraumatiques pour éviter les phénomènes de reviviscence anxieuse : ils sont des états de conscience modifiée se manifestant par des pseudo-absences, des troubles dysmnésiques (trouble de la mémoire, amnésie partielle), des comportements automatiques, des symptômes de dépersonnalisation ou de déréalisation.
Certaines tentatives de suicide, actes d’automutilation, conduites auto-agressives, comportements sexuels à risque, conduites addictives sont destinées à déconnecter le cortex frontal (1) du système émotionnel limbique. Ceci permet de créer un état d’anesthésie émotionnelle procurant un soulagement transitoire, aggravant encore davantage les délabrements narcissiques de l’enfant ou de l’adolescent.

In Violence et famille, ed.Dunod

(1) cortex frontal : regroupe l’ensemble de fonctions motrices, exécutives et cognitives supérieures, telles que la mémoire de travail, le raisonnement, la planification de tâches… Il est de manière générale très sollicité et utilisé pour structurer des processus cognitifs complexes, comme coordonner une série d’actions exécutées en vue d’un objectif.

DIX STRATÉGIES DE LA MANIPULATION – NOAM CHOMSKY

1/ La stratégie de la distraction
Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions
Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.
3/ La stratégie de la dégradation
Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.
4/ La stratégie du différé
Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.
5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge
La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? «Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celle d’une personne de 12 ans». Extrait de «Armes silencieuses pour guerres tranquilles»
6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion
Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…
7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise
Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité
Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…
9/ Remplacer la révolte par la culpabilité
Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sa Et sans action, pas de révolution!…
10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes
Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

L’EMPRISE

Comprendre l’emprise et en sortir. 
Présentation de l’emprise et de ses conséquences pour les victimes de violence psychologique

 

 

FAIRE UN BILAN

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Vous ne comprenez pas ce que vous vivez.
Vous vivez dans la peur, la culpabilité, le doute, la honte.
Vous étouffez, vous vivez dans un sentiment de malaise, vous redoutez de parler, de vous taire.
Vous vous sentez isolé(e).
Vous ne savez pas ou plus à qui vous adresser.
Vous avez perdu confiance en vous, motivation, énergie.
Vous développez des troubles physiques sans raison.
Chaque mouvement est un effort. Chaque pensée est contrôlée.
Vous ne vous reconnaissez plus.
Vous avez le sentiment de ne plus savoir ni parler, ni faire ni penser.

Vous êtes perdu(e).

Les conséquences de la violence psychologique sont multiples. La liste ci-dessus n’est pas exhaustive. Plus la violence est installée dans le temps, plus les conséquences sont ancrées. La destruction psychique de la personne est en cours.
Pourtant tout cela vous semble improbable. Peut-être que vous vous trompez. Peut-être avez-vous tort. Peut-être est-ce de votre faute ?

Effectuer un bilan avec un professionnel de l’écoute et de l’accompagnement permet d’avoir un regard et une compréhension objectifs sur votre situation.
Ce bilan offre des pistes de réflexion, d’action et de travail afin de modifier une situation, un état. Afin de mettre un terme à une souffrance, à une situation d’emprise.
Afin de se reconstruire.

Afin de mettre en place des stratégies, de modifier des comportements, de transformer un regard sur soi, et sur les autres.

Si vous souhaitez effectuer un bilan, si vous souhaitez échanger et comprendre : associationcvp@gmail.com ou annelaurebuffet@gmail.com, ou encore pour prendre un rendez-vous : 06 60 70 95 64.